<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></title><description><![CDATA[Des publications pour entreprendre autrement : transformer les flous et les doutes en clarté, retrouver du souffle, et bâtir un business qui allie sens, plaisir et liberté.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!h7E2!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F81560994-8b6a-4a14-a53b-ddea7f8941b8_903x903.png</url><title>La Clique des Entrepreneuses</title><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Tue, 21 Apr 2026 10:13:38 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Christelle | LCDE]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Ce qu'on n'ose pas revendiquer]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. 
Align&#233;e et rentable : pourquoi est-il encore si difficile pour les entrepreneuses d'assumer les deux sans s'excuser ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 19 Apr 2026 17:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ff4eac15-21dd-4a54-b2a4-56ce30c5e102_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on dit rarement clairement dans les conversations sur l&#8217;entrepreneuriat des femmes. On parle d&#8217;alignement, de sens, de coh&#233;rence avec ses valeurs. On parle d&#8217;impact, de contribution, de la fa&#231;on dont on veut travailler. Ce sont de vraies questions, et je ne les minimise pas. Mais quelque part dans ces conversations, il y a un mot qu&#8217;on &#233;vite, qu&#8217;on entoure de pr&#233;cautions oratoires, qu&#8217;on prononce presque en s&#8217;excusant.</p><p>L&#8217;argent.</p><p>Pas &#8220;la rentabilit&#233;&#8221;. Pas &#8220;le mod&#232;le &#233;conomique viable&#8221;. L&#8217;argent. Ce qui rentre, ce qu&#8217;on se vire sur le compte perso, ce qu&#8217;on met de c&#244;t&#233;. Ce sur quoi on peut compter si quelque chose se d&#233;r&#232;gle dans la vie, et la vie a cette mauvaise habitude de se d&#233;r&#233;gler.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; vingt ans &#224; observer des gens dans leur rapport &#224; l&#8217;argent. Ce que cette exp&#233;rience m&#8217;a appris, c&#8217;est que le tabou n&#8217;est pas universel. Il est biographique. Il d&#233;pend d&#8217;une histoire, d&#8217;une famille, d&#8217;un r&#233;cit transmis parfois sans mots. Deux personnes dans une situation objectivement identique n&#8217;auront pas le m&#234;me rapport &#224; l&#8217;argent. Ce n&#8217;est pas une question de logique. C&#8217;est une question d&#8217;h&#233;ritage.</p><p>Et dans l&#8217;entrepreneuriat des femmes, pas toutes, mais beaucoup, cet h&#233;ritage dit quelque chose de particulier : il ne faut pas trop en faire. Il faut en gagner, oui. Mais pas trop le dire. Pas trop le revendiquer. Comme si vouloir vraiment gagner de l&#8217;argent pour vivre la vie qu&#8217;on a choisie contaminait la puret&#233; du projet. Comme si l&#8217;alignement et la rentabilit&#233; &#233;taient deux registres qu&#8217;on ne peut pas tenir simultan&#233;ment sans perdre quelque chose d&#8217;essentiel.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une conviction. Je pense que c&#8217;est une d&#233;fense.</p><p>Une fa&#231;on de ne pas s&#8217;exposer au jugement. De ne pas para&#238;tre v&#233;nale, superficielle, d&#233;connect&#233;e de ce qui compte vraiment. Parce que dans certains milieux, dire qu&#8217;on veut faire de l&#8217;argent, vraiment, sans euph&#233;misme, c&#8217;est encore consid&#233;r&#233; comme un aveu douteux. Pas tr&#232;s humain. Pas tr&#232;s propre.</p><p>Et pourtant.</p><p>Une activit&#233; avec laquelle on est align&#233;e, qui nous nourrit intellectuellement, qui a du sens pour nous et pour les personnes &#224; qui on s&#8217;adresse, cette activit&#233; doit aussi rapporter. Pas symboliquement. Pas juste assez pour couvrir les charges. Assez pour vivre. Assez pour mettre de l&#8217;&#233;pargne de c&#244;t&#233;. Assez pour que si un jour quelque chose vacille, le conjoint qui perd son emploi, le p&#233;pin de sant&#233;, le changement de vie non anticip&#233;, on ne soit pas dans une d&#233;pendance qu&#8217;on n&#8217;avait pas choisie.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de cupidit&#233;. C&#8217;est une question de solidit&#233;.</p><p>Ce qui me pr&#233;occupe, ce n&#8217;est pas que les femmes entrepreneuses ne veuillent pas gagner d&#8217;argent. La plupart en ont tr&#232;s envie. Ce qui me pr&#233;occupe, c&#8217;est qu&#8217;elles n&#8217;arrivent pas toujours &#224; l&#8217;articuler sans culpabilit&#233;. Sans ajouter aussit&#244;t &#8220;mais ce qui compte vraiment, c&#8217;est l&#8217;impact&#8221;. Comme si l&#8217;impact et l&#8217;argent s&#8217;excluaient. Comme si nommer l&#8217;un rendait l&#8217;autre suspect.</p><p>Je me demande ce que cette pudeur nous co&#251;te vraiment.</p><p>Pas en termes d&#8217;image. En termes de d&#233;cisions. Combien de propositions commerciales sous-&#233;valu&#233;es parce qu&#8217;on n&#8217;osait pas. Combien de mod&#232;les bricol&#233;s pour ne pas avoir l&#8217;air de &#8220;trop vouloir&#8221;. Combien d&#8217;ajustements vers le bas, l&#233;g&#232;rement, progressivement, jusqu&#8217;&#224; ce que le business soit gentil, align&#233;, et &#233;conomiquement fragile.</p><p>L&#8217;argent n&#8217;est pas la finalit&#233;. Je ne l&#8217;ai jamais cru. Mais il est la condition d&#8217;un choix r&#233;el. La condition pour pouvoir rester par envie plut&#244;t que par n&#233;cessit&#233;. Pour refuser ce qui ne convient pas. Pour d&#233;cider depuis la clart&#233; plut&#244;t que depuis l&#8217;angoisse.</p><p>Entreprendre autrement ne signifie pas entreprendre sans compter. &#199;a ne signifie pas que la rentabilit&#233; est un d&#233;tail que les gens s&#233;rieux finissent par r&#233;gler. &#199;a signifie construire un mod&#232;le qui tient dans le temps, qui tient dans le corps, qui tient dans les comptes.</p><p>Et pour &#231;a, il faut pouvoir dire, sans s&#8217;excuser : je veux que &#231;a rapporte. Vraiment.</p><p>Ce que je n&#8217;arrive pas &#224; r&#233;soudre, c&#8217;est pourquoi cette phrase est encore si difficile &#224; prononcer pour autant de femmes qui, par ailleurs, savent exactement ce qu&#8217;elles font et pourquoi elles le font.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton problème n'était pas un manque d'outils ?]]></title><description><![CDATA[Tu perfectionnes Notion. Tu r&#233;organises tes t&#226;ches. Et ta prospection, elle, attend. Ce n'est pas un probl&#232;me d'outil.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 05:30:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/06121887-3eb4-4d2b-8cf2-36a60eac1feb_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a quelques ann&#233;es, quand je dirigeais ma derni&#232;re soci&#233;t&#233;, j&#8217;ai d&#233;couvert Notion.</p><p>Pas d&#233;couvert comme on d&#233;couvre un outil utile. D&#233;couvert comme une r&#233;v&#233;lation.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; des heures sur YouTube. Des vid&#233;os de setup, de templates, de workflows. J&#8217;ai tout construit dessus : mon suivi financier, mon CRM, mes t&#226;ches, un dossier par client avec des sections bien nomm&#233;es, des vues bien filtr&#233;es. Personne ne voyait jamais ces dossiers sauf moi. Mais ils &#233;taient beaux. Ils &#233;taient complets. Et je me sentais occup&#233;e.</p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que j&#8217;&#233;tais effectivement occup&#233;e. Mais pas &#224; prospecter.</p><p>Notion &#233;tait mon alibi. Plus je le perfectionnais, moins j&#8217;avais &#224; aller chercher des clients. L&#8217;outil prenait tellement de place que j&#8217;avais une raison valable de ne pas faire ce qui m&#8217;exposait vraiment. Soi-disant, j&#8217;&#233;tais d&#233;bord&#233;e. C&#8217;&#233;tait faux. J&#8217;&#233;tais prot&#233;g&#233;e.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;utilise encore Notion, mais uniquement pour le calendrier &#233;ditorial que je partage avec Audrey. Parce qu&#8217;il &#233;tait d&#233;j&#224; en place. Parce que &#231;a sert quelque chose de pr&#233;cis, de d&#233;cid&#233;, de r&#233;el.</p><p>Cette diff&#233;rence, entre Notion comme refuge et Notion comme outil, ce n&#8217;est pas une question de fonctionnalit&#233;s. C&#8217;est une question de point d&#8217;appui.</p><p>On t&#8217;a appris que t&#8217;&#233;quiper, c&#8217;est avancer. Que gagner du temps, &#231;a commence par trouver le bon outil. Alors tu cherches. Tu ajoutes. Tu configures. Et tu te retrouves &#224; g&#233;rer les outils plut&#244;t que ton activit&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas un manque de discipline. Ce n&#8217;est pas une incapacit&#233; &#224; t&#8217;organiser. C&#8217;est un glissement que personne ne t&#8217;a nomm&#233; : l&#8217;outil donne une illusion rassurante d&#8217;avancement, sans que tu aies &#224; trancher quoi que ce soit.</p><p>Parce que trancher, &#231;a d&#233;range. &#199;a oblige &#224; dire : &#231;a, c&#8217;est prioritaire. &#199;a, &#231;a ne l&#8217;est pas. &#199;a, je laisse tomber. Et quand tu portes tout, seule, d&#233;cider &#231;a expose. L&#8217;outil, lui, ne te juge pas. Il accepte toutes tes entr&#233;es. Il ne te demande pas de choisir.</p><p>Alors tu construis des syst&#232;mes. Des automatisations. Des tableaux de bord bien rang&#233;s. Et pendant ce temps, le fond reste flou.</p><p>Voil&#224; ce que personne ne dit vraiment sur les outils : ils n&#8217;amplifient pas ton efficacit&#233;. Ils amplifient ce qui est d&#233;j&#224; l&#224;.</p><p>Si ton offre n&#8217;est pas claire, l&#8217;outil va complexifier. Si tes priorit&#233;s ne sont pas pos&#233;es, l&#8217;outil va disperser. Si tu &#233;vites ta prospection, l&#8217;outil va te donner quelque chose d&#8217;autre &#224; faire &#224; sa place.</p><p><strong>Un outil ne compense jamais un manque de clart&#233;. Il l&#8217;installe confortablement.</strong></p><p>Tu peux automatiser une s&#233;quence enti&#232;re qui ne repose sur aucune d&#233;cision claire. Tu peux passer une heure &#224; optimiser un syst&#232;me qui ne sert pas vraiment ton chiffre. Tu peux remplir tes journ&#233;es sans jamais toucher au c&#339;ur.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me de capacit&#233;. C&#8217;est un probl&#232;me de point d&#8217;appui. Tu t&#8217;appuies sur l&#8217;outil au lieu de t&#8217;appuyer sur ta d&#233;cision.</p><p>Ce n&#8217;est pas toi qui es en cause. C&#8217;est l&#8217;ordre dans lequel tu poses les choses.</p><p>Un outil vient apr&#232;s. Apr&#232;s avoir nomm&#233; ce qui bloque. Apr&#232;s avoir d&#233;cid&#233; ce qui est prioritaire. Apr&#232;s avoir pos&#233; une strat&#233;gie commerciale, m&#234;me simple, m&#234;me imparfaite.</p><p>Tant que le fond est flou, n&#8217;importe quel outil devient une t&#226;che suppl&#233;mentaire &#224; g&#233;rer. D&#232;s que le fond est pos&#233;, m&#234;me un tableur Google Sheets devient un levier.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de sophistication. C&#8217;est une question d&#8217;ordre des op&#233;rations.</p><p>Le bon outil lib&#232;re du temps. Mais du temps pour quoi ?</p><p>Si ce temps lib&#233;r&#233; n&#8217;est pas orient&#233; vers ce qui g&#233;n&#232;re du chiffre, il sera absorb&#233; ailleurs. Par un autre outil &#224; configurer. Par une autre optimisation. Par quelque chose d&#8217;utile en apparence, mais loin de ce qui rapporte.</p><p>Gagner une heure par jour, c&#8217;est cinq heures par semaine r&#233;investies dans la prospection, les offres, les d&#233;cisions prises avec la t&#234;te claire. Pas dans le rangement num&#233;rique.</p><p>La question &#224; poser avant d&#8217;ajouter un outil n&#8217;est pas &#171; est-ce qu&#8217;il me fera gagner du temps &#187;. C&#8217;est &#171; est-ce que j&#8217;ai d&#233;cid&#233; &#224; quoi ce temps va servir &#187;.</p><p>L&#8217;outil suit. Il ne pr&#233;c&#232;de jamais.</p><p>Si tu veux regarder lesquels m&#233;ritent vraiment leur place dans ton organisation, j&#8217;ai list&#233; les cinq qui font r&#233;ellement la diff&#233;rence dans l&#8217;<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/6-outils-pour-gagner-1h-par-jour-quand-on-est-entrepreneuse-solo-et-booster-son-ca">article de ce mois</a>. Pas pour ajouter. Pour arbitrer.</p><h2><strong>Ce mois-ci dans La Clique</strong></h2><p>La version 2 de La Clique des Entrepreneuses ouvre ce mois-ci.</p><p>Un nouveau virage : une plateforme communautaire disponible pour toutes les Cliquettes, acc&#232;s gratuit ou payant, un espace pour travailler, pas pour se rassurer.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/invitation?code=CG5958">C&#8217;est par ici</a></p><p>Et le 30 avril, l&#8217;Atelier de La Clique porte sur un sujet qui prolonge directement ce qu&#8217;on vient de regarder ensemble : &#171; <em>L&#8217;IA dans ton business : levier ou b&#233;quille ? Ce qu&#8217;elle peut vraiment changer dans ta fa&#231;on de d&#233;cider.</em> &#187; La m&#234;me question. Un outil diff&#233;rent. Le m&#234;me fond.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/90D405">Inscription ici</a></p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si tu poursuivais quelque chose qui ne t'appartient pas ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si ton "r&#234;ve" entrepreneurial &#233;tait en r&#233;alit&#233; un mod&#232;le appris ? Une r&#233;flexion sur ce qu'on construit sans le choisir.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 17:01:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/b61cd96b-ed8c-4813-a33e-8e487f81f36e_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Je n&#8217;ai pas &#233;cout&#233; ce podcast jusqu&#8217;au bout. Les premi&#232;res minutes ont suffi. Pas sur ce qui &#233;tait dit. Sur ce que &#231;a venait r&#233;veiller.</p><p>Quand j&#8217;ai cr&#233;&#233; ma premi&#232;re entreprise, j&#8217;ai longtemps racont&#233; que j&#8217;avais un r&#234;ve. Grandir. Embaucher. Structurer. D&#233;velopper. Devenir une cheffe d&#8217;entreprise au sens le plus visible du terme.</p><p>Avec le recul, je ne suis plus s&#251;re que c&#8217;en &#233;tait un. Je crois que c&#8217;&#233;tait autre chose. Une forme d&#233;j&#224; existante. Une trajectoire d&#233;j&#224; trac&#233;e. Une mani&#232;re de r&#233;ussir que je n&#8217;avais jamais vraiment interrog&#233;e.</p><p>Je ne me suis pas demand&#233; si je la choisissais. Je me suis demand&#233; comment y arriver.</p><p>Et pendant longtemps, &#231;a m&#8217;a sembl&#233; normal. &#201;vident, m&#234;me.</p><p>Comme si entreprendre voulait forc&#233;ment dire grossir. Comme si la solidit&#233; passait n&#233;cessairement par la taille. Comme si rester seule &#233;tait une &#233;tape, jamais une destination.</p><p>Ce que je n&#8217;avais pas vu, ce n&#8217;&#233;tait pas le manque de vision. C&#8217;&#233;tait l&#8217;origine de cette vision.</p><p>Parce qu&#8217;il y a une diff&#233;rence entre porter une ambition et habiter un mod&#232;le. Et cette diff&#233;rence est presque invisible au d&#233;part.</p><p>On avance. On construit. On ajuste.</p><p>Et puis un jour, quelque chose r&#233;siste.</p><p>Pas forc&#233;ment de mani&#232;re spectaculaire. Parfois de mani&#232;re diffuse. Une fatigue qui s&#8217;installe. Une tension difficile &#224; nommer. Une impression de devoir forcer pour maintenir quelque chose.</p><p>Et l&#224;, deux lectures sont possibles.</p><p>Soit on pense qu&#8217;on n&#8217;est pas &#224; la hauteur. Soit on commence &#224; se demander si ce que l&#8217;on tient est vraiment &#224; nous.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce moment-l&#224;.</p><p>Parce que c&#8217;est souvent l&#224; qu&#8217;on choisit de s&#8217;adapter encore une fois. Parce que le mod&#232;le, lui, est valid&#233;. Reconnu. Visible. Alors on ajuste l&#8217;&#233;nergie. On ajuste les choix. On ajuste les exigences. Jusqu&#8217;&#224; parfois ajuster ce qui, au d&#233;part, faisait sens.</p><p>Ce n&#8217;est pas un renoncement brutal. C&#8217;est un glissement. Silencieux. Progressif. Presque logique.</p><p>Et c&#8217;est peut-&#234;tre pour &#231;a qu&#8217;il est si difficile &#224; remettre en question. Parce qu&#8217;il fonctionne. Ou du moins, il fonctionne suffisamment pour continuer.</p><p>Mais fonctionner ne veut pas dire tenir.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on c&#233;l&#232;bre rarement. La femme qui choisit de ne pas grossir. Celle qui stabilise. Celle qui construit un &#233;cosyst&#232;me plut&#244;t qu&#8217;une hi&#233;rarchie. Celle qui con&#231;oit un mod&#232;le &#224; la taille de sa vie, pas &#224; la taille des attentes.</p><p>Ces trajectoires passent souvent pour des &#233;tapes. Ou pour des renoncements.</p><p>Je ne crois plus que ce soit le cas.</p><p>Je crois que ce sont des positions. &#201;conomiques. Politiques, aussi.</p><p>On parle beaucoup d&#8217;ambition. On parle peu de compatibilit&#233;. Compatibilit&#233; avec son rythme. Compatibilit&#233; avec sa vie. Compatibilit&#233; avec ce que l&#8217;on est pr&#234;te &#224; porter, seule ou entour&#233;e, sur la dur&#233;e.</p><p>Comme si ces questions venaient apr&#232;s. Comme si elles &#233;taient secondaires.</p><p>La solidit&#233; d&#8217;un mod&#232;le ne se joue pas dans sa capacit&#233; &#224; grandir. Elle se joue dans sa capacit&#233; &#224; tenir sans se renier.</p><p>Et &#231;a change la question.</p><p>On ne se demande plus : &#8220;Jusqu&#8217;o&#249; &#231;a peut aller ?&#8221; On se demande : &#8220;Qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; soutenir ?&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de capacit&#233;. C&#8217;est une question de choix.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a, ce que ce podcast est venu d&#233;placer chez moi.</p><p>Pas une r&#233;ponse. Une suspicion.</p><p>Et si ce que j&#8217;avais appel&#233; un r&#234;ve n&#8217;&#233;tait qu&#8217;un mod&#232;le bien int&#233;gr&#233; ?</p><p>Alors la question devient plus inconfortable.</p><p>Si ce n&#8217;&#233;tait pas le mien, qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; d&#233;construire pour enfin construire autrement ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><p></p><p>PS. Voici le lien vers le podcast en question <a href="https://open.spotify.com/episode/4CCN47unqpgTiCXBHdplPa?si=zyVA1unQTlC9iggj8m6wBw&amp;t=312&amp;ct=312">CEO Recto Verso - Episode 8</a></p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Parler d’argent ne dit pas qui l’on sert]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Parler d&#8217;argent d&#233;clenche des raccourcis. Et si le vrai sujet n&#8217;&#233;tait pas l&#8217;argent, mais ce qu&#8217;on projette dessus ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 05 Apr 2026 17:01:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/60101933-dd7b-4d80-a4af-4291cc2d4b27_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e cette semaine, dans une conversation pourtant banale.</p><p>Cette id&#233;e presque imm&#233;diate, presque r&#233;flexe : si tu parles d&#8217;argent ouvertement, alors tu es forc&#233;ment du c&#244;t&#233; de ceux qui en font une fin. Du c&#244;t&#233; de ceux qui accumulent, qui optimisent, qui cherchent &#224; gagner toujours plus. Du c&#244;t&#233; d&#8217;un certain r&#233;cit, tr&#232;s identifi&#233;, tr&#232;s charg&#233;.</p><p>Comme si le simple fait de nommer l&#8217;argent suffisait &#224; te situer politiquement.</p><p>Je crois que c&#8217;est &#231;a qui m&#8217;a interpell&#233;e. Pas la position en elle-m&#234;me, mais ce qu&#8217;elle r&#233;v&#232;le d&#8217;une grille de lecture tr&#232;s install&#233;e. Il n&#8217;y avait pas de d&#233;saccord, au contraire. La discussion &#233;tait ouverte, presque fluide. Mais c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment &#231;a qui m&#8217;a fait voir, avec plus de nettet&#233;, &#224; quel point certaines associations sont devenues automatiques.</p><p>Comme si parler d&#8217;argent ne pouvait exister que dans une seule grille de lecture. Comme si ce mot portait d&#233;j&#224;, &#224; lui seul, une intention, une vision du monde, une forme d&#8217;adh&#233;sion implicite.</p><p>Je crois que c&#8217;est faux. Et surtout, je crois que &#231;a emp&#234;che de regarder ce qui est r&#233;ellement en jeu.</p><p>Parler d&#8217;argent, ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de richesse. Ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de domination. Ce n&#8217;est m&#234;me pas forc&#233;ment parler d&#8217;ambition. C&#8217;est parfois simplement parler de conditions. Des conditions r&#233;elles dans lesquelles une vie se d&#233;ploie, des arbitrages concrets, des choix possibles &#8212; ou impossibles.</p><p>Je crois qu&#8217;on confond encore trop souvent l&#8217;outil et l&#8217;id&#233;ologie. Comme si le fait de reconna&#238;tre que l&#8217;argent est n&#233;cessaire suffisait &#224; adh&#233;rer &#224; un syst&#232;me dans son ensemble. Alors que ce sont deux choses diff&#233;rentes.</p><p>On peut vouloir gagner de l&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu de l&#8217;accumulation infinie. On peut vouloir s&#233;curiser sa vie sans vouloir &#233;craser celle des autres. On peut vouloir &#234;tre rentable sans vouloir &#234;tre dominante. Mais &#231;a, c&#8217;est une nuance qui dispara&#238;t vite, parce qu&#8217;elle oblige &#224; tenir une position moins lisible, moins classable.</p><p>Je crois que c&#8217;est l&#224; que se situe la vraie tension. Pas entre celles qui parlent d&#8217;argent et celles qui n&#8217;en parlent pas, mais entre deux mani&#232;res de regarder ce que l&#8217;argent repr&#233;sente. D&#8217;un c&#244;t&#233;, un symbole charg&#233;, presque moral. De l&#8217;autre, un outil concret, parfois banal, mais souvent d&#233;cisif.</p><p>Et je me rends compte que refuser d&#8217;en parler, ou le laisser dans le flou, ce n&#8217;est pas neutre non plus. Le silence sur l&#8217;argent n&#8217;est pas une posture pure. Il prot&#232;ge rarement celles qui en manquent. Il prot&#232;ge surtout les syst&#232;mes qui rendent l&#8217;argent difficile &#224; comprendre, &#224; n&#233;gocier, &#224; assumer.</p><p>Je crois profond&#233;ment que rendre l&#8217;argent visible, dicible, regardable, ce n&#8217;est pas un acte capitaliste. C&#8217;est un acte de lucidit&#233;. Et peut-&#234;tre m&#234;me, dans certains cas, un acte politique.</p><p>Parce que tant que l&#8217;argent reste un sujet flou, il reste un lieu de d&#233;pendance. On ajuste sans comprendre, on accepte sans mesurer, on renonce sans vraiment choisir. Et je vois &#224; quel point, dans beaucoup de trajectoires entrepreneuriales, ce flou co&#251;te cher. Pas seulement en chiffre d&#8217;affaires, mais en libert&#233;, en marge de d&#233;cision, en capacit&#233; &#224; dire non.</p><p>Alors oui, je parle d&#8217;argent. Pas comme d&#8217;un objectif en soi, mais comme d&#8217;un point d&#8217;appui. Quelque chose qu&#8217;on regarde en face pour pouvoir d&#233;cider. Pas pour se comparer, pas pour se prouver, mais pour ne plus se raconter d&#8217;histoire.</p><p>Je crois que ce qui me marque, au fond, ce n&#8217;est pas qu&#8217;on associe l&#8217;argent &#224; une vision du monde. C&#8217;est qu&#8217;on oublie qu&#8217;il peut aussi &#234;tre un levier pour en construire une autre. Une vision o&#249; la r&#233;ussite n&#8217;est ni spectaculaire, ni d&#233;corative, mais suffisante, stable, choisie. Une vision o&#249; l&#8217;argent ne sert pas &#224; s&#8217;extraire du r&#233;el, mais &#224; mieux y tenir.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a qui reste difficile &#224; entendre. Qu&#8217;on puisse parler d&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu dominant. Qu&#8217;on puisse en vouloir suffisamment, sans en vouloir toujours plus. Qu&#8217;on puisse le regarder sans s&#8217;y soumettre.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une position confortable. Elle demande de renoncer &#224; des raccourcis, de rester dans une forme de nuance, de ne pas &#234;tre imm&#233;diatement lisible.</p><p>Mais peut-&#234;tre que c&#8217;est le prix &#224; payer pour ne pas simplifier ce qui, justement, ne l&#8217;est pas.</p><p>Parce qu&#8217;au fond, parler d&#8217;argent ne dit pas forc&#233;ment qui l&#8217;on est. Mais peut-&#234;tre que notre mani&#232;re de le regarder, si. Et &#231;a, c&#8217;est plus difficile &#224; classer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ce n’était pas une pause, mais une reprise de pouvoir ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si ne plus remplir ses journ&#233;es devenait une condition pour construire un business vraiment solide et choisi ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:01:04 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3814075e-61d8-443f-b572-acb2687e7b08_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Cette semaine n&#8217;avait rien d&#8217;exceptionnel. <br>Et pourtant, elle n&#8217;avait rien d&#8217;ordinaire non plus. <br>C&#8217;&#233;tait une semaine sans rendez-vous. Sans visio. Sans rythme impos&#233; par d&#8217;autres. Une semaine o&#249; le travail ne s&#8217;est pas arr&#234;t&#233;, mais o&#249; il a chang&#233; de forme. <br>J&#8217;ai travaill&#233;. Mais j&#8217;ai aussi march&#233; sous la pluie, sans objectif pr&#233;cis. J&#8217;ai d&#233;couvert une exposition en pleine journ&#233;e. J&#8217;ai appris &#224; assembler des morceaux de tissu sans savoir ce que &#231;a donnerait. Rien de spectaculaire. Rien d&#8217;optimis&#233;. Et pourtant, quelque chose s&#8217;est d&#233;plac&#233;.</p><p>Je crois qu&#8217;on se trompe profond&#233;ment sur ce que signifie &#8220;faire une pause&#8221; quand on entreprend seule. On l&#8217;associe souvent &#224; un arr&#234;t. Un retrait. Une coupure nette entre le travail et le reste. Mais ce que j&#8217;ai exp&#233;riment&#233; cette semaine n&#8217;avait rien d&#8217;une coupure. C&#8217;&#233;tait une continuit&#233;. Simplement d&#233;barrass&#233;e du bruit. Le bruit des agendas remplis pour se rassurer. Le bruit des interactions qui donnent l&#8217;impression d&#8217;avancer. Le bruit des journ&#233;es structur&#233;es autour de ce qui est visible, mesurable, partageable.</p><p>Cette semaine, il ne restait plus que le r&#233;el. Ce que je fais quand personne ne me regarde travailler. Ce que je pense quand rien ne m&#8217;interrompt. Ce que je choisis quand je ne suis plus port&#233;e, ni contrainte, par le rythme collectif. Et c&#8217;est l&#224; que quelque chose devient inconfortable. <br>Parce que sans ce cadre ext&#233;rieur, une question appara&#238;t, presque brutale : est-ce que je sais encore travailler sans &#234;tre occup&#233;e ?</p><p>On parle beaucoup de charge mentale, de fatigue, de surcharge. Mais on parle tr&#232;s peu de cette autre d&#233;pendance, plus silencieuse : celle au rythme impos&#233;. <br>Remplir ses journ&#233;es est devenu une preuve implicite de s&#233;rieux. &#202;tre sollicit&#233;e est devenu un indicateur de valeur. Avoir un agenda plein est devenu une forme de s&#233;curit&#233;. Alors on organise. On cale. On optimise. Jusqu&#8217;&#224; parfois ne plus tr&#232;s bien savoir si on travaille&#8230; ou si on se maintient en mouvement.</p><p>Ce que cette semaine vient heurter, ce n&#8217;est pas le besoin de repos. C&#8217;est notre rapport &#224; l&#8217;activit&#233; elle-m&#234;me. <br>Je n&#8217;ai pas moins travaill&#233;. Mais j&#8217;ai travaill&#233; sans mise en sc&#232;ne. Sans devoir &#234;tre disponible &#224; heure fixe. Sans devoir r&#233;pondre imm&#233;diatement. Sans devoir justifier mon temps. Et &#231;a change tout. Parce que dans cet espace-l&#224;, le travail redevient une d&#233;cision, pas une r&#233;action. Je ne r&#233;ponds plus. Je choisis. Je ne m&#8217;adapte plus en continu. Je structure &#224; partir de moi.</p><p>C&#8217;est plus lent, parfois. Moins visible, souvent. Mais c&#8217;est aussi plus exigeant. <br>Parce qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;excuse. Plus d&#8217;agenda pour expliquer le retard. Plus de r&#233;unions pour donner l&#8217;illusion d&#8217;avancer. Plus de cadre externe pour porter la responsabilit&#233;. Il ne reste que la relation &#224; son propre travail. Et &#231;a, c&#8217;est un endroit que peu de r&#233;cits entrepreneuriaux mettent en avant. <br>On parle de libert&#233;. Mais on montre rarement ce qu&#8217;elle implique vraiment. La libert&#233;, ce n&#8217;est pas faire moins. C&#8217;est ne plus pouvoir se cacher derri&#232;re la forme du travail.</p><p>Cette semaine, je n&#8217;ai pas d&#233;croch&#233;. Je me suis rapproch&#233;e. De ce qui compte vraiment dans mon activit&#233;. De la mani&#232;re dont je pense. De ce que je produis quand je ne suis pas en interaction permanente. Et je me demande si ce type de semaine n&#8217;est pas, en r&#233;alit&#233;, une condition de solidit&#233;. Pas une r&#233;compense. Pas une pause m&#233;rit&#233;e. Mais un espace n&#233;cessaire pour &#233;viter que le business ne devienne uniquement une m&#233;canique d&#8217;occupation.</p><p>On parle beaucoup de structuration. D&#8217;organisation. D&#8217;efficacit&#233;. <br>Mais on parle peu de ces espaces o&#249; rien ne presse. Et o&#249; pourtant tout se joue. L&#224; o&#249; les id&#233;es se d&#233;posent autrement. L&#224; o&#249; les d&#233;cisions se prennent sans urgence. L&#224; o&#249; le travail cesse d&#8217;&#234;tre une succession de r&#233;ponses. <br>Je crois que sans ces moments-l&#224;, on finit par construire des activit&#233;s qui tiennent&#8230; mais qui ne reposent sur rien de vraiment choisi. <br>Des mod&#232;les qui tournent. Mais qui ne respirent plus.</p><p>Alors oui, cette semaine est une bulle d&#8217;oxyg&#232;ne. Mais peut-&#234;tre pas au sens o&#249; on l&#8217;entend habituellement. Ce n&#8217;est pas une respiration pour r&#233;cup&#233;rer. C&#8217;est une respiration pour voir. Voir comment on travaille vraiment. Voir ce qu&#8217;on produit quand on n&#8217;est plus prise dans le flux. Voir ce qui reste quand on enl&#232;ve tout ce qui remplit. </p><p>Et je me demande si, au fond, le vrai enjeu n&#8217;est pas l&#224;. <br>Pas r&#233;ussir &#224; tenir le rythme. Mais r&#233;ussir &#224; en sortir, r&#233;guli&#232;rement, sans que tout s&#8217;effondre. </p><p>Parce que si tout d&#233;pend de notre pr&#233;sence constante, alors ce n&#8217;est peut-&#234;tre pas un rythme. <br>C&#8217;est une d&#233;pendance.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Faire la paix avec l'argent pour mieux le faire rentrer]]></title><description><![CDATA[On ne fuit pas ses chiffres par n&#233;gligence.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/largent-quon-evite-nous-gouverne</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/largent-quon-evite-nous-gouverne</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:31:11 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/192079529/30b61236811f75b55c10a8e01a65d17d.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>On ne fuit pas ses chiffres par n&#233;gligence. On les fuit parce qu&#8217;on leur a donn&#233; le pouvoir de dire quelque chose sur notre valeur. </p><p>Cet &#233;pisode nomme ce m&#233;canisme. <br>Et ce qu'il co&#251;te vraiment.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que la cohérence empêche parfois de voir]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si la coh&#233;rence n&#8217;&#233;tait pas de rester fid&#232;le &#224; ce qu&#8217;on a construit, mais d&#8217;oser r&#233;viser ce qui ne tient plus ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 18:01:26 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/f4ebcfd5-326f-4c16-9c31-67f3dfd73006_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il existe une image flatteuse de la coh&#233;rence entrepreneuriale.</p><p>On l&#8217;imagine droite, stable, rassurante. On lui donne presque la forme d&#8217;une vertu. Celle qui tient son cap. Celle qui ne varie pas trop. Celle qui reste fid&#232;le &#224; ce qu&#8217;elle a annonc&#233;, construit, nomm&#233;. Celle qui ne donne pas l&#8217;impression de douter.</p><p>Je crois que cette image est trompeuse.</p><p>Parce qu&#8217;en r&#233;alit&#233;, la coh&#233;rence n&#8217;est pas toujours du c&#244;t&#233; de ce qui dure. Elle est parfois du c&#244;t&#233; de ce qu&#8217;on ose interrompre.</p><p>Se remettre en question n&#8217;a rien d&#8217;&#233;l&#233;gant quand on est responsable de son activit&#233;. Ce n&#8217;est pas un exercice de d&#233;veloppement personnel. C&#8217;est un d&#233;placement beaucoup plus concret, parfois beaucoup plus brutal. Il faut accepter de regarder ce qu&#8217;on a construit avec un regard moins affectif. Voir ce qui tient. Voir ce qui ne tient plus. Voir ce qu&#8217;on continue de prot&#233;ger alors que cela ne nous prot&#232;ge plus.</p><p>Il y a un moment tr&#232;s particulier dans une vie entrepreneuriale. Un moment o&#249; ce qu&#8217;on a cr&#233;&#233; nous a r&#233;ellement servi. Nous a port&#233;e. Nous a structur&#233;e. Nous a m&#234;me r&#233;v&#233;l&#233;e. Et pourtant, quelque chose se d&#233;place. Pas parce que c&#8217;&#233;tait faux. Pas parce qu&#8217;on s&#8217;est tromp&#233;e. Mais parce que ce n&#8217;est plus suffisant pour la suite.</p><p>C&#8217;est l&#224; que le r&#233;cit dominant devient dangereux.</p><p>On nous parle beaucoup d&#8217;alignement. Mais souvent comme d&#8217;un &#233;tat stable, presque d&#233;finitif. Comme s&#8217;il suffisait enfin de trouver la bonne formule, le bon mot, le bon positionnement, et de s&#8217;y tenir. Comme si l&#8217;alignement &#233;tait une r&#233;ponse.</p><p>Je crois au contraire que l&#8217;alignement est une tension.</p><p>Une tension vivante entre ce qu&#8217;on dit, ce qu&#8217;on fait, ce qu&#8217;on veut vivre, ce qu&#8217;on est pr&#234;te &#224; assumer, et ce que notre r&#233;alit&#233; &#233;conomique exige de nous. Tant que cette tension reste regard&#233;e, elle est f&#233;conde. Mais quand on commence &#224; d&#233;fendre une ancienne version de soi au nom de la coh&#233;rence, on ne prot&#232;ge plus son int&#233;grit&#233;. On prot&#232;ge une image.</p><p>Et une image peut co&#251;ter cher.</p><p>Pas seulement symboliquement. &#201;conomiquement aussi.</p><p>C&#8217;est peut-&#234;tre cela qu&#8217;on dit trop peu entre entrepreneuses : il arrive un moment o&#249; rester fid&#232;le &#224; une forme ancienne devient une mani&#232;re tr&#232;s sophistiqu&#233;e d&#8217;&#233;viter une d&#233;cision plus exigeante. Accepter de vouloir plus. Accepter que le mod&#232;le actuel ne suffit pas. Accepter que la rentabilit&#233; n&#8217;est pas un d&#233;tail qu&#8217;on r&#233;glera plus tard, mais un r&#233;v&#233;lateur. Elle vient mettre &#224; nu ce qui, dans notre activit&#233;, rel&#232;ve encore du compromis, du flou ou d&#8217;un attachement devenu trop sentimental.</p><p>Je ne crois pas qu&#8217;une dirigeante m&#251;rit quand elle ne doute plus. Je crois qu&#8217;elle m&#251;rit quand elle cesse de sacraliser ce qu&#8217;elle a pourtant aim&#233; construire.</p><p>Changer un nom, une mani&#232;re de se pr&#233;senter, un cadre, une direction, ce n&#8217;est pas forc&#233;ment trahir ce qu&#8217;on a &#233;t&#233;. Cela peut &#234;tre la premi&#232;re mani&#232;re s&#233;rieuse de l&#8217;honorer. Reconna&#238;tre que quelque chose a &#233;t&#233; juste pour un temps, et que la v&#233;rit&#233; de ce temps ne suffit plus &#224; porter le suivant.</p><p>On confond souvent stabilit&#233; et solidit&#233;.</p><p>La stabilit&#233; rassure. La solidit&#233;, elle, supporte les r&#233;visions.</p><p>Une entreprise vivante n&#8217;est pas une entreprise qui ne bouge pas. C&#8217;est une entreprise capable d&#8217;affronter ce qui la d&#233;range sans s&#8217;effondrer narcissiquement. Capable de regarder en face que certaines d&#233;cisions ne sont pas inconfortables parce qu&#8217;elles sont mauvaises, mais parce qu&#8217;elles obligent &#224; sortir d&#8217;une fid&#233;lit&#233; ancienne. Une fid&#233;lit&#233; &#224; une image de soi, &#224; une promesse implicite, &#224; une histoire qu&#8217;on s&#8217;&#233;tait racont&#233;e sur qui l&#8217;on &#233;tait en train de devenir.</p><p>Le plus troublant, peut-&#234;tre, c&#8217;est que ces moments-l&#224; ne ressemblent pas toujours &#224; des victoires. Ils ressemblent souvent &#224; une perte ma&#238;tris&#233;e. On quitte quelque chose qui nous a rendue possible. On accepte de ne plus &#234;tre parfaitement reconnaissable. On prend le risque d&#8217;&#234;tre moins applaudie, mais plus exacte.</p><p>C&#8217;est peut-&#234;tre &#231;a, au fond, la congruence.</p><p>Pas l&#8217;absence d&#8217;&#233;cart.</p><p>La capacit&#233; &#224; ne pas laisser cet &#233;cart s&#8217;installer trop longtemps entre ce qu&#8217;on pr&#233;tend vouloir et ce qu&#8217;on organise r&#233;ellement.</p><p>Alors non, je ne crois pas &#224; l&#8217;entrepreneuse qui n&#8217;a jamais boug&#233;, jamais dout&#233;, jamais rectifi&#233;, jamais reconsid&#233;r&#233; ce qu&#8217;elle avait pourtant d&#233;fendu sinc&#232;rement. Je crois m&#234;me que cette figure-l&#224; n&#8217;existe pas. Ou alors &#224; un prix que je ne trouve plus d&#233;sirable : celui d&#8217;une rigidit&#233; confondue avec de la force.</p><p>Il y a des remises en question qui fragilisent.</p><p>Et puis il y a celles qui mettent fin &#224; une fiction int&#233;rieure.</p><p>Les secondes ne rendent pas toujours plus l&#233;g&#232;re.</p><p>Mais elles rendent plus libre.</p><p>Et parfois, la vraie question n&#8217;est pas de savoir si l&#8217;on a le droit de changer.</p><p>C&#8217;est de savoir combien de temps encore on est pr&#234;te &#224; appeler coh&#233;rence ce qui ressemble d&#233;j&#224; &#224; un renoncement.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p><p></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tu cherches plus de clients. Et si c'était le mauvais problème ?]]></title><description><![CDATA[Et si le vrai probl&#232;me n'&#233;tait pas le manque de clients, mais le flou sur ce que ton activit&#233; te rapporte vraiment ? Dans cette &#233;dition, on nomme la pression financi&#232;re sans la dramatiser. Et on replace une id&#233;e simple au centre : la s&#233;r&#233;nit&#233; ne vient pas du d&#233;ni. Elle vient de la compr&#233;hension.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-cherches-plus-de-clients-et-si</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-cherches-plus-de-clients-et-si</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:45:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/52dee549-21c9-46ae-bcd4-d88be49deada_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a des mois o&#249; rien ne s&#8217;effondre vraiment.</p><p>L&#8217;activit&#233; tourne. Des demandes arrivent. Tu encaisses. Tu r&#233;ponds. Tu avances.</p><p>Et pourtant, quelque chose ne se pose pas.</p><p>Une tension basse. Presque continue. Tu regardes ce qui entre. Tu &#233;vites de regarder ce qui reste. Et un soir de fin de mois, tu ouvres ton compte, tu regardes le chiffre. Puis tu refermes la fen&#234;tre.</p><p>&#8220;Je regarderai &#231;a plus tard.&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est pas de la n&#233;gligence. C&#8217;est une forme de protection. Tant que les chiffres restent flous, tu n&#8217;as pas &#224; affronter ce qu&#8217;ils pourraient dire.</p><p>Mais le flou a un co&#251;t. Pas toujours visible. Permanent.</p><p>Face &#224; &#231;a, le r&#233;flexe est toujours le m&#234;me : faire plus. Plus de visibilit&#233;. Plus de contenu. Plus de clients. Comme si la r&#233;ponse se trouvait dans l&#8217;acc&#233;l&#233;ration.</p><p>Mais souvent, ce n&#8217;est pas l&#224; que &#231;a se joue.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est pas que ton activit&#233; ne fonctionne pas. C&#8217;est que tu ne sais pas assez clairement ce qu&#8217;elle produit vraiment pour toi.</p><p>Et ce n&#8217;est pas un d&#233;faut personnel. Ce n&#8217;est pas une incapacit&#233; &#224; g&#233;rer. Ce n&#8217;est pas une preuve que tu n&#8217;es &#8220;pas faite pour les chiffres&#8221;.</p><p>C&#8217;est une cons&#233;quence tr&#232;s fr&#233;quente d&#8217;un entrepreneuriat v&#233;cu dans l&#8217;angle mort financier. On t&#8217;apprend &#224; vendre. &#192; communiquer. &#192; te rendre visible. Beaucoup moins &#224; regarder l&#8217;argent sans peur, sans honte, sans drame.</p><p>Alors tu fais comme beaucoup. Tu suis ton compte d&#8217;un &#339;il. Tu sens les mois bons et les mois serr&#233;s. Tu d&#233;cides avec ton corps avant de d&#233;cider avec des rep&#232;res.</p><p>L&#8217;ins&#233;curit&#233; financi&#232;re chronique n&#8217;est pas une identit&#233;. C&#8217;est souvent un manque de lisibilit&#233;.</p><p>Je vais te dire ce que j&#8217;ai appris &#224; mes d&#233;pens.</p><p>Pendant longtemps, j&#8217;&#233;vitais mes chiffres moi aussi. Je regardais ce qui rentrait. Je sentais les mouvements. Mais je ne pilotais pas vraiment.</p><p>L&#8217;ann&#233;e o&#249; j&#8217;ai commenc&#233; &#224; vraiment regarder, c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; mon chiffre d&#8217;affaires a baiss&#233;. Et paradoxalement, c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; je me suis sentie le plus sereine. Parce que je savais exactement o&#249; j&#8217;en &#233;tais. Ce qui allait rentrer. Ce que je pouvais anticiper.</p><p>Faire la paix avec l&#8217;argent, ce n&#8217;est pas penser abondance. Ce n&#8217;est pas faire semblant d&#8217;&#234;tre sereine. C&#8217;est sortir l&#8217;argent du brouillard.</p><p>Parce que tant que tes chiffres restent flous, ton cerveau invente. Il anticipe. Il grossit. Il transforme une incertitude en menace. Alors tu travailles davantage pour te rassurer. Tu gardes des offres qui te plaisent mais qui te nourrissent mal. Tu remplis tes journ&#233;es d&#8217;actions utiles, parfois, mais pas toujours d&#233;cisives.</p><p>Tu peux finir une journ&#233;e &#233;puis&#233;e et rester avec la sensation de ne rien s&#233;curiser vraiment. Pas parce que tu as mal travaill&#233;. Parce que tu as travaill&#233; sans rep&#232;res assez nets pour distinguer ce qui fait tourner l&#8217;activit&#233; de ce qui la soutient r&#233;ellement.</p><p>C&#8217;est l&#224; que les finances, l&#8217;organisation et la posture se rejoignent.</p><p>Les chiffres ne sont pas l&#224; pour te juger. Ils ne viennent pas te dire si tu es capable. Ils viennent seulement te montrer ce qui est. Le chiffre d&#8217;affaires peut flatter ou inqui&#233;ter. Le revenu r&#233;el, lui, remet du sol sous les pieds.</p><p>Et quand tes rep&#232;res deviennent lisibles, quelque chose se d&#233;tend dans ta fa&#231;on de vendre aussi. Tu n&#8217;as plus besoin de vendre depuis la pression. Chaque client potentiel ne ressemble plus &#224; un sauvetage.</p><p>Aujourd&#8217;hui, chaque lundi matin, je prends rendez-vous avec mes chiffres. Pas pour me juger. Pas pour me faire peur. Pour piloter.</p><p>Reprendre la main sur ton argent, au fond, c&#8217;est peut-&#234;tre &#231;a : cesser de lui demander de te rassurer, et commencer &#224; lui demander de t&#8217;informer.</p><blockquote><p>Qu'est-ce que tu &#233;viterais moins, aujourd'hui, si tes chiffres n'&#233;taient plus une menace mais un langage ?</p></blockquote><p>La s&#233;r&#233;nit&#233; financi&#232;re ne commence pas toujours quand l&#8217;argent augmente.</p><p>Parfois, elle commence le jour o&#249; tu cesses de regarder ailleurs. Le jour o&#249; tu acceptes de voir. Sans te r&#233;duire &#224; ce que tu vois.</p><p>Et &#231;a aussi, c&#8217;est une mani&#232;re de reprendre ton pouvoir.</p><div><hr></div><p><strong>CE MOIS-CI DANS LA CLIQUE</strong></p><p>&#8594; L&#8217;article du mois est en ligne : <em>Tu veux plus de clients ? Commence par regarder tes chiffres.</em> Une lecture approfondie sur la clart&#233; financi&#232;re, les biais cognitifs qui nous font fuir nos tableaux de bord, et les 3 indicateurs pour reprendre la main. [<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/tu-veux-plus-de-clients-commence-par-regarder-tes-chiffres">Lire l&#8217;article &#8594;</a>]</p><p>&#8594; Tu veux commencer maintenant, avant tout le reste ? [<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/obtenir-le-test-de-clarte-financiere">Fais le test de clart&#233; financi&#232;re &#8594;</a>] <em>&#8220;Pourquoi ton activit&#233; te stresse&#8230; et ce que tes chiffres essaient de te dire.&#8221;</em> Gratuit. Court. Et souvent, &#231;a remet les choses &#224; leur place.</p><p>Christelle <br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tu n’as peut-être pas besoin de plus de clients]]></title><description><![CDATA[Dans beaucoup d&#8217;activit&#233;s, le vrai probl&#232;me est ailleurs : dans la mani&#232;re dont on regarde &#8212; ou &#233;vite &#8212; ses chiffres]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 11:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/1c31c5a3-3fcf-4509-848c-0302e1e7b170_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Il existe un paradoxe tr&#232;s r&#233;pandu dans l&#8217;entrepreneuriat.</p><p>Quand les revenus deviennent incertains, on cherche <strong>plus de clients</strong>.</p><p>On am&#233;liore sa communication.<br>On publie davantage.<br>On teste de nouvelles strat&#233;gies.</p><p>Mais on continue parfois &#224; &#233;viter l&#8217;endroit o&#249; se trouve la r&#233;ponse la plus claire : <strong>ses chiffres</strong>.</p><p>Pas par manque de s&#233;rieux.</p><p>Simplement parce que regarder ses finances peut r&#233;veiller quelque chose de plus profond : la peur du manque.</p><p>Cette inqui&#233;tude silencieuse qui appara&#238;t quand l&#8217;activit&#233; devient instable&#8230;<br>mais qui peut aussi persister m&#234;me quand les clients sont l&#224;.</p><p>Pendant longtemps, j&#8217;ai moi-m&#234;me navigu&#233; dans ce flou.</p><p>J&#8217;avais deux entreprises.<br>Certaines ann&#233;es ont &#233;t&#233; tr&#232;s belles.</p><p>Mais je ne pilotais pas vraiment mes finances.</p><p>Je regardais ce qui rentrait&#8230; sans vraiment regarder ce que &#231;a signifiait.</p><p>Jusqu&#8217;au jour o&#249; j&#8217;ai d&#233;cid&#233; de comprendre.</p><p>Pas pour devenir experte en finance.<br>Mais pour arr&#234;ter d&#8217;avancer dans le brouillard.</p><p>Et paradoxalement, l&#8217;ann&#233;e suivante a &#233;t&#233; la moins bonne en chiffre d&#8217;affaires.</p><p>Mais c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; je me suis sentie <strong>le plus sereine</strong>.</p><p>Parce que je savais enfin :</p><p>&#8211; ce que mon activit&#233; me co&#251;tait r&#233;ellement<br>&#8211; ce qu&#8217;elle me permettait vraiment de gagner<br>&#8211; et ce que je pouvais anticiper.</p><p>Aujourd&#8217;hui, chaque lundi matin &#224; 8h, je prends un rendez-vous avec mes chiffres.</p><p>Pas pour me juger.<br>Pas pour me faire peur.</p><p>Mais pour piloter.</p><p>Dans l&#8217;article publi&#233; cette semaine sur le blog, je parle de ce sujet dont on parle encore trop peu dans l&#8217;entrepreneuriat :</p><p>&#8594; pourquoi on &#233;vite souvent ses chiffres<br>&#8594; comment certains biais cognitifs influencent nos d&#233;cisions financi&#232;res<br>&#8594; et pourquoi la clart&#233; financi&#232;re change profond&#233;ment la posture d&#8217;une entrepreneuse.</p><p>Parce qu&#8217;une entreprise ne devient pas solide quand elle attire plus de clients.</p><p>Elle devient solide le jour o&#249; son entrepreneuse commence &#224; <strong>comprendre r&#233;ellement son argent</strong>.</p><p>&#8594; Lire l&#8217;article : <em><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/tu-veux-plus-de-clients-commence-par-regarder-tes-chiffres">Tu veux plus de clients ? Commence par regarder tes chiffres.</a></em></p><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de lire ! 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Mais sans cadre, elle peut devenir un m&#233;canisme silencieux d&#8217;&#233;puisement entrepreneurial.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 18:01:03 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d249ac3b-7bcd-47ee-85dc-b7a9a5fb75e3_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il existe une qualit&#233; que l&#8217;on c&#233;l&#232;bre souvent chez les femmes entrepreneuses.</p><p>Leur capacit&#233; &#224; s&#8217;adapter.</p><p>Elles absorbent les impr&#233;vus.<br>Elles ajustent leurs priorit&#233;s.<br>Elles composent avec les contraintes familiales, &#233;conomiques, logistiques.<br>Elles trouvent des solutions l&#224; o&#249; d&#8217;autres se figent.</p><p>C&#8217;est une force ind&#233;niable.</p><p>Et pourtant, je crois que c&#8217;est aussi l&#8217;un des pi&#232;ges les plus silencieux de l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin.</p><p>Parce que cette adaptabilit&#233; est rarement interrog&#233;e.</p><p>On la voit comme une preuve de solidit&#233;.<br>Comme une forme de maturit&#233;.<br>Parfois m&#234;me comme un avantage comp&#233;titif.</p><p>Mais on regarde rarement ce qu&#8217;elle produit &#224; long terme.</p><p>Ce que je vois, au contraire, c&#8217;est que beaucoup de femmes tiennent&#8230; parce qu&#8217;elles s&#8217;adaptent.</p><p>Elles s&#8217;adaptent au manque de temps.<br>Aux clients difficiles.<br>Aux prix qu&#8217;elles n&#8217;osent pas augmenter.<br>Aux mod&#232;les &#233;conomiques qui ne sont pas vraiment faits pour leur r&#233;alit&#233;.<br>Aux injonctions contradictoires du march&#233;.</p><p>Elles s&#8217;adaptent encore.</p><p>Et c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que quelque chose commence &#224; se d&#233;placer.</p><p>Parce que l&#8217;adaptabilit&#233; f&#233;minine est rarement un simple trait de caract&#232;re.<br>Elle est souvent port&#233;e par un sens tr&#232;s profond de la responsabilit&#233;.</p><p>On ne veut pas laisser tomber.<br>On ne veut pas d&#233;cevoir.<br>On ne veut pas mettre en danger l&#8217;&#233;quilibre d&#233;j&#224; fragile de ce que l&#8217;on construit.</p><p>Alors on ajuste.</p><p>Une offre.<br>Un prix.<br>Une organisation.<br>Une ambition.</p><p>Au d&#233;but, cela ressemble &#224; de la souplesse.</p><p>Mais sans cadre clair, l&#8217;adaptabilit&#233; finit par devenir autre chose : une m&#233;canique d&#8217;ajustement permanent.</p><p>Et quand tout devient ajustable, quelque chose dispara&#238;t peu &#224; peu.</p><p>La volont&#233;.</p><p>Pas la motivation.<br>Pas l&#8217;envie de bien faire.</p><p>La volont&#233;.</p><p>Celle qui pose une limite.<br>Celle qui dit : non, pas comme &#231;a.<br>Celle qui tient une direction m&#234;me quand le contexte r&#233;siste.</p><p>Quand on s&#8217;adapte trop longtemps sans structure, on finit par d&#233;placer la fronti&#232;re de ce qui est acceptable.</p><p>On accepte des clients qui ne respectent pas vraiment le travail.<br>On accepte des revenus qui ne correspondent pas &#224; l&#8217;&#233;nergie investie.<br>On accepte un niveau de fatigue qui aurait sembl&#233; impensable quelques ann&#233;es plus t&#244;t.</p><p>Et comme cette adaptation est progressive, elle devient presque invisible.</p><p>Ce n&#8217;est pas un effondrement.<br>C&#8217;est une dilution.</p><p>La fatigue n&#8217;arrive pas d&#8217;un coup.<br>Elle s&#8217;installe.</p><p>L&#8217;identit&#233; entrepreneuriale ne dispara&#238;t pas.<br>Elle se brouille.</p><p>Et surtout, la volont&#233; ne dispara&#238;t pas non plus.<br>Elle se fragmente.</p><p>On veut continuer.<br>Mais on ne sait plus tr&#232;s bien sur quoi on tient.</p><p>Je crois que c&#8217;est l&#8217;un des angles morts majeurs des discours sur l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin.</p><p>On parle beaucoup de confiance en soi.<br>De l&#233;gitimit&#233;.<br>De mindset.</p><p>Mais tr&#232;s peu de ce m&#233;canisme-l&#224; : l&#8217;&#233;puisement structurel produit par une adaptabilit&#233; sans cadre.</p><p>Parce que l&#8217;adaptabilit&#233;, seule, ne prot&#232;ge rien.</p><p>Au contraire.</p><p>Sans structure claire (&#233;conomique, organisationnelle, strat&#233;gique) elle finit par absorber toutes les tensions du syst&#232;me.</p><p>Et les femmes sont tr&#232;s bonnes pour absorber.</p><p>Elles absorbent les attentes des clients.<br>Les normes implicites du march&#233;.<br>Les d&#233;s&#233;quilibres &#233;conomiques.</p><p>Jusqu&#8217;&#224; parfois absorber des mod&#232;les qui ne leur permettent pas r&#233;ellement de vivre de leur activit&#233;.</p><p>Le paradoxe est l&#224;.</p><p>Ce qui est pr&#233;sent&#233; comme une force devient, dans certains cas, un facteur majeur de fragilisation.</p><p>Non pas parce que les femmes seraient trop souples.</p><p>Mais parce que cette souplesse est rarement prot&#233;g&#233;e par des cadres solides.</p><p>Et sans cadre, l&#8217;adaptabilit&#233; ne sert plus la libert&#233;.</p><p>Elle sert la survie.</p><p>Je me demande souvent si l&#8217;un des vrais enjeux de l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin n&#8217;est pas l&#224;.</p><p>Pas apprendre &#224; &#234;tre plus fortes.</p><p>Mais apprendre &#224; prot&#233;ger ce qui, chez elles, est d&#233;j&#224; une force.</p><p>Poser des structures suffisamment claires pour que l&#8217;adaptabilit&#233; reste une ressource. Et ne devienne pas un m&#233;canisme d&#8217;auto-effacement.</p><p>Parce que tenir gr&#226;ce &#224; l&#8217;adaptabilit&#233; est impressionnant.</p><p>Mais une question finit toujours par se poser.</p><p>Tenir pour quoi, exactement ?</p><p>Et surtout : jusqu&#8217;&#224; quand ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,<br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton positionnement excluait enfin ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. &#202;tre pleinement soi dans son business, m&#234;me si cela signifie ne pas &#234;tre choisie par toutes. Le vrai prix du positionnement.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:00:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9c0e5b88-4cd7-4dd6-98c3-4aa135aaa0af_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une confusion que je ne veux plus entretenir.</p><p>Quand quelqu&#8217;un refuse ce que je construis, je le prends encore trop souvent comme un refus de qui je suis.<br>Comme si mon business &#233;tait une extension nerveuse de moi-m&#234;me. Comme si chaque &#8220;non&#8221; venait toucher quelque chose de plus intime qu&#8217;une simple offre.</p><p>Cette semaine, j&#8217;ai re&#231;u un message long, accusateur, presque violent.<br>On ne m&#8217;y disait pas seulement que ma proposition ne convenait pas.<br>On m&#8217;y expliquait ce que je devrais changer.<br>Comment je devrais penser.<br>Comment je devrais conduire &#8220;mon&#8221; espace.</p><p>Je me suis sentie jug&#233;e.<br>Pas strat&#233;giquement challeng&#233;e.<br>Jug&#233;e.</p><p>Et pendant quelques heures, j&#8217;ai gliss&#233; dans cette zone fragile :<br>Si elle refuse ce que je propose&#8230; est-ce qu&#8217;elle refuse ce que je suis ?</p><p>Je crois que beaucoup d&#8217;entrepreneuses vivent &#231;a sans le dire.<br>Nous parlons de positionnement, de cible, d&#8217;alignement.<br>Mais ce que nous vivons, en silence, c&#8217;est l&#8217;&#233;preuve du rejet.</p><p>On nous r&#233;p&#232;te qu&#8217;il faut &#234;tre claires.<br>Claires sur notre vision.<br>Claires sur nos offres.<br>Claires sur notre posture.</p><p>Mais on dit moins que la clart&#233; exclut.</p><p>Plus ton positionnement s&#8217;affine, plus tu cesses d&#8217;&#234;tre pour tout le monde.<br>Et plus tu cesses d&#8217;&#234;tre pour tout le monde, plus tu prends le risque de ne pas &#234;tre choisie.</p><p>Je crois que le vrai sujet n&#8217;est pas le marketing.<br>Le vrai sujet, c&#8217;est : suis-je pr&#234;te &#224; ne pas &#234;tre aim&#233;e par toutes ?</p><p>Parce que c&#8217;est confortable, finalement, d&#8217;&#234;tre floue.<br>Quand tout le monde peut vaguement se reconna&#238;tre, personne ne se sent rejet&#233;.<br>Mais personne n&#8217;est profond&#233;ment touch&#233; non plus.</p><p>Ce que j&#8217;ai compris cette semaine, c&#8217;est que ce n&#8217;&#233;tait pas une agression personnelle.<br>C&#8217;&#233;tait une erreur de casting.</p><p>Elle n&#8217;aurait jamais d&#251; entrer.<br>Pas parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas l&#233;gitime.<br>Pas parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas capable.<br>Mais parce que ce que je construis ne lui correspond pas.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que &#231;a devient politique.</p><p>On nous a appris, en tant que femmes, &#224; nous adapter.<br>&#192; arrondir les angles.<br>&#192; faire en sorte que &#231;a convienne &#224; tout le monde.<br>&#192; absorber les tensions.</p><p>Alors quand quelqu&#8217;un dit : &#8220;Ce que tu proposes ne me convient pas&#8221;, la tentation est grande de corriger, d&#8217;&#233;largir, d&#8217;assouplir.<br>Comme si c&#8217;&#233;tait &#224; nous d&#8217;&#234;tre plus accueillantes.<br>Plus inclusives.<br>Moins tranch&#233;es.</p><p>Mais mon business n&#8217;est pas une cour d&#8217;&#233;cole.<br>Ce n&#8217;est pas un espace de divertissement.<br>C&#8217;est mon travail.<br>C&#8217;est ce qui me permet de gagner de l&#8217;argent.<br>De vivre.<br>De choisir.</p><p>Si ma proposition ne convient pas, c&#8217;est OK.<br>Vraiment.</p><p>On ne rentre pas dans un magasin de d&#233;coration pour exiger que le propri&#233;taire change toute sa ligne parce que ce n&#8217;est pas &#224; notre go&#251;t.<br>On change de magasin.</p><p>Pourquoi, en entrepreneuriat f&#233;minin, avons-nous encore tant de mal &#224; accepter cela ?</p><p>Je crois que parce que nous confondons collectif et fusion.</p><p>Un collectif n&#8217;est pas un endroit o&#249; tout le monde doit se sentir parfaitement &#224; l&#8217;aise.<br>C&#8217;est un endroit o&#249; la vision est claire.<br>Et o&#249; celles qui se reconnaissent avancent.</p><p>Les autres ne sont pas &#8220;contre&#8221;.<br>Elles sont ailleurs.</p><p>Ce que cette exp&#233;rience m&#8217;a forc&#233;e &#224; regarder, c&#8217;est ma propre ambivalence.<br>Je dis que je veux un positionnement fort.<br>Mais suis-je pr&#234;te &#224; ce qu&#8217;il d&#233;range ?</p><p>Je dis que je veux des femmes qui acceptent de se bousculer.<br>Mais suis-je pr&#234;te &#224; ne pas retenir celles qui pr&#233;f&#232;rent rester dans le &#8220;oui-mais-non&#8221; ?</p><p>Je dis que je veux construire quelque chose de durable.<br>Mais la durabilit&#233; suppose des fronti&#232;res.</p><p>Je crois que l&#8217;erreur, ce n&#8217;est pas de se tromper d&#8217;espace.<br>L&#8217;erreur, c&#8217;est de ne pas assumer sa responsabilit&#233; quand on s&#8217;est tromp&#233;e.</p><p>Il est plus simple de dire :<br>&#8220;Ton espace est probl&#233;matique.&#8221;<br>Que de dire :<br>&#8220;Ce n&#8217;est pas le bon endroit pour moi.&#8221;</p><p>Prendre sa responsabilit&#233;, c&#8217;est accepter que tout ne nous est pas destin&#233;.<br>Et que nous ne sommes pas destin&#233;es &#224; tout le monde.</p><p>Je ne veux plus b&#226;tir quelque chose qui cherche &#224; rassurer toutes les sensibilit&#233;s.<br>Je veux b&#226;tir quelque chose qui tient.</p><p>Et tenir, parfois, c&#8217;est accepter que certaines partent f&#226;ch&#233;es.</p><p>On parle beaucoup de leadership f&#233;minin.<br>Mais on parle peu de cette solitude-l&#224; :<br>celle de rester fid&#232;le &#224; sa vision quand elle n&#8217;est pas applaudie.</p><p>Je ne crois plus que la question soit : comment plaire davantage ?<br>Je crois que la question est :<br>suis-je pr&#234;te &#224; &#234;tre pleinement moi, quitte &#224; ne pas &#234;tre choisie ?</p><p>Parce que le prix de l&#8217;universalit&#233;, c&#8217;est la dilution.<br>Et je ne veux plus me diluer.</p><p>Reste &#224; savoir si je suis pr&#234;te &#224; habiter cette d&#233;cision jusqu&#8217;au bout.<br>M&#234;me quand &#231;a pique un peu.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, <br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Arrête de courir après le temps. Décide de ce que tu protèges.]]></title><description><![CDATA[Pourquoi la &#8220;gestion du temps&#8221; est un mythe. Et ce que ton agenda r&#233;v&#232;le vraiment de ton mod&#232;le entrepreneurial.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-ne-manques-pas-de-temps-tu-manques</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-ne-manques-pas-de-temps-tu-manques</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 06:30:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/189174981/7c01a1f1080e0a1944916d8a143eb9f9.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Tu as l&#8217;impression de manquer de temps.<br>De courir en permanence.<br>De ne jamais r&#233;ussir &#224; tout faire correctement.</p><p>Et si le probl&#232;me n&#8217;&#233;tait pas le temps&#8230; mais l&#8217;absence de d&#233;cisions claires ?</p><p>Dans cette newsletter sonore, on regarde en face ce que ton agenda r&#233;v&#232;le vraiment :<br>tes arbitrages invisibles,<br>tes priorit&#233;s implicites,<br>et ce que tu prot&#232;ges sans m&#234;me t&#8217;en rendre compte.</p><p>Un &#233;pisode pour sortir du mythe de la &#8220;gestion du temps&#8221;<br>et reprendre la main, sans t&#8217;&#233;puiser.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton chiffre d’affaires ne voulait rien dire ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si la viabilit&#233; comptait plus que le chiffre d&#8217;affaires ? Alignement, rentabilit&#233;, d&#233;cisions invisibles : ce que &#8220;bien faire&#8221; nous co&#251;te.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-bien-faire-nous-coute-vraiment</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-bien-faire-nous-coute-vraiment</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 22 Feb 2026 18:01:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/1b148385-3193-4a12-a804-d7480092472d_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Je m&#8217;&#233;puise &#224; vouloir bien faire.</p><p>Pas &#224; r&#233;ussir. <br>Pas &#224; exploser mon chiffre d&#8217;affaires. <br>&#192; bien faire.</p><p>Et je crois que c&#8217;est plus insidieux que l&#8217;ambition.</p><p>Quand je regarde les discours dominants autour de l&#8217;entrepreneuriat, je vois deux r&#233;cits qui cohabitent sans vraiment se parler. <br>D&#8217;un c&#244;t&#233;, l&#8217;alignement. &#202;tre align&#233;e avec soi, avec ses valeurs, avec sa mission. Cr&#233;er un business qui nous ressemble. Respirer. <br>De l&#8217;autre, le chiffre d&#8217;affaires. Les fameux 10 000 euros par mois. Les 100K. Les 500K. Les paliers. Les caps. Les captures d&#8217;&#233;cran.</p><p>Mais entre les deux, il y a un grand silence.</p><p>On parle peu de rentabilit&#233;. <br>On parle encore moins de viabilit&#233;.</p><p>Comme si c&#8217;&#233;tait moins glamour. Moins inspirant. Moins partageable.</p><p>Pourtant, ce qui m&#8217;&#233;puise, ce n&#8217;est pas de ne pas atteindre un chiffre. <br>C&#8217;est de vouloir &#234;tre irr&#233;prochable dans chaque pilier de mon entreprise.<br>Strat&#233;giquement solide. <br>Commercialement juste. <br>Financi&#232;rement prudente. <br>Align&#233;e humainement. <br>Disponible &#233;motionnellement. <br>Visionnaire, mais r&#233;aliste.</p><p>Je m&#8217;&#233;puise &#224; vouloir bien faire partout, tout le temps.</p><p>Et je crois que cette fatigue-l&#224; n&#8217;est pas individuelle. Elle est structurelle.</p><p>On nous a appris que l&#8217;alignement suffisait. <br>Qu&#8217;un business align&#233; &#8220;attire naturellement&#8221;. <br>Qu&#8217;en &#233;tant authentique, les ventes suivraient.</p><p>On nous a appris aussi que le chiffre d&#8217;affaires &#233;tait la preuve. <br>La preuve qu&#8217;on avait compris. <br>La preuve qu&#8217;on avait travaill&#233;. <br>La preuve qu&#8217;on &#233;tait l&#233;gitime.</p><p>Mais personne ne nous a vraiment appris &#224; regarder la rentabilit&#233; en face. <br>Pas la rentabilit&#233; comme obsession. <br>La rentabilit&#233; comme condition de stabilit&#233;.</p><p>Un chiffre d&#8217;affaires peut &#234;tre &#233;lev&#233; et laisser exsangue. <br>Une activit&#233; peut &#234;tre align&#233;e et pourtant fragile &#233;conomiquement.</p><p>Je crois que la viabilit&#233; d&#8217;un business repose sur une tension assum&#233;e : alignement et rentabilit&#233;. Pas l&#8217;un contre l&#8217;autre. Pas l&#8217;un avant l&#8217;autre. Les deux.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que &#231;a se complique.</p><p>Parce que pour rendre une entreprise viable, il faut parfois modifier ses offres. <br>Revoir ses prix. <br>Dire non &#224; certaines demandes. <br>Accepter que ce qui nous ressemble ne soit pas toujours ce qui se vend le mieux. Ou en tout cas pas dans cette forme-l&#224;.</p><p>Il faut prendre des d&#233;cisions qui ne sont ni purement strat&#233;giques, ni purement &#233;motionnelles. Des d&#233;cisions &#233;conomiques.</p><p>Et prendre des d&#233;cisions &#233;conomiques, pour beaucoup d&#8217;entre nous, ce n&#8217;est pas neutre.</p><p>L&#8217;argent reste charg&#233;. <br>Charg&#233; d&#8217;histoires familiales. <br>Charg&#233; de peur. <br>Charg&#233; de d&#233;pendance ou de culpabilit&#233;.</p><p>Alors on compense. <br>On travaille plus. <br>On ajoute une offre. <br>On baisse un prix. <br>On am&#233;liore encore. <br>On &#8220;fait mieux&#8221;.</p><p>Comme si la qualit&#233; pouvait compenser l&#8217;absence de clart&#233; &#233;conomique.</p><p>Je crois que &#8220;vouloir bien faire&#8221; est parfois une mani&#232;re &#233;l&#233;gante d&#8217;&#233;viter une d&#233;cision inconfortable.</p><p>Parce que d&#233;cider, c&#8217;est trancher. <br>Et trancher, c&#8217;est renoncer.</p><p>Renoncer &#224; plaire &#224; tout le monde. <br>Renoncer &#224; certaines projections. <br>Renoncer &#224; l&#8217;id&#233;e que tout peut coexister harmonieusement.</p><p>On parle beaucoup d&#8217;alignement int&#233;rieur. <br>Je me demande si on ne devrait pas parler davantage d&#8217;alignement &#233;conomique.</p><p>Un alignement o&#249; l&#8217;on accepte que la rentabilit&#233; n&#8217;est pas une trahison de nos valeurs. <br>Qu&#8217;elle est m&#234;me ce qui les rend tenables dans le temps.</p><p>Un business qui ne d&#233;gage pas de marge oblige &#224; compenser ailleurs : en &#233;nergie, en temps, en charge mentale. <br>Et cette compensation, on la porte souvent seule.</p><p>Je crois que la vraie fatigue entrepreneuriale ne vient pas toujours du volume de travail. Elle vient de la dissonance entre ce que l&#8217;on incarne et ce que l&#8217;on n&#8217;ose pas ajuster.</p><p>On veut &#234;tre align&#233;e et g&#233;n&#233;reuse. <br>On veut &#234;tre ambitieuse et libre. <br>Mais on h&#233;site &#224; regarder froidement les chiffres, comme si cela allait nous faire basculer du &#8220;mauvais c&#244;t&#233;&#8221;.</p><p>Et si la rentabilit&#233; n&#8217;&#233;tait pas le contraire de l&#8217;alignement, mais sa condition de possibilit&#233; ?</p><p>Si la viabilit&#233; &#233;tait une posture, pas un r&#233;sultat ?</p><p>Une posture o&#249; l&#8217;on accepte que le business est un syst&#232;me. <br>Avec des &#233;quilibres. <br>Des arbitrages. <br>Des choix parfois inconfortables.</p><p>Je crois que ce qui m&#8217;&#233;puise, ce n&#8217;est pas de travailler. <br>C&#8217;est de porter seule la responsabilit&#233; de toutes ces d&#233;cisions invisibles. <br>D&#233;cisions strat&#233;giques, commerciales, financi&#232;res, humaines.</p><p>Entreprendre, ce n&#8217;est pas seulement cr&#233;er. <br>C&#8217;est arbitrer.</p><p>Et arbitrer, c&#8217;est accepter qu&#8217;on ne peut pas &#8220;bien faire&#8221; partout &#224; la fois.</p><p>Peut-&#234;tre que la question n&#8217;est pas : comment mieux faire ? <br>Mais : qu&#8217;est-ce que j&#8217;accepte de ne plus faire parfaitement, pour que mon entreprise tienne debout ?</p><p>Je n&#8217;ai pas de r&#233;ponse confortable.</p><p>Seulement cette intuition : <br>La viabilit&#233; est plus exigeante que l&#8217;alignement. <br>Et plus discr&#232;te que le chiffre d&#8217;affaires.</p><p>Elle ne se montre pas en story. <br>Elle se construit dans des d&#233;cisions que personne n&#8217;applaudit.</p><p>Peut-&#234;tre que la maturit&#233; entrepreneuriale commence l&#224;. <br>Au moment o&#249; l&#8217;on cesse de vouloir bien faire&#8230; <br>Pour commencer &#224; faire tenir.</p><p>Et je me demande si nous sommes pr&#234;tes &#224; d&#233;placer le regard de la performance visible vers l&#8217;&#233;quilibre invisible.</p><p>Parce que cet &#233;quilibre-l&#224; ne flatte pas l&#8217;ego. <br>Mais il prot&#232;ge la dur&#233;e.</p><p>Et la dur&#233;e, elle, ne crie jamais. <br>Elle s&#8217;&#233;prouve.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, <br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce n’est pas l’argent qui me fait peur. C’est votre regard.]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement on ose poser une question inconfortable : et si le vrai blocage face &#224; l&#8217;argent, ce n&#8217;&#233;tait pas le manque&#8230; mais la peur d&#8217;&#234;tre jug&#233;e ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/celles-qui-gagnent-de-largent-ne</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/celles-qui-gagnent-de-largent-ne</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 15 Feb 2026 18:01:24 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d6e81691-735f-472c-a2f3-e406780efd0f_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une peur que beaucoup d&#8217;entre nous taisent.</p><p>Ce n&#8217;est pas la peur d&#8217;&#233;chouer.<br>Ce n&#8217;est m&#234;me pas la peur de ne pas y arriver.</p><p>C&#8217;est la peur d&#8217;&#234;tre jug&#233;e.</p><p>Jug&#233;e parce qu&#8217;on veut plus.<br>Plus de chiffre d&#8217;affaires.<br>Plus de marge.<br>Plus de confort.<br>Plus d&#8217;argent.</p><p>Et cette peur est plus insidieuse qu&#8217;on ne le croit. Parce qu&#8217;elle ne dit pas son nom. Elle se d&#233;guise en &#8220;je suis bien comme &#231;a&#8221;. En &#8220;je ne cours pas apr&#232;s l&#8217;argent&#8221;. En &#8220;ce n&#8217;est pas &#231;a le plus important&#8221;.</p><p>Je crois qu&#8217;il faut oser le dire : beaucoup de femmes ne stagnent pas par manque de strat&#233;gie. Elles stagnent par peur d&#8217;&#234;tre per&#231;ues comme v&#233;nales.</p><p>On a int&#233;gr&#233; quelque chose de tr&#232;s ancien : une femme qui aime l&#8217;argent d&#233;range.<br>Elle inqui&#232;te.<br>Elle serait int&#233;ress&#233;e. Froide. Calculatrice.</p><p>Alors que chez un homme, la m&#234;me &#233;nergie devient ambition, leadership, r&#233;ussite.</p><p>Ce double standard est tellement int&#233;gr&#233; qu&#8217;il ne passe m&#234;me plus par le conscient. Il agit en dessous. Il cr&#233;e un plafond invisible. Un plafond moral.</p><p>Je peux gagner un peu, mais pas trop.<br>Je peux r&#233;ussir, mais pas briller.<br>Je peux vendre, mais pas insister.<br>Je peux augmenter mes prix, mais avec mille justifications.</p><p>Sinon, on va parler.</p><p>Et je crois que c&#8217;est l&#224; que se joue quelque chose de d&#233;cisif.</p><p>On parle souvent du plafond de verre &#233;conomique.<br>On parle moins du plafond de verre symbolique.</p><p>Celui qui murmure : &#8220;Reste aimable. Reste raisonnable. Reste &#224; ta place.&#8221;</p><p>Je m&#8217;interroge profond&#233;ment sur cette association entre amour de l&#8217;argent et perte de valeur morale. Comme si l&#8217;argent, dans les mains d&#8217;une femme, devenait suspect.</p><p>Or, l&#8217;argent n&#8217;est pas une morale.<br>C&#8217;est un outil.</p><p>Un outil de s&#233;curit&#233;.<br>Un outil de choix.<br>Un outil de respiration.</p><p>Refuser d&#8217;aimer l&#8217;argent par peur d&#8217;&#234;tre jug&#233;e, c&#8217;est refuser d&#8217;aimer ce qu&#8217;il permet. La stabilit&#233;. L&#8217;ind&#233;pendance. La possibilit&#233; de dire non. La capacit&#233; de partir si la situation devient dangereuse ou &#233;touffante.</p><p>On sait pourtant une chose : la pr&#233;carit&#233; a un genre.<br>Et ce sont majoritairement des femmes qui en paient le prix.</p><p>Alors qu&#8217;est-ce qu&#8217;on prot&#232;ge vraiment en minimisant nos ambitions financi&#232;res ?<br>Notre image ?<br>Ou un syst&#232;me qui pr&#233;f&#232;re nous voir modestes et d&#233;pendantes ?</p><p>Je ne crois pas que le probl&#232;me soit d&#8217;aimer l&#8217;argent.<br>Je crois que le probl&#232;me, c&#8217;est de ne pas clarifier ce qu&#8217;on met derri&#232;re.</p><p>Si l&#8217;argent est une fin, un troph&#233;e, un moyen de dominer, oui, il peut d&#233;former.<br>Mais si l&#8217;argent est un levier de libert&#233;, alors le rejeter devient une incoh&#233;rence.</p><p>Je ne veux plus faire semblant de ne pas vouloir gagner plus.<br>Je ne veux plus &#233;dulcorer l&#8217;ambition sous pr&#233;texte de rester &#8220;pure&#8221;.</p><p>Je veux pouvoir dire : j&#8217;ai envie d&#8217;un chiffre d&#8217;affaires solide.<br>J&#8217;ai envie d&#8217;une tr&#233;sorerie confortable.<br>J&#8217;ai envie d&#8217;&#234;tre bien pay&#233;e pour mon travail.</p><p>Pas pour accumuler.<br>Pas pour impressionner.<br>Mais pour choisir.</p><p>Entreprendre autrement, pour moi, commence ici : sortir l&#8217;argent du registre moral pour le remettre dans le registre strat&#233;gique.</p><p>Ce n&#8217;est pas aimer l&#8217;argent qui est dangereux.<br>C&#8217;est d&#233;pendre de quelqu&#8217;un qui le contr&#244;le &#224; notre place.</p><p>Et je crois qu&#8217;il faut regarder la peur en face.<br>Pas la contourner.</p><p>Oui, on nous jugera peut-&#234;tre.<br>Oui, certaines diront qu&#8217;on a chang&#233;.<br>Oui, on sera moins &#8220;gentilles&#8221; aux yeux de celles et ceux qui pr&#233;f&#232;rent nous voir discr&#232;tes.</p><p>Mais &#224; quel moment avons-nous d&#233;cid&#233; que la respectabilit&#233; valait plus que la libert&#233; ?</p><p>Il y a une confusion que je vois souvent : on oppose ambition et int&#233;grit&#233;.<br>Comme si augmenter son chiffre d&#8217;affaires signifiait forc&#233;ment se trahir.</p><p>Or, ce n&#8217;est pas le montant qui corrompt.<br>C&#8217;est l&#8217;absence de conscience.</p><p>On peut vendre avec clart&#233;.<br>On peut augmenter ses prix avec coh&#233;rence.<br>On peut viser la croissance sans perdre son humanit&#233;.</p><p>Mais cela demande un d&#233;placement int&#233;rieur : accepter que le regard des autres ne soit plus le barom&#232;tre principal.</p><p>La vraie question n&#8217;est peut-&#234;tre pas : &#8220;Comment faire pour qu&#8217;on arr&#234;te de dire qu&#8217;une femme qui aime l&#8217;argent est v&#233;nale ?&#8221;</p><p>La vraie question serait plut&#244;t : &#8220;&#192; partir de quel moment leur jugement cesse-t-il d&#8217;avoir autorit&#233; sur mes choix &#233;conomiques ?&#8221;</p><p>On ne changera pas l&#8217;inconscient collectif en un article.<br>Mais on peut commencer par d&#233;samorcer le n&#244;tre.</p><p>Aimer l&#8217;argent ne fait pas de nous des femmes v&#233;nales.<br>Cela peut faire de nous des femmes lucides.</p><p>Et peut-&#234;tre que la subversion, aujourd&#8217;hui, ce n&#8217;est pas de refuser l&#8217;argent.<br>C&#8217;est de l&#8217;assumer sans s&#8217;excuser.</p><p>Reste &#224; savoir si nous sommes pr&#234;tes &#224; perdre un peu d&#8217;approbation pour gagner en autonomie.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,<br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ton agenda n’est pas plein. Il est orienté.]]></title><description><![CDATA[Newsletter de La Clique - F&#233;vrier 2026]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/quand-ton-agenda-travaille-contre</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/quand-ton-agenda-travaille-contre</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Feb 2026 11:30:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/aa0659b5-d9c9-4cd8-a1b6-812568f7d8ac_790x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; toutes, </p><p>Tu fais tourner ton activit&#233;. Tu remplis tes journ&#233;es. Tu avances.</p><p>Et pourtant, quelque chose ne suit pas.</p><p>Cette &#233;dition ne parle pas de mieux t&#8217;organiser.<br>Elle parle de regarder ton temps comme ce qu&#8217;il est d&#233;j&#224; : une suite de d&#233;cisions, visibles ou non.</p><p>Il y a ces journ&#233;es pleines. Denses. Sans trou.</p><p>Des journ&#233;es o&#249; tu n&#8217;as pas arr&#234;t&#233;. O&#249; tu as r&#233;pondu. O&#249; tu as tenu.</p><p>Et le soir, une sensation &#233;trange.<br>Tu es fatigu&#233;e. Mais pas vraiment satisfaite.</p><p>Tu as fait beaucoup. Sans sentir que l&#8217;essentiel a avanc&#233;.</p><h2>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me d&#8217;organisation.</h2><p>On t&#8217;a appris que le probl&#232;me, c&#8217;&#233;tait l&#8217;organisation.</p><p>Pas assez structur&#233;e. Pas assez rigoureuse. Pas assez optimis&#233;e.</p><p>Alors tu ajustes. Tu testes. Tu remplis autrement.</p><p>Mais ce r&#233;cit-l&#224; est trompeur.</p><p>Ce que tu vis n&#8217;est pas un manque de m&#233;thode. C&#8217;est un d&#233;placement du vrai sujet.</p><p>Parce que le temps ne se g&#232;re pas. Il se pilote.</p><p>Et piloter, ce n&#8217;est pas mieux remplir. C&#8217;est d&#233;cider.</p><p>D&#233;cider de ce qui m&#233;rite ton &#233;nergie. D&#233;cider de ce qui peut attendre. D&#233;cider de ce qui co&#251;te trop cher, m&#234;me si &#231;a rassure.</p><h2>Ton agenda n&#8217;est pas neutre.</h2><p>Il raconte d&#233;j&#224; une strat&#233;gie. M&#234;me quand tu n&#8217;en as pas formul&#233; une.</p><p>Chaque heure pos&#233;e dit quelque chose.<br>De ce que tu privil&#233;gies. De ce que tu &#233;vites. De ce que tu prot&#232;ges.</p><p>Beaucoup d&#8217;entrepreneuses regardent leur agenda comme une contrainte. Un cadre &#224; subir.</p><p>Mais si tu le regardes autrement, il devient un tableau de bord.</p><p>Non pas de ce que tu fais. Mais de ce que tu choisis.</p><p>Certaines heures produisent directement de la valeur. D&#8217;autres maintiennent le syst&#232;me. D&#8217;autres occupent.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est pas l&#8217;existence des t&#226;ches de maintien. Elles sont n&#233;cessaires.</p><p>Le d&#233;s&#233;quilibre commence quand elles prennent toute la place. Quand elles absorbent l&#8217;&#233;nergie disponible. Quand elles repoussent sans cesse ce qui engage vraiment.</p><p>Ce n&#8217;est pas un manque d&#8217;ambition. C&#8217;est souvent un m&#233;canisme de protection.</p><p>D&#233;cider expose. Ajuster confronte. Trancher engage.</p><p>Alors on range. On traite. On r&#233;pond.</p><p>Et sans s&#8217;en rendre compte, l&#8217;agenda d&#233;cide &#224; ta place.</p><p>Il y a aussi la fatigue.<br>Pas celle des heures. Celle des micro-choix.</p><p>Accepter ou non. R&#233;pondre maintenant ou plus tard. Prioriser sans cadre.</p><p>&#192; force, l&#8217;&#233;nergie d&#233;cisionnelle s&#8217;&#233;puise.</p><p>Et quand il faudrait d&#233;cider vraiment, la place n&#8217;est plus l&#224;.</p><p>Piloter son temps, ce n&#8217;est pas en faire plus. C&#8217;est r&#233;duire ce qui consomme sans construire.</p><p>C&#8217;est reconna&#238;tre que chaque heure a un co&#251;t. M&#234;me quand ce co&#251;t n&#8217;appara&#238;t nulle part.</p><blockquote><p><em><strong>Si ton agenda &#233;tait le reflet exact de ce que tu veux vraiment construire,<br>qu&#8217;est-ce qui changerait ?</strong></em></p></blockquote><p>Ton temps n&#8217;est pas un probl&#232;me.</p><p>Ce n&#8217;est pas quelque chose &#224; corriger. Ni &#224; optimiser.</p><p>C&#8217;est d&#233;j&#224; un investissement.</p><p>Le regarder autrement, c&#8217;est commencer &#224; le respecter.</p><p>Tu n&#8217;as rien &#224; d&#233;cider maintenant.</p><p>Laisser cette id&#233;e infuser suffit.</p><p>Si tu veux prolonger cette r&#233;flexion, l&#8217;article du mois est disponible sur le blog. Il pose les rep&#232;res. Sans m&#233;thode. Sans injonction.</p><h2>Ce mois-ci &#224; La Clique</h2><ul><li><p>Article du mois : <em><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/pilotage-du-temps-ton-agenda-cache-ton-chiffre-daffaires">Pilotage du temps : ton agenda cache ton chiffre d&#8217;affaires</a></em></p></li><li><p>Atelier <em><strong>Les D&#233;clics Business</strong></em> du mois suivant : <br><em>Planifier pour prosp&#233;rer : l&#8217;organisation qui rapporte </em>le 4 mars 2026 <a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/page-inscription-masterclass-mensuelle">Inscription ici</a></p></li><li><p><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/je-choisis-mon-offre">La Clique des Entrepreneuses</a> : un lieu pour penser, d&#233;cider et durer</p></li></ul><p>&#192; bient&#244;t</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Fais circuler l&#8217;&#233;nergie &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu’on appelle “prospecter” quand on doute de sa place]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-prospecter-quand</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-prospecter-quand</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 08 Feb 2026 18:01:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/7a0d2a2c-1207-49f8-8de1-081968c5a451_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a des phrases qui reviennent avec une r&#233;gularit&#233; presque rassurante.<br>Je n&#8217;aime pas vendre.<br>Je ne sais pas comment m&#8217;y prendre.<br>J&#8217;ai peur de d&#233;ranger.<br>Je pr&#233;f&#232;re attendre que &#231;a vienne tout seul.</p><p>Elles sont dites calmement, parfois avec un sourire, comme si le sujet &#233;tait clos. Comme si c&#8217;&#233;tait un trait de caract&#232;re, pas un point de friction. Comme si ne pas prospecter &#233;tait une option neutre, presque &#233;l&#233;gante.</p><p>Je crois que ce n&#8217;est ni une question de m&#233;thode, ni une question de courage. Et encore moins une question de go&#251;t. Je n&#8217;ai jamais rencontr&#233; quelqu&#8217;un qui aimait r&#233;ellement aller chercher des prospects froids, entrer en contact avec des inconnus, proposer quelque chose sans savoir ce qui va revenir en face. Ceux qui le font bien ne le font pas parce qu&#8217;ils aiment &#231;a. Ils le font parce que c&#8217;est leur m&#233;tier. Parce qu&#8217;ils ont appris. Parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le choix.</p><p>Chez beaucoup d&#8217;entrepreneuses, le probl&#232;me est ailleurs. Il est plus silencieux. Plus intime. Il se glisse derri&#232;re des mots acceptables : pudeur, respect, discr&#233;tion, humilit&#233;. En r&#233;alit&#233;, il s&#8217;agit souvent de deux choses m&#234;l&#233;es. La peur de d&#233;ranger. Et le doute sur sa propre valeur.</p><p>D&#233;ranger qui, au juste ?<br>Quelqu&#8217;un qui n&#8217;a rien demand&#233;, certes. Mais quelqu&#8217;un qui, comme tout le monde, passe ses journ&#233;es &#224; trier, choisir, ignorer, accepter, refuser. Prospecter n&#8217;a jamais consist&#233; &#224; forcer une porte. C&#8217;est proposer une rencontre. Dire &#8220;voil&#224; ce que je fais, voil&#224; ce que je vois, voil&#224; ce que je peux apporter&#8221;, et laisser l&#8217;autre d&#233;cider. Ce n&#8217;est pas l&#8217;irruption qui d&#233;range. C&#8217;est l&#8217;insistance mal plac&#233;e. Et les deux sont souvent confondues.</p><p>Le doute, lui, est plus tenace. Il se cache derri&#232;re l&#8217;id&#233;e que ce n&#8217;est pas encore assez pr&#234;t, pas assez solide, pas assez l&#233;gitime. Comme si vendre revenait &#224; se mettre en avant. Comme si parler de son travail revenait &#224; s&#8217;imposer. Comme si la valeur devait &#234;tre confirm&#233;e par une autorit&#233; ext&#233;rieure avant d&#8217;&#234;tre nomm&#233;e.</p><p>Dans certains milieux, cette confusion est presque culturelle. Chez les cr&#233;atrices, les artistes, les artisanes, vendre reste suspect. On cr&#233;e, on propose, mais on ne &#8220;vend&#8221; pas. Comme si l&#8217;acte marchand venait salir l&#8217;intention. Pourtant, vivre de son travail n&#8217;a jamais &#233;t&#233; une trahison. C&#8217;est une condition. Sans chiffre d&#8217;affaires, il n&#8217;y a pas de libert&#233;. Il n&#8217;y a pas de choix. Il n&#8217;y a que de la tension rentr&#233;e.</p><p>Je crois qu&#8217;on se trompe aussi de mot. Prospecter donne une image dure, frontale, presque violente. J&#8217;ai toujours pr&#233;f&#233;r&#233; parler de rencontre. De matching. Deux trajectoires qui se croisent, deux besoins qui se testent, deux r&#233;alit&#233;s qui voient si quelque chose est possible. Comme dans la vie. On ne sait pas &#224; l&#8217;avance ce que &#231;a donnera. On sait juste qu&#8217;on ne le saura jamais si on n&#8217;ouvre pas la bouche.</p><p>Ce qui est frappant, c&#8217;est l&#8217;image qui vient spontan&#233;ment quand on parle de prospection. Un homme. Une posture masculine, au sens symbolique : aller vers, oser, proposer, risquer le refus sans s&#8217;effondrer. Comme si cette part-l&#224; n&#8217;&#233;tait pas disponible chez les femmes. Ou comme si elle devait rester discr&#232;te, contenue, polie.</p><p>Pourtant, entreprendre demande aussi cette &#233;nergie. Pas en permanence. Pas contre soi. Mais suffisamment pour ne pas attendre que la reconnaissance tombe du ciel. Activer cette part n&#8217;oblige pas &#224; se transformer, ni &#224; se durcir. Cela oblige simplement &#224; assumer que ce que l&#8217;on fait m&#233;rite d&#8217;&#234;tre mis en relation avec d&#8217;autres.</p><p>Il y a un autre malentendu, plus pernicieux encore : celui du timing. Beaucoup attendent d&#8217;avoir &#8220;besoin&#8221; d&#8217;argent pour prospecter. Et c&#8217;est l&#224; que tout se crispe. La relation se charge d&#8217;urgence, de pression, parfois de d&#233;pendance. Prospecter devient alors une &#233;preuve, presque une mendicit&#233; int&#233;rieure. Alors qu&#8217;une rencontre faite sans enjeu imm&#233;diat est souvent beaucoup plus juste, plus claire, plus libre.</p><p>Prospecter &#8212; ou rencontrer, ou matcher &#8212; n&#8217;est pas un sprint. C&#8217;est un mouvement r&#233;gulier. Une respiration. Quelque chose qui se fait quand tout va &#224; peu pr&#232;s bien, pr&#233;cis&#233;ment pour ne pas avoir &#224; le faire quand tout va mal.</p><p>Je ne crois pas que le sujet soit d&#8217;aimer vendre. Je crois qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;accepter que personne ne viendra valider notre valeur &#224; notre place. Que proposer n&#8217;est pas d&#233;ranger. Que se rendre visible n&#8217;est pas se surexposer. Et que refuser ce mouvement, sous couvert de sensibilit&#233; ou de pudeur, a parfois un co&#251;t beaucoup plus &#233;lev&#233; qu&#8217;on ne veut bien l&#8217;admettre.</p><p>Reste une question, inconfortable, que je laisse volontairement ouverte.<br>Si personne ne venait jamais &#224; ta rencontre, est-ce vraiment la prospection que tu rejetterais&#8230; ou la possibilit&#233; d&#8217;entendre un non ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,<br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[On ne gagne pas sa vie. On gagne de l’argent pour vivre la vie qu’on a envie.]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/on-ne-gagne-pas-sa-vie-on-gagne-de</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/on-ne-gagne-pas-sa-vie-on-gagne-de</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 01 Feb 2026 17:31:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ed33819a-cb3b-41db-b79e-a446fb71fd2e_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a une phrase qui revient souvent, dite sans y penser : &#171; gagner sa vie &#187;. Comme si la vie &#233;tait ailleurs, &#224; conqu&#233;rir, &#224; m&#233;riter. Comme si l&#8217;argent en &#233;tait la cl&#233; d&#8217;entr&#233;e, le justificatif officiel. Je crois que c&#8217;est l&#224; que quelque chose se d&#233;place en silence. Pas brutalement. Insidieusement.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce moment pr&#233;cis o&#249; l&#8217;argent cesse d&#8217;&#234;tre un outil et devient une pression feutr&#233;e. Pas la peur spectaculaire de ne pas y arriver. Plut&#244;t cette tension continue, sourde, qui s&#8217;infiltre dans les d&#233;cisions, les rythmes, les compromis. Celle qui ne crie pas mais qui oriente. Celle qui transforme chaque choix en calcul discret : est-ce que &#231;a &#171; rapporte &#187; assez, vite, maintenant.</p><p>On dit vouloir de la libert&#233;, et pourtant on laisse l&#8217;argent d&#233;finir ce qui est raisonnable, acceptable, prioritaire. On appelle &#231;a de la maturit&#233;. De la responsabilit&#233;. Mais parfois, c&#8217;est juste une r&#233;duction du champ des possibles. Une contraction.</p><p>Je ne veux plus confondre gagner de l&#8217;argent et gagner sa vie. Parce que la vie ne se gagne pas. Elle se d&#233;ploie. Elle s&#8217;habite. Et l&#8217;argent, dans le meilleur des cas, devrait servir &#224; &#231;a : cr&#233;er des marges, des choix, de la respiration. Pas devenir le juge silencieux de ce qui a le droit d&#8217;exister.</p><p>La pression n&#8217;est pas toujours li&#233;e au manque. Paradoxalement, elle peut appara&#238;tre quand l&#8217;argent arrive. Quand il faut le maintenir. Quand il devient un seuil &#224; ne pas repasser en dessous. Alors l&#8217;activit&#233; se rigidifie. Les &#233;lans sont filtr&#233;s. La cr&#233;ativit&#233; n&#233;goci&#233;e. On commence &#224; travailler non plus pour ce que l&#8217;on veut construire, mais pour ce que l&#8217;on a peur de perdre.</p><p>Ce glissement est rarement nomm&#233;. On pr&#233;f&#232;re parler d&#8217;ambition, de strat&#233;gie, d&#8217;optimisation. Des mots propres, ma&#238;tris&#233;s. Mais &#224; l&#8217;int&#233;rieur, quelque chose se crispe. Une forme de loyaut&#233; invisible se met en place : je dois continuer &#224; produire ce qui rassure, m&#234;me si &#231;a m&#8217;&#233;loigne. M&#234;me si &#231;a m&#8217;&#233;puise un peu plus que pr&#233;vu.</p><p>Je crois que le vrai sujet n&#8217;est pas combien on gagne, mais &#224; quel prix int&#233;rieur. Et ce prix-l&#224; ne figure sur aucun tableau. Il se manifeste ailleurs : dans la fatigue qui ne passe pas, dans la sensation de courir apr&#232;s sa propre activit&#233;, dans ce doute diffus &#8212; est-ce que c&#8217;est vraiment pour &#231;a que j&#8217;ai choisi cette voie ?</p><p>Il y a un r&#233;cit dominant qui pr&#233;tend que la pression financi&#232;re est normale, formatrice, presque n&#233;cessaire. Qu&#8217;elle prouve le s&#233;rieux. Je ne suis plus s&#251;re. Je me demande si elle ne nous apprend pas surtout &#224; nous &#233;loigner subtilement de nous-m&#234;mes, sous couvert de pragmatisme.</p><p>Reprendre la main sur l&#8217;argent, ce n&#8217;est pas seulement mieux le g&#233;rer. C&#8217;est r&#233;interroger la place qu&#8217;on lui donne dans l&#8217;architecture de nos choix. C&#8217;est accepter que &#171; assez &#187; puisse &#234;tre un horizon valable. Suffisant, mais vivant. Stable, mais respirable.</p><p>Je crois que l&#8217;on peut vouloir de la s&#233;curit&#233; sans sacrifier la justesse. De la rentabilit&#233; sans s&#8217;endurcir. Mais cela suppose de regarder en face cette pression silencieuse et de reconna&#238;tre qu&#8217;elle n&#8217;est pas une fatalit&#233;. Qu&#8217;elle est souvent le r&#233;sultat d&#8217;un cadre mal ajust&#233;, pas d&#8217;une insuffisance personnelle.</p><p>Alors peut-&#234;tre que la question n&#8217;est pas comment gagner plus, mais comment faire en sorte que l&#8217;argent cesse de parler &#224; notre place. Qu&#8217;il redevienne un moyen, pas un moteur qui impose sa cadence.</p><p>Je laisse cette pens&#233;e ouverte, volontairement. Parce qu&#8217;elle m&#233;rite d&#8217;&#234;tre habit&#233;e lentement. Parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de r&#233;ponse universelle. Seulement une invitation &#224; &#233;couter ce qui se tend quand on prononce, presque machinalement, ces mots : gagner sa vie.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,<br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le gratuit n’est pas neutre]]></title><description><![CDATA[Le gratuit n&#8217;est pas neutre]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-dimanche-simplement-909</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-dimanche-simplement-909</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 25 Jan 2026 18:01:01 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/010b38c4-fb1b-4d9e-855c-759e4b55e610_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Je travaille beaucoup. Et je sais que je ne suis pas la seule. Beaucoup d&#8217;entrepreneuses travaillent beaucoup. Pas seulement en heures. En attention. En adaptation. En soin constant apport&#233; &#224; ce qui entoure leur activit&#233;. Et quand l&#8217;impact est faible, on cherche souvent du c&#244;t&#233; des strat&#233;gies : pas assez visible, pas assez claire, pas assez r&#233;guli&#232;re. Alors on ajoute. Du contenu. Des formats. Du gratuit.</p><p>Le gratuit, on le pr&#233;sente comme une &#233;vidence. Une porte d&#8217;entr&#233;e. Un geste g&#233;n&#233;reux. Quelque chose de sain. Et dans l&#8217;absolu, &#231;a l&#8217;est. Mais ce que l&#8217;on interroge rarement, c&#8217;est pourquoi il est si naturel, presque automatique, chez les femmes entrepreneuses. Pourquoi donner pr&#233;c&#232;de si souvent toute autre r&#233;flexion. Pourquoi offrir vient avant m&#234;me de poser le cadre.</p><p>Je crois que le gratuit n&#8217;est pas seulement un levier marketing. C&#8217;est une habitude profond&#233;ment ancr&#233;e. Une mani&#232;re d&#8217;&#234;tre au monde. Les femmes ont appris &#224; s&#8217;adapter, &#224; anticiper, &#224; faire avec. &#192; prendre soin. Historiquement, socialement, &#233;conomiquement. On retrouve cette logique partout : dans les m&#233;tiers du care, dans les r&#244;les invisibles, dans cette capacit&#233; &#224; porter plus que sa part sans le nommer comme tel. Donner devient un r&#233;flexe. Une preuve implicite de valeur. Une fa&#231;on d&#8217;exister sans d&#233;ranger.</p><p>Dans l&#8217;entrepreneuriat, cette habitude se d&#233;guise. Elle prend la forme d&#8217;ateliers gratuits, de masterclass ouvertes, de contenus g&#233;n&#233;reux. On appelle &#231;a &#8220;partager&#8221;. Mais parfois, c&#8217;est autre chose qui se joue. Donner pour rassurer. Donner pour m&#233;riter. Donner pour ne pas avoir &#224; demander clairement en retour. Le gratuit devient alors une suradaptation sophistiqu&#233;e. Socialement acceptable. Strat&#233;giquement justifiable.</p><p>Quand un atelier gratuit se d&#233;roule devant une salle quasi vide, ce n&#8217;est pas seulement frustrant. C&#8217;est r&#233;v&#233;lateur. Non pas d&#8217;un manque d&#8217;int&#233;r&#234;t, mais d&#8217;un d&#233;s&#233;quilibre. On a pris soin de l&#8217;autre avant m&#234;me de prendre soin du cadre. On a donn&#233; sans v&#233;rifier si la relation &#233;tait r&#233;ellement engag&#233;e. Et &#224; force, cela laisse une trace. Une fatigue sourde. Une impression de travailler beaucoup pour peu d&#8217;impact, sans comprendre pourquoi.</p><p>Je ne crois pas que le probl&#232;me soit le comportement des personnes inscrites. Ni m&#234;me le principe du gratuit. Le probl&#232;me, c&#8217;est quand le gratuit devient un lieu o&#249; se rejoue une vieille histoire : celle o&#249; l&#8217;on donne d&#8217;abord, et o&#249; l&#8217;on esp&#232;re que cela suffira &#224; cr&#233;er de la reconnaissance, de la l&#233;gitimit&#233;, du retour. Comme si poser un prix, poser une limite, poser une attente claire &#233;tait encore trop risqu&#233;.</p><p>Le gratuit n&#8217;est pas neutre. Il transporte avec lui des si&#232;cles d&#8217;habitudes f&#233;minines : prendre soin, lisser, compenser. Il peut &#234;tre un choix conscient, politique m&#234;me. Mais il peut aussi &#234;tre une mani&#232;re de se rendre indispensable sans &#234;tre vraiment choisie. Et c&#8217;est l&#224; que quelque chose se fissure.</p><p>Travailler beaucoup pour peu d&#8217;impact n&#8217;est pas toujours un probl&#232;me d&#8217;efficacit&#233;. C&#8217;est parfois un probl&#232;me de posture h&#233;rit&#233;e. Tant que donner est la condition implicite pour avoir le droit d&#8217;exister &#233;conomiquement, l&#8217;&#233;puisement n&#8217;est jamais loin. Et la d&#233;ception non plus.</p><p>Je continue de croire au gratuit. Mais plus comme un r&#233;flexe. Comme un acte situ&#233;. D&#233;cid&#233;. Assum&#233;. Pas comme une preuve de bonne volont&#233; permanente. Pas comme une fa&#231;on d&#233;guis&#233;e de prendre soin de tout le monde, au d&#233;triment de soi.</p><p>Peut-&#234;tre que la vraie question n&#8217;est pas &#8220;est-ce que je donne assez&#8221;, mais &#8220;&#224; quoi suis-je en train de r&#233;pondre quand je donne&#8221;. Et ce que cela co&#251;te, int&#233;rieurement, de continuer &#224; confondre g&#233;n&#233;rosit&#233; et suradaptation.</p><p>Je n&#8217;ai pas envie de trancher compl&#232;tement. Juste de nommer. Parce que tant que le gratuit reste un angle mort politique et intime, il continuera &#224; peser plus lourd sur celles qui ont d&#233;j&#224; appris &#224; porter beaucoup.</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>Co-pilote de parcours entrepreneurial<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Abonne-toi gratuitement pour recevoir de nouveaux posts et soutenir mon travail.</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Gérer son énergie, ce n’est pas ralentir.]]></title><description><![CDATA[C&#8217;est choisir ce qui m&#233;rite encore d&#8217;&#234;tre port&#233;.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/gerer-son-energie-ce-nest-pas-ralentir</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/gerer-son-energie-ce-nest-pas-ralentir</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Mon, 19 Jan 2026 09:34:24 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<h3><em><strong>Envie d&#8217;&#233;couter plut&#244;t que de lire ?</strong></em></h3><p><em>Ce mois-ci, j&#8217;ai pris du retard&#8230; La version audio sera pr&#234;te &#224; la fin de la semaine. Je me suis pos&#233;e la question de publier ou pas la newsletter &#233;crite. Oui, je la publie et la modifierai plus tard. Car l&#8217;entrepreneuriat, c&#8217;est &#231;a aussi. Du retard, des contretemps, des impr&#233;vus. Et c&#8217;est ok.</em></p><div><hr></div><h2><strong>AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER DE JANVIER 2026</strong></h2><ul><li><p><strong>&#201;dito de Christelle</strong> : G&#233;rer ton &#233;nergie, ce n&#8217;est pas ralentir. C&#8217;est choisir ce qui m&#233;rite encore d&#8217;&#234;tre port&#233;.</p></li><li><p><strong>L&#8217;astuce du mois</strong> : Faire le tri avant de chercher l&#8217;&#233;nergie</p></li><li><p><strong>Blog</strong> : Lire ton &#233;nergie comme un indicateur business</p></li><li><p><strong>Ce qui se pr&#233;pare en coulisses</strong> : Ateliers gratuits &#8212; poser de la clart&#233; avant de repartir</p></li><li><p><strong>Pr&#234;te &#224; entreprendre autrement</strong> : Choisir ce que tu veux continuer &#224; porter</p></li><li><p><strong>Mot de la fin</strong></p></li></ul><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_848,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_1272,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_1456,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 1456w" sizes="100vw"><img src="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png" data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:false,&quot;imageSize&quot;:&quot;normal&quot;,&quot;height&quot;:null,&quot;width&quot;:null,&quot;resizeWidth&quot;:0,&quot;bytes&quot;:669620,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;image/png&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:false,&quot;topImage&quot;:true,&quot;internalRedirect&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/i/185041851?img=https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png&quot;,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:&quot;center&quot;,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_424,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_848,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_1272,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!X9E7!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fed839968-a1f5-4e5d-a4df-ec2e09e438a7_1920x1080.png 1456w" sizes="100vw" fetchpriority="high"></picture><div></div></div></a></figure></div><h2><strong>&#201;DITO DE CHRISTELLE</strong></h2><p>Il y a des moments o&#249; je ne me suis pas sentie &#8220;&#233;puis&#233;e&#8221; au sens classique du terme.<br>Je dormais.<br>Je mangeais correctement.<br>Je faisais de l&#8217;activit&#233; physique.<br>Je continuais &#224; faire tourner mon activit&#233;.</p><p>Et pourtant&#8230;<br>quelque chose en moi r&#233;sistait.</p><p>Pas une grosse alarme.<br>Plut&#244;t une fatigue sourde.<br>Une difficult&#233; &#224; me remettre en mouvement sur certains sujets.<br>Comme si mon &#233;nergie disait : &#171; <em>pas comme &#231;a</em> &#187;.</p><p>Pendant longtemps, j&#8217;ai cru que &#231;a voulait dire que je devais <strong>me reposer davantage</strong>.<br>Alors j&#8217;ai ralenti. Un peu.<br>Puis j&#8217;ai essay&#233; de me motiver.<br>Puis j&#8217;ai culpabilis&#233; de ne pas avoir l&#8217;&#233;lan d&#8217;avant.</p><p>Et puis j&#8217;ai compris autre chose.</p><p>Cette fatigue-l&#224; n&#8217;&#233;tait pas un manque d&#8217;&#233;nergie.<br>C&#8217;&#233;tait une <strong>r&#233;sistance au changement</strong>.</p><p>Parce que changer, ce n&#8217;est jamais neutre.<br>Avant de choisir autrement, il y a toujours des &#233;tapes qu&#8217;on traverse. M&#234;me quand on est lucide, m&#234;me quand on est exp&#233;riment&#233;e.</p><p>Il y a le moment o&#249; l&#8217;on se dit :<br>&#171; <strong>&#199;a va passer. Ce n&#8217;est qu&#8217;une phase.</strong> &#187;</p><p>Puis celui o&#249; l&#8217;on s&#8217;agace :<br>&#171; <strong>Pourquoi &#231;a me p&#232;se autant alors que, sur le papier, tout va bien ?</strong> &#187;</p><p>Il y a parfois une forme de tristesse aussi.<br>Celle de r&#233;aliser que certaines choses qu&#8217;on a construites avec c&#339;ur&#8230;<br>ne nous portent plus de la m&#234;me fa&#231;on.</p><p>Et entre ces &#233;tapes, il y a souvent <strong>de la fatigue</strong>.<br>Pas parce qu&#8217;on est faible.<br>Mais parce qu&#8217;on continue &#224; porter ce qui est en train de demander &#224; &#234;tre transform&#233;.</p><p>Si je te parle de &#231;a aujourd&#8217;hui, ce n&#8217;est pas pour t&#8217;analyser.<br>C&#8217;est parce que je vois beaucoup d&#8217;entrepreneuses vivre exactement ce passage en ce moment.</p><p>Et peut-&#234;tre que toi aussi, tu le sens.<br>Pas une envie d&#8217;arr&#234;ter.<br>Pas un besoin de tout envoyer valser.<br>Mais une lassitude &#233;trange, cibl&#233;e, pr&#233;cise.</p><p>Alors j&#8217;ai envie de te proposer un d&#233;placement simple.</p><p>Et si g&#233;rer ton &#233;nergie, ce n&#8217;&#233;tait pas ralentir&#8230;<br>mais <strong>accepter que certaines charges n&#8217;ont plus &#224; &#234;tre port&#233;es dans les m&#234;mes conditions</strong> ?</p><p>Et si cette fatigue &#233;tait moins un signal d&#8217;alarme<br>qu&#8217;un <strong>signal de transition</strong> ?</p><p>Janvier est souvent pr&#233;sent&#233; comme un mois pour repartir.<br>Moi, je crois qu&#8217;il peut aussi &#234;tre un mois pour <strong>accepter ce qui est en train de se terminer</strong>,<br>une mani&#232;re de faire,<br>un rythme,<br>une attente envers soi-m&#234;me.</p><p>Parce qu&#8217;on ne choisit pas juste ce qu&#8217;on commence.<br>On choisit aussi ce qu&#8217;on arr&#234;te de porter.</p><p>Et tr&#232;s souvent, c&#8217;est l&#224; que l&#8217;&#233;nergie revient.<br>Pas parce qu&#8217;on s&#8217;est forc&#233;e.<br>Mais parce qu&#8217;on a enfin choisi plus juste.</p><h2><strong>L&#8217;ASTUCE DU MOIS</strong></h2><h3><strong>Faire le tri avant de chercher l&#8217;&#233;nergie</strong></h3><p><strong>Avant de chercher de l&#8217;&#233;nergie, regarde ce que tu continues &#224; porter</strong></p><p>Quand on se sent fatigu&#233;e, le r&#233;flexe est presque toujours le m&#234;me.<br>Chercher comment r&#233;cup&#233;rer.<br>Comment se reposer.<br>Comment retrouver de l&#8217;&#233;lan.</p><p>Ce mois-ci, je te propose de faire exactement l&#8217;inverse.</p><p>&#128073;&#127995; <strong>Avant de chercher de l&#8217;&#233;nergie, regarde ce que tu continues &#224; porter.</strong></p><p>Pas pour juger.<br>Pas pour tout arr&#234;ter.<br>Mais pour <strong>mettre de la conscience l&#224; o&#249; tu d&#233;penses ton &#233;nergie sans t&#8217;en rendre compte</strong>.</p><h4><strong>L&#8217;exercice (simple, mais exigeant)</strong></h4><p>Prends une feuille de papier.<br>Pas ton agenda.<br>Pas ta to-do list.</p><p>Et r&#233;ponds, honn&#234;tement, &#224; ces trois questions :</p><p><strong>1&#65039;&#8419; Qu&#8217;est-ce que je porte encore &#8220;par habitude&#8221; ?<br></strong>Un projet, une offre, une fa&#231;on de communiquer, une mani&#232;re de travailler&#8230;Quelque chose que tu continues surtout parce que <em>&#8220;j&#8217;ai toujours fait comme &#231;a&#8221;</em>.</p><h5><strong>2&#65039;&#8419; Qu&#8217;est-ce que je porte &#8220;par loyaut&#233;&#8221; ?</strong></h5><p>Loyaut&#233; &#224; une version pass&#233;e de toi.<br>&#192; une promesse faite.<br>&#192; une image que tu crois devoir tenir.</p><h5><strong>3&#65039;&#8419; Qu&#8217;est-ce que je porte &#8220;par peur&#8221; ?</strong></h5><p>Peur de d&#233;cevoir.<br>Peur de perdre.<br>Peur de reconna&#238;tre que &#231;a ne te nourrit plus.</p><p>Ne cherche pas de solution.<br>Ne d&#233;cide rien tout de suite.</p><p>&#128073;&#127995; Observe simplement ce que ces r&#233;ponses te font ressentir dans le corps.</p><p>Souvent, la fatigue ne vient pas de ce que tu fais.<br>Elle vient de <strong>ce que tu continues &#224; porter alors que, int&#233;rieurement, tu es d&#233;j&#224; en train de t&#8217;en d&#233;tacher</strong>.</p><div><hr></div><h4><strong>La checklist de janvier (en soutien, pas en injonction)</strong></h4><p>Pour t&#8217;aider &#224; poser ces prises de conscience, j&#8217;ai pr&#233;par&#233;<br><strong>la checklist de janvier : &#8220;Mon &#233;nergie (le vrai levier de mon business)&#8221;</strong>.</p><p>Elle n&#8217;est pas l&#224; pour t&#8217;optimiser.<br>Elle est l&#224; pour t&#8217;aider &#224; :</p><ul><li><p>identifier ce qui te co&#251;te,</p></li><li><p>honorer ta fatigue comme un signal,</p></li><li><p>commencer &#224; faire des choix qui te respectent.</p></li></ul><p>&#128073;&#127995; <strong><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/checklist-du-mois-outil-ultra-pratique">T&#233;l&#233;charger la checklist de janvier</a></strong></p><p>Prends-la comme un point d&#8217;appui.<br>Pas comme une obligation.</p><p>Parce que parfois, la premi&#232;re vraie d&#233;cision strat&#233;gique de l&#8217;ann&#233;e,<br>ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;on va lancer.</p><p>C&#8217;est <strong>ce qu&#8217;on accepte enfin de ne plus porter de la m&#234;me fa&#231;on</strong>.</p><h2><strong>BLOG</strong></h2><h3><strong>Lire ton &#233;nergie comme un indicateur business</strong></h3><p>On parle souvent de fatigue comme d&#8217;un sujet personnel.<br>Quelque chose &#224; mieux g&#233;rer.<br>&#192; compenser.<br>&#192; &#8220;prendre sur soi&#8221;.</p><p>Mais quand on entreprend seule, la fatigue n&#8217;est jamais neutre.</p><p>Elle ne touche pas seulement ton moral ou ton rythme.<br>Elle touche <strong>ta capacit&#233; &#224; d&#233;cider</strong>, &#224; anticiper, &#224; trancher.<br>Elle agit directement sur la solidit&#233; de ton business.</p><p>C&#8217;est l&#224; que beaucoup de lectures s&#8217;arr&#234;tent trop t&#244;t.</p><p>Tant que l&#8217;on continue &#224; piloter uniquement avec des indicateurs financiers,<br>le chiffre d&#8217;affaires, les ventes, la tr&#233;sorerie,<br>sans regarder <strong>ce que co&#251;te r&#233;ellement l&#8217;&#233;puisement</strong>,<br>on passe &#224; c&#244;t&#233; de l&#8217;essentiel.</p><p>Parce que la fatigue a un prix.</p><p>Un prix en charge mentale.<br>Un prix en fatigue d&#233;cisionnelle.<br>Un prix en rigidification strat&#233;gique.</p><p>Quand l&#8217;&#233;nergie baisse :</p><ul><li><p>on reporte des choix importants,</p></li><li><p>on s&#8217;accroche &#224; des solutions connues m&#234;me si elles ne sont plus justes,</p></li><li><p>on &#8220;tient&#8221; au lieu de piloter.</p></li></ul><p>Dans l&#8217;article de ce mois-ci, je propose une autre lecture.</p><p>&#8594; Penser l&#8217;&#233;nergie comme un <strong>actif strat&#233;gique</strong>, pas comme une variable personnelle.<br>&#8594; Comprendre pourquoi un business qui repose uniquement sur la vitalit&#233; de l&#8217;entrepreneuse est fragile.<br>&#8594; Relier <strong>lucidit&#233; &#233;conomique, s&#233;curit&#233; financi&#232;re et capacit&#233; &#224; durer</strong>.</p><p>Ce n&#8217;est pas un appel &#224; ralentir.<br>Ce n&#8217;est pas un plaidoyer pour faire moins.</p><p>C&#8217;est un appel &#224; <strong>piloter autrement</strong>.</p><p>Parce que tant que la vitalit&#233; de l&#8217;entrepreneuse est trait&#233;e comme un sujet &#8220;en plus&#8221;, les analyses &#233;conomiques restent incompl&#232;tes.</p><p>Et parce qu&#8217;une entrepreneuse &#233;puis&#233;e ne cr&#233;e pas moins de valeur par manque de comp&#233;tence, mais par manque de marge int&#233;rieure pour d&#233;cider juste.</p><p>&#128073;&#127995; <strong>Lire l&#8217;article complet : <a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/article-blog-economie-vitalite-entrepreneuriale">L&#8217;&#233;conomie de la vitalit&#233; entrepreneuriale</a></strong></p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Si tu veux &#234;tre inform&#233;e, reste bien connect&#233;e !</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><h2><strong>CE QUI SE PR&#201;PARE EN COULISSES</strong></h2><p>Ce mois-ci, tout ce qui se pr&#233;pare &#224; La Clique des Entrepreneuses a un point commun : <strong>t&#8217;aider &#224; piloter ton activit&#233; sans t&#8217;&#233;puiser &#224; porter seule, &#224; l&#8217;aveugle, ou en force</strong>.</p><p>Pas pour &#8220;faire plus&#8221;.<br>Mais pour <strong>choisir plus juste</strong>.</p><h3><strong>Ateliers gratuits &#8212; poser de la clart&#233; avant de repartir</strong></h3><h4><strong>Bilan 2025 &#8594; Projection 2026</strong></h4><p>Deux dates au choix :</p><ul><li><p><strong>Vendredi 23 janvier &#8212; 10h &#224; 12h30</strong></p></li><li><p><strong>Vendredi 6 f&#233;vrier &#8212; 10h &#224; 12h30</strong></p></li></ul><blockquote><p><strong>&#128204; </strong>En visio &#8212; <strong>10 places maximum par session</strong></p></blockquote><p>Cet atelier est n&#233; d&#8217;un constat simple :<br>beaucoup d&#8217;entrepreneuses repartent en janvier <strong>sans avoir vraiment dig&#233;r&#233; l&#8217;ann&#233;e pass&#233;e</strong>.</p><p>On avance alors avec :</p><ul><li><p>des d&#233;cisions prises trop vite,</p></li><li><p>des objectifs h&#233;rit&#233;s,</p></li><li><p>et une fatigue qu&#8217;on tra&#238;ne sans la regarder.</p></li></ul><p>Pendant ces 2h30, on prendra le temps de :</p><ul><li><p>relire 2025 sans violence ni d&#233;ni,</p></li><li><p>identifier ce qui t&#8217;a nourrie <strong>et</strong> ce qui t&#8217;a co&#251;t&#233;,</p></li><li><p>poser une projection 2026 <strong>tenable</strong>, r&#233;aliste, incarn&#233;e.</p></li></ul><p>&#128073;&#127995; <strong><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/2025-vers-2026-information">Inscriptions</a></strong></p><h4><strong>Suivre son activit&#233; sans fuir ses chiffres</strong></h4><p><strong>S&#233;rie de 2 sessions</strong> (2h chacune) :</p><ul><li><p><strong>Vendredi 30 janvier &#8212; 10h &#224; 12h</strong></p></li><li><p><strong>Vendredi 13 f&#233;vrier &#8212; 10h &#224; 12h</strong></p></li></ul><p>Beaucoup d&#8217;entrepreneuses le sentent :<br>la fatigue augmente quand le pilotage devient flou.</p><p>Pas parce qu&#8217;on ne sait pas faire.<br>Mais parce qu&#8217;on &#233;vite de regarder ce qui fait peur&#8230; ou ce qui fatigue.</p><p>Ces deux sessions sont pens&#233;es pour :</p><ul><li><p>installer une m&#233;thode simple de suivi d&#8217;activit&#233;,</p></li><li><p>rendre les chiffres lisibles, concrets, non anxiog&#232;nes,</p></li><li><p>reprendre une forme de pouvoir d&#233;cisionnel <strong>sans se crisper</strong>.</p></li></ul><p>&#128073;&#127995; <strong><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/suivre-son-activite-sans-fuir-ses-chiffres-information">Inscription</a></strong></p><p>Si tu connais des entrepreneuses pour qui ces espaces seraient utiles,<br>n&#8217;h&#233;site pas &#224; leur partager l&#8217;information.</p><h2><strong>PR&#202;TE &#192; ENTREPRENDRE AUTREMENT ?</strong></h2><h3><strong>Choisir ce que tu veux continuer &#224; porter</strong></h3><p>La Clique des Entrepreneuses n&#8217;est pas n&#233;e pour t&#8217;apprendre &#224; tenir plus longtemps. Elle est n&#233;e pour que tu <strong>n&#8217;aies plus &#224; tout porter seule</strong>, ni &#224; t&#8217;ab&#238;mer pour que ton business fonctionne.</p><p>Ici, on part d&#8217;un principe simple :<br><strong>si ton activit&#233; te co&#251;te plus qu&#8217;elle ne te nourrit, ce n&#8217;est pas un probl&#232;me de motivation.<br>C&#8217;est un probl&#232;me de cadre.</strong></p><p>Entreprendre autrement, &#224; La Clique, &#231;a veut dire :</p><ul><li><p>piloter avec lucidit&#233; plut&#244;t qu&#8217;en force,</p></li><li><p>faire des choix qui respectent ton &#233;nergie r&#233;elle,</p></li><li><p>accepter que durer demande parfois de <strong>d&#233;poser</strong>, pas d&#8217;ajouter.</p></li></ul><p>Si tu sens que tu es &#224; un moment de transition &#8212;<br>pas un effondrement, pas un abandon,<br>mais un moment o&#249; tu as besoin de <strong>repenser ce que tu portes et comment tu le portes</strong> &#8212;<br>il existe deux portes d&#8217;entr&#233;e possibles.</p><h4><strong>L&#8217;Exploratrice</strong></h4><p>Pour celles qui ont besoin de clart&#233;.<br>Un espace pour faire le point, respirer, comprendre ce qui fatigue vraiment<br>et remettre du sens avant de repartir.</p><h4><strong>L&#8217;Audacieuse</strong></h4><p>Pour celles qui savent qu&#8217;un cap doit &#234;tre franchi.<br>Structurer, d&#233;cider, assumer une posture de cheffe d&#8217;entreprise align&#233;e<br>sans s&#8217;endurcir ni se trahir.</p><p>Dans les deux cas, tu n&#8217;y trouveras ni recettes miracles, ni injonctions.<br>Mais un cadre, du soutien, et une lecture du r&#233;el qui te permet de choisir plus juste.</p><p>&#128073;&#127995; <strong><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/je-choisis-mon-offre">Je choisis mon abonnement</a></strong></p><h2><strong>MOT DE LA FIN</strong></h2><p>Janvier n&#8217;a pas toujours besoin d&#8217;&#234;tre un mois d&#8217;&#233;lan spectaculaire.<br>Il peut aussi &#234;tre un mois de <strong>v&#233;rit&#233; tranquille</strong>.</p><p>Un mois o&#249; l&#8217;on accepte de regarder ce qui p&#232;se,<br>ce qui s&#8217;est transform&#233;,<br>ce qui ne demande pas plus d&#8217;efforts&#8230; mais plus de justesse.</p><p>Si quelque chose a r&#233;sonn&#233; en toi dans cette newsletter,<br>ne cherche pas &#224; en faire imm&#233;diatement une action.<br>Laisse-le infuser.<br>Observe ce que ton corps, ton &#233;nergie, ton envie te racontent.</p><p>Parce que tr&#232;s souvent,<br>ce n&#8217;est pas quand on force que les choses se r&#233;ajustent.<br>C&#8217;est quand on accepte de choisir autrement.</p><p>Merci d&#8217;&#234;tre l&#224;, mois apr&#232;s mois,<br>de lire, de r&#233;fl&#233;chir, de ne pas prendre ton entrepreneuriat &#224; la l&#233;g&#232;re.</p><p>On se retrouve le mois prochain,<br>pour continuer &#224; construire &#8212; ensemble &#8212;<br>une mani&#232;re d&#8217;entreprendre qui te respecte autant qu&#8217;elle te fait vivre.</p><p>&#192; tr&#232;s vite,</p><p>&#129505; Christelle<br>Co-pilote de parcours entrepreneurial</p><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/gerer-son-energie-ce-nest-pas-ralentir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption"><strong>Fais circuler l&#8217;&#233;nergie !</strong></p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/gerer-son-energie-ce-nest-pas-ralentir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/gerer-son-energie-ce-nest-pas-ralentir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tenir, mais jusqu’à quand ?]]></title><description><![CDATA[Tenir, mais jusqu&#8217;&#224; quand ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-dimanche-simplement-666</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-dimanche-simplement-666</guid><dc:creator><![CDATA[La Clique des Entrepreneuses]]></dc:creator><pubDate>Sun, 18 Jan 2026 18:00:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/93585df2-1c58-41d7-ba82-b8e53f186e85_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a cette phrase que je r&#233;p&#232;te souvent. Prendre soin de soi. Ralentir quand c&#8217;est n&#233;cessaire. S&#8217;autoriser des journ&#233;es sans produire.<br>Je la dis sinc&#232;rement. Je la crois.<br>Et pourtant, depuis quelques semaines, je fais exactement l&#8217;inverse.</p><p>Je travaille beaucoup. Pas dans l&#8217;agitation. Pas dans la fuite. Mais dans une intensit&#233; continue, assum&#233;e. Janvier est dense. D&#233;cembre l&#8217;&#233;tait d&#233;j&#224;. Et je sais que ce rythme-l&#224; ne ressemble pas &#224; l&#8217;image &#8220;id&#233;ale&#8221; que l&#8217;on se fait d&#8217;un entrepreneuriat respectueux de soi.</p><p>Ce qui me trouble, ce n&#8217;est pas de travailler.<br>C&#8217;est la question silencieuse qui s&#8217;invite derri&#232;re : est-ce que je vais tenir comme &#231;a, dans la dur&#233;e ?</p><p>Parce que la v&#233;rit&#233;, c&#8217;est que je ne travaille pas par peur. Ni par avidit&#233;.<br>Je travaille parce que ce que je vois chez les entrepreneuses que j&#8217;accompagne me confirme une chose tr&#232;s simple : cet espace qu&#8217;est La Clique des Entrepreneuses, est n&#233;cessaire. Profond&#233;ment. Humainement.<br>Et qu&#8217;il y a encore trop peu de femmes qui peuvent en b&#233;n&#233;ficier.</p><p>Je ne cherche pas &#224; &#8220;gagner plus&#8221;. Je cherche &#224; pouvoir vivre de ce que je construis. &#192; stabiliser. &#192; rendre viable quelque chose qui fait du bien &#8212; y compris &#224; moi.<br>Il y a l&#224; une tension que je connais bien : vouloir pr&#233;server son &#233;nergie tout en assumant la responsabilit&#233; de faire exister ce qui compte.</p><p>On parle beaucoup de repos, de lenteur, de respect des rythmes.<br>On parle moins de ce moment pr&#233;cis o&#249; l&#8217;on choisit, consciemment, d&#8217;investir plus.<br>Non pas pour performer. Mais pour poser des fondations.</p><p>Ce qui fatigue vraiment, ce n&#8217;est pas tant de travailler beaucoup.<br>C&#8217;est de travailler sans clart&#233;.<br>C&#8217;est de ne pas savoir pourquoi on le fait.<br>C&#8217;est d&#8217;&#234;tre prise dans un r&#233;cit o&#249; l&#8217;on devrait toujours &#234;tre en train de se prot&#233;ger&#8230; quitte &#224; s&#8217;emp&#234;cher de construire.</p><p>Je crois qu&#8217;il y a une confusion dangereuse entre &#8220;prendre soin de soi&#8221; et &#8220;ne jamais forcer&#8221;.<br>Comme si toute intensit&#233; &#233;tait forc&#233;ment une violence.<br>Comme si la seule mani&#232;re de durer &#233;tait de lisser, d&#8217;&#233;galiser, d&#8217;aplanir.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de lire ! 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Avec des temps d&#8217;expansion, des temps de resserrement, des temps de pause.<br>Et parfois, oui, des p&#233;riodes o&#249; l&#8217;on donne plus, en sachant que cela ne peut pas &#234;tre permanent.</p><p>Ce que j&#8217;interroge, en ce moment, ce n&#8217;est pas mon volume de travail.<br>C&#8217;est ma capacit&#233; &#224; rester lucide pendant que je travaille beaucoup.<br>&#192; ne pas me raconter d&#8217;histoires.<br>&#192; ne pas transformer un effort ponctuel en norme silencieuse.</p><p>Je m&#8217;accorde du temps. Diff&#233;remment.<br>Je marche. Je bouge. Je vois des gens. Je m&#8217;autorise des respirations en pleine semaine, l&#224; o&#249; d&#8217;autres les prennent le week-end.<br>Parce que pour moi, l&#8217;entrepreneuriat n&#8217;a jamais &#233;t&#233; une affaire de cases &#8220;lundi-vendredi&#8221; et &#8220;repos samedi-dimanche&#8221;.</p><p>Mais malgr&#233; tout, la question reste.<br>Et elle m&#233;rite d&#8217;&#234;tre regard&#233;e sans r&#233;ponse toute faite.</p><p>Combien de temps peut-on tenir quand ce que l&#8217;on porte est plus grand que soi ?<br>&#192; partir de quand l&#8217;engagement devient-il une usure ?<br>Et comment distinguer la fatigue f&#233;conde de celle qui ab&#238;me ?</p><p>Je n&#8217;ai pas de conclusion &#224; offrir.<br>Seulement cette vigilance-l&#224; : ne pas confondre endurance et sacrifice.<br>Ne pas sacraliser l&#8217;&#233;puisement, mais ne pas diaboliser l&#8217;effort non plus.</p><p>Tenir dans la dur&#233;e ne se joue peut-&#234;tre pas dans la quantit&#233; de repos que l&#8217;on prend.<br>Mais dans la qualit&#233; de la relation que l&#8217;on entretient avec ce que l&#8217;on est en train de construire.</p><p>Et &#231;a, ce n&#8217;est jamais d&#233;finitivement r&#233;gl&#233;.</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>Co-pilote de parcours entrepreneurial<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de lire ! 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