<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Les news de La Clique]]></title><description><![CDATA[Des publications pour entreprendre autrement : transformer les flous et les doutes en clarté, retrouver du souffle, et bâtir un business qui allie sens, plaisir et liberté.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!h7E2!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F81560994-8b6a-4a14-a53b-ddea7f8941b8_903x903.png</url><title>Les news de La Clique</title><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Sat, 25 Jul 2026 05:31:18 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Christelle | LCDE]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Ce que je choisis de ne pas voir]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Une pens&#233;e sur l'IA, le confort qu'elle offre aux entrepreneuses, et le co&#251;t qu'on pr&#233;f&#232;re ne pas regarder en face.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-je-choisis-de-ne-pas-voir</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-je-choisis-de-ne-pas-voir</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 19 Jul 2026 17:00:51 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/07efbb34-b02d-401b-8c6d-cf4efc7102fb_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>J&#8217;ai regard&#233; un documentaire cette semaine. Il parlait du travail, de l&#8217;intelligence artificielle, des chiffres qu&#8217;on brandit sur les emplois qui vont dispara&#238;tre. Rien de neuf en soi. Sauf qu&#8217;&#224; un moment, une phrase m&#8217;est rest&#233;e : cette fois, ce n&#8217;est pas un progr&#232;s qui remplace un autre. Cette fois, &#231;a touche l&#8217;endroit m&#234;me d&#8217;o&#249; partaient tous les progr&#232;s pr&#233;c&#233;dents. La pens&#233;e. La capacit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir, &#224; formuler, &#224; d&#233;cider.</p><p>J&#8217;ai ferm&#233; l&#8217;ordinateur en me disant que &#231;a ne me concernait pas vraiment. Que moi, entrepreneure solo, je fais mon m&#233;tier comme avant. Je pense, j&#8217;&#233;cris, je d&#233;cide, j&#8217;accompagne. Et puis j&#8217;ai rouvert l&#8217;ordinateur pour &#233;crire ce texte, et j&#8217;ai utilis&#233; un outil d&#8217;intelligence artificielle pour m&#8217;aider &#224; structurer une id&#233;e. Sans y penser. Comme d&#8217;habitude.</p><p>C&#8217;est l&#224; que la question a cess&#233; d&#8217;&#234;tre abstraite.</p><p>Je ne crois pas que ces outils m&#8217;emp&#234;chent de penser. Je crois m&#234;me, &#224; l&#8217;inverse de ce qu&#8217;on nous dit souvent, qu&#8217;ils peuvent ouvrir un espace : moins de temps pass&#233; &#224; formuler, plus de temps pour arbitrer, pour choisir, pour aller au fond d&#8217;un sujet plut&#244;t que d&#8217;en rester &#224; la surface. Ce n&#8217;est pas rien. Beaucoup d&#8217;entre nous, seules face &#224; leur activit&#233;, ont trouv&#233; l&#224; une forme d&#8217;appui qu&#8217;elles n&#8217;avaient jamais eue.</p><p>Mais je ne peux plus faire comme si &#231;a n&#8217;avait pas de prix. &#192; chaque fois que j&#8217;appuie sur une touche pour lancer une requ&#234;te, je sais qu&#8217;il y a de l&#8217;eau, de l&#8217;&#233;nergie, un co&#251;t r&#233;el quelque part, loin de mon &#233;cran mais bien r&#233;el. Et je sais aussi que des m&#233;tiers entiers, pas seulement des t&#226;ches mais des fa&#231;ons de gagner sa vie, vacillent &#224; une vitesse qu&#8217;on n&#8217;a jamais connue. Ce n&#8217;est pas une inqui&#233;tude th&#233;orique. C&#8217;est une dissonance que je porte concr&#232;tement, chaque fois que je choisis la facilit&#233; d&#8217;un outil plut&#244;t que la lenteur d&#8217;un effort seul.</p><p>Ce qui m&#8217;interroge, ce n&#8217;est pas l&#8217;outil. C&#8217;est ce que je fais de mon confort. On parle beaucoup, dans nos milieux, d&#8217;aligner son activit&#233; avec ce qu&#8217;on est. Mais on parle rarement de ce qui se joue quand l&#8217;alignement personnel se heurte &#224; un co&#251;t collectif qu&#8217;on ne voit pas. On peut construire un business parfaitement coh&#233;rent avec ses valeurs affich&#233;es, et en m&#234;me temps alimenter, chaque jour, un syst&#232;me dont on n&#8217;a pas mesur&#233; tout le poids.</p><p>Je ne dis pas qu&#8217;il faut arr&#234;ter. Je ne dis pas non plus qu&#8217;il faut continuer sans y penser. Je dis que j&#8217;ai remarqu&#233;, chez moi, une facilit&#233; &#224; ranger cette question dans la case des grands probl&#232;mes du monde, ceux qu&#8217;on regarde de loin, qu&#8217;on commente, qu&#8217;on referme. Alors que l&#224;, c&#8217;est un geste minuscule et quotidien qui m&#8217;implique directement. Ce n&#8217;est pas l&#8217;IA qui me pose probl&#232;me. C&#8217;est ma propre capacit&#233; &#224; mettre &#224; distance ce que je sais, pour continuer tranquillement.</p><p>Je crois qu&#8217;il existe une forme de lucidit&#233; inconfortable qu&#8217;on esquive trop souvent parce qu&#8217;elle ne d&#233;bouche sur aucune solution simple. On voudrait un choix binaire : utiliser ou refuser. Mais la r&#233;alit&#233;, pour la plupart d&#8217;entre nous, ressemble davantage &#224; un compromis permanent, ajust&#233;, jamais totalement satisfaisant. Et peut-&#234;tre que c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment l&#224;, dans ce compromis inconfortable, que se joue quelque chose d&#8217;important. Pas une r&#233;ponse. Une vigilance.</p><p>Je ne sais pas ce que je ferai de cette question la semaine prochaine, en &#233;crivant, en travaillant, en cliquant &#224; nouveau sans y penser. Je sais seulement qu&#8217;elle m&#233;rite de rester pos&#233;e, plut&#244;t que rang&#233;e. Et je me demande combien d&#8217;entre nous acceptent, comme moi, de repousser cet inconfort &#224; plus tard, parce qu&#8217;affronter cette contradiction reviendrait &#224; toucher quelque chose qu&#8217;on pr&#233;f&#232;re ne pas nommer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-je-choisis-de-ne-pas-voir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-je-choisis-de-ne-pas-voir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-je-choisis-de-ne-pas-voir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que 10 000 euros ne racontent pas]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Pourquoi se comparer aux autres entrepreneuses nous &#233;puise, et ce qu'il faudrait regarder &#224; la place.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-10-000-euros-ne-racontent</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-10-000-euros-ne-racontent</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 12 Jul 2026 17:01:31 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/22c52c4a-e65a-4eec-b7f7-d768398dbe63_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Cette semaine, une entrepreneuse me parlait de son niveau en informatique. Dix-huit mois qu&#8217;elle apprend, qu&#8217;elle progresse, qu&#8217;elle construit quelque chose de solide avec les outils qu&#8217;elle a choisis. Et pourtant, dans sa voix, aucune fiert&#233;. Juste ce petit pincement familier : ce n&#8217;est pas suffisant, il y en a de meilleures qu&#8217;elle.</p><p>Je l&#8217;ai &#233;cout&#233;e et j&#8217;ai pens&#233; &#224; ces publications qu&#8217;on croise partout, ce fil continu de chiffres qu&#8217;on brandit comme des preuves. Dix mille euros de chiffre d&#8217;affaires par mois. On regarde, on compare, et sans m&#234;me s&#8217;en rendre compte, on se soustrait &#224; soi-m&#234;me. Puisque l&#8217;autre l&#8217;a fait, moi je n&#8217;y suis pas arriv&#233;e. Comme si la r&#233;ussite d&#8217;une autre venait, m&#233;caniquement, diminuer la sienne.</p><p>Je crois que cette m&#233;canique-l&#224; m&#233;rite qu&#8217;on s&#8217;y arr&#234;te vraiment. Parce qu&#8217;elle ne concerne pas seulement l&#8217;argent, ni les outils informatiques, ni la vitesse d&#8217;apprentissage. Elle touche &#224; quelque chose de plus profond : la mani&#232;re dont on a appris, tr&#232;s t&#244;t, &#224; situer notre valeur par rapport &#224; celle des autres plut&#244;t que par rapport &#224; nous-m&#234;mes.</p><p>Je me souviens d&#8217;une sc&#232;ne, enfant. Je rentrais le soir avec un 12/20, fi&#232;re, un peu essouffl&#233;e d&#8217;avoir couru jusqu&#8217;&#224; la maison pour le raconter. Et la premi&#232;re question qu&#8217;on me posait n&#8217;&#233;tait jamais celle que j&#8217;attendais. Pas <em>et les autres, ils ont eu combien</em>. Mais <em>toi, comment tu te sens avec cette note</em>. Sur le moment, &#231;a m&#8217;aga&#231;ait. Je voulais qu&#8217;on me dise si j&#8217;&#233;tais devant ou derri&#232;re. Il a fallu des ann&#233;es pour comprendre que cette question, en apparence si simple, me prot&#233;geait de quelque chose que je n&#8217;identifiais pas encore : la fuite &#233;nerg&#233;tique permanente qu&#8217;implique le fait de se mesurer aux autres plut&#244;t qu&#8217;&#224; soi.</p><p>Parce que c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit. Une fuite. Chaque fois qu&#8217;on scrolle un chiffre, une comp&#233;tence, une vitesse d&#8217;ex&#233;cution qui n&#8217;est pas la n&#244;tre, on pr&#233;l&#232;ve un peu d&#8217;&#233;nergie sur notre propre trajectoire pour la d&#233;poser dans le jugement de celle d&#8217;une autre. On ne s&#8217;en rend pas compte, parce que &#231;a ne dure qu&#8217;une seconde. Mais ces secondes s&#8217;additionnent, et elles finissent par dessiner un rapport &#224; soi fond&#233; sur le manque plut&#244;t que sur le mouvement.</p><p>Ce que je trouve &#233;trange, en y repensant, c&#8217;est que personne ne remet vraiment en question ce r&#233;flexe. On l&#8217;a int&#233;gr&#233; comme une &#233;vidence : pour savoir si on avance bien, il faudrait un point de comparaison ext&#233;rieur. Un chiffre affich&#233; par une autre, une ma&#238;trise que l&#8217;on n&#8217;a pas encore, un rythme qui n&#8217;est pas le n&#244;tre. Comme si notre propre boussole ne suffisait pas. Comme s&#8217;il fallait, pour se sentir l&#233;gitime, une preuve venue d&#8217;ailleurs.</p><p>Je ne crois pas qu&#8217;il faille nier les &#233;carts. Il y a des endroits o&#249; l&#8217;on est moins &#224; l&#8217;aise, moins rapide, moins outill&#233;e. Ce n&#8217;est pas la question. La question, c&#8217;est ce qu&#8217;on fait de ce constat. Le regarder en creux, comme une faille qui nous disqualifie face &#224; celle qui, elle, ma&#238;trise. Ou le regarder en relief, &#224; c&#244;t&#233; de ce qu&#8217;on a construit, appris, tenu, malgr&#233; les doutes.</p><p>Cette femme qui parlait de son informatique n&#8217;a pas conscience, je crois, du chemin parcouru. Dix-huit mois de constance, ce n&#8217;est pas rien. Mais le chiffre de l&#8217;autre, plus impressionnant, plus visible, a suffi &#224; effacer le sien. C&#8217;est l&#224; que je m&#8217;interroge : &#224; quel moment avons-nous accept&#233; que la r&#233;ussite d&#8217;une autre puisse annuler la n&#244;tre.</p><p>Je n&#8217;ai pas de m&#233;thode &#224; proposer pour arr&#234;ter ce r&#233;flexe. Je ne suis m&#234;me pas certaine qu&#8217;on puisse totalement s&#8217;en d&#233;faire. Mais il y a peut-&#234;tre une question &#224; se reposer, r&#233;guli&#232;rement, comme un rituel int&#233;rieur. Pas <em>o&#249; en sont les autres</em>. Mais <em>o&#249; j&#8217;en suis, moi, par rapport &#224; moi, il y a un mois, il y a six mois</em>. C&#8217;est une question modeste, presque enfantine. Elle n&#8217;a rien d&#8217;un slogan de d&#233;veloppement personnel. Elle demande juste de revenir vers soi, sans d&#233;tour par le regard des autres.</p><p>Je ne sais pas si cette question suffit &#224; d&#233;samorcer la fuite &#233;nerg&#233;tique dont je parlais. Je sais seulement qu&#8217;elle d&#233;place le lieu o&#249; l&#8217;on cherche une r&#233;ponse. Et que ce d&#233;placement, minuscule en apparence, change peut-&#234;tre tout le reste.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-10-000-euros-ne-racontent?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-10-000-euros-ne-racontent?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-10-000-euros-ne-racontent?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si calmer le doute n'était pas la même chose que l'écouter ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si nos techniques pour calmer le doute &#233;taient surtout de tr&#232;s bonnes fa&#231;ons de ne jamais l'&#233;couter vraiment ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-calmer-le-doute-netait-pas</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-calmer-le-doute-netait-pas</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 05 Jul 2026 17:01:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/fc6349f0-495d-485e-b390-09ddc8f603b1_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une phrase qu&#8217;on entend partout en ce moment, dans les formations, les comptes bien-&#234;tre, les cercles d&#8217;entrepreneuses : reviens &#224; l&#8217;instant pr&#233;sent. Respire. Ancre-toi dans le r&#233;el. Sens tes pieds, ton verre d&#8217;eau, le clavier sous tes doigts. La technique fonctionne, d&#8217;ailleurs. Elle fait retomber la pression en quelques minutes. Elle stoppe ce mouvement circulaire dans la t&#234;te, cette pens&#233;e qui tourne sur elle-m&#234;me sans jamais se poser, et qui finit par occuper tout l&#8217;espace disponible.</p><p>Je ne remets pas en cause son efficacit&#233;. Je m&#8217;interroge sur ce qu&#8217;elle fait, une fois qu&#8217;elle a fait son travail.</p><p>Parce que le doute, chez une entrepreneuse, n&#8217;arrive presque jamais sans raison. Il vient souvent au moment pr&#233;cis o&#249; une d&#233;cision compte vraiment. Il questionne la comp&#233;tence, la l&#233;gitimit&#233;, la direction prise. Il est inconfortable, fatigant, parfois humiliant. Alors on cherche, l&#233;gitimement, &#224; le faire taire. Et la pr&#233;sence &#224; l&#8217;instant, le geste simple, concret, sans place pour la question, devient un outil redoutablement efficace pour &#231;a.</p><p>Mais faire taire un signal et l&#8217;avoir entendu, ce n&#8217;est pas la m&#234;me chose.</p><p>Je crois qu&#8217;il existe une diff&#233;rence essentielle, presque invisible, entre apprivoiser le doute et l&#8217;anesth&#233;sier. Apprivoiser, c&#8217;est rester avec la question assez longtemps pour comprendre ce qu&#8217;elle prot&#232;ge ou ce qu&#8217;elle r&#233;v&#232;le. Anesth&#233;sier, c&#8217;est faire baisser l&#8217;intensit&#233; jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;elle devienne supportable, sans jamais savoir ce qu&#8217;elle avait &#224; dire. Les deux soulagent. Un seul des deux informe.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que je me pose une question inconfortable, y compris pour moi : est-ce que certaines de nos techniques de calme, aussi saines soient-elles, ne sont pas devenues des formes &#233;l&#233;gantes d&#8217;&#233;vitement ? On respire, on se recentre, on redescend, on repart. Le doute revient une heure plus tard, ou le lendemain, et on refait le m&#234;me geste. &#199;a marche, encore. On appelle &#231;a de la r&#233;gulation. Peut-&#234;tre. Ou peut-&#234;tre qu&#8217;on a simplement trouv&#233; une fa&#231;on tr&#232;s propre, tr&#232;s ma&#238;tris&#233;e, de ne jamais s&#8217;asseoir en face de ce que ce doute-l&#224;, pr&#233;cis&#233;ment, cherche &#224; nous dire.</p><p>Je pense &#224; toutes ces fois o&#249; une d&#233;cision a &#233;t&#233; repouss&#233;e, un tarif jamais r&#233;vis&#233;, une offre jamais clarifi&#233;e, parce qu&#8217;&#224; chaque mont&#233;e de doute, la r&#233;ponse a &#233;t&#233; de revenir au calme plut&#244;t que de rester dans la question. Le calme n&#8217;a rien r&#233;gl&#233;. Il a simplement rendu l&#8217;inconfort supportable assez longtemps pour ne rien changer.</p><p>Ce n&#8217;est pas un plaidoyer pour rester dans l&#8217;angoisse. Une entrepreneuse qui panique ne d&#233;cide pas bien, &#231;a, c&#8217;est vrai. Mais je crois qu&#8217;il y a un endroit, entre la spirale et l&#8217;apaisement imm&#233;diat, qu&#8217;on saute presque toujours parce qu&#8217;il est inconfortable : celui o&#249; on demande au doute ce qu&#8217;il vient dire, avant de lui demander de partir.</p><p>Poser la question autrement. Non pas comment je fais taire ce doute, mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;il regarde, dans mon business, que je pr&#233;f&#232;re ne pas regarder moi-m&#234;me. Le doute sur une comp&#233;tence cache parfois une vraie lacune &#224; combler, pas seulement un manque de confiance &#224; corriger. Le doute sur une d&#233;cision cache parfois une information qu&#8217;on conna&#238;t d&#233;j&#224; et qu&#8217;on refuse d&#8217;entendre. Le doute n&#8217;est pas toujours irrationnel. Il est parfois la seule partie de nous qui a encore de la lucidit&#233;, au milieu de tout le reste qui veut avancer co&#251;te que co&#251;te.</p><p>Alors je ne sais pas r&#233;pondre simplement &#224; la question de mon rapport au doute, et je me m&#233;fie un peu de cette envie de le faire taire vite, proprement, efficacement. Je crois que le vrai travail, ce n&#8217;est pas de retrouver le calme le plus rapidement possible. C&#8217;est d&#8217;apprendre &#224; distinguer, dans le vertige, ce qui rel&#232;ve de la panique &#224; &#233;vacuer et ce qui rel&#232;ve du signal &#224; &#233;couter. Et cette distinction-l&#224;, aucune technique de respiration ne la fait &#224; notre place.</p><p>La prochaine fois que la pens&#233;e tournera en boucle et que le r&#233;flexe sera de se raccrocher au clavier, au verre d&#8217;eau, &#224; l&#8217;instant pr&#233;sent, il y aura peut-&#234;tre une deuxi&#232;me question &#224; se poser, juste avant de faire redescendre la pression. Qu&#8217;est-ce que je suis en train de ne pas vouloir entendre.</p><p>Je ne l&#8217;ai pas r&#233;solue. Je la laisse ici, ouverte, pour la semaine.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-calmer-le-doute-netait-pas?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-calmer-le-doute-netait-pas?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-calmer-le-doute-netait-pas?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on délègue sans le savoir]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. L'IA reproduit ce qu'elle a appris. Si on ne lui dit pas qui elle est pour nous, elle devient la norme qu'on voulait quitter.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-delegue-sans-le-savoir</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-delegue-sans-le-savoir</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 28 Jun 2026 17:01:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/f544df28-b378-4441-91c0-f60fee1cd111_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>J&#8217;ai lu cette semaine un article sur un algorithme de triage m&#233;dical. Pas une dystopie futuriste. Une r&#233;alit&#233; document&#233;e, aujourd&#8217;hui, dans des services d&#8217;urgence. L&#8217;outil orient&#233; par l&#8217;intelligence artificielle envoyait les femmes plus lentement vers les soins que les hommes pr&#233;sentant les m&#234;mes sympt&#244;mes. Pas par malveillance. Par apprentissage. Il avait appris d&#8217;un corpus de donn&#233;es humaines. Et les humains, eux, avaient toujours fait pareil.</p><p>Ce n&#8217;est pas une information sur l&#8217;IA. C&#8217;est une information sur nous.</p><p>Il y a quelque chose de silencieux dans la fa&#231;on dont nous, femmes entrepreneuses, adoptons ces outils. Nous les utilisons pour aller plus vite, pour produire davantage, pour nous lib&#233;rer des t&#226;ches qui consomment sans construire. C&#8217;est l&#233;gitime. Mais il y a une question que je ne nous entends pas assez poser : &#224; qui est-ce qu&#8217;on confie notre fa&#231;on de penser, quand on d&#233;l&#232;gue ?</p><p>Parce qu&#8217;un outil n&#8217;est pas neutre. Il a &#233;t&#233; construit par des humains, sur des donn&#233;es humaines, dans un monde qui porte des hi&#233;rarchies que nous connaissons bien. Ce n&#8217;est pas une accusation. C&#8217;est une r&#233;alit&#233; m&#233;canique. Et si on l&#8217;alimente en lui demandant de faire &#8220;comme d&#8217;habitude&#8221;, on obtient exactement &#231;a : ce qui est habituel. Ce que personne n&#8217;a pens&#233; &#224; interroger. Ce qui a &#233;t&#233; fait depuis toujours parce que personne n&#8217;avait de raison de s&#8217;y arr&#234;ter.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce que &#231;a signifie pour nous, pr&#233;cis&#233;ment.</p><p>Nous qui voulons construire des activit&#233;s qui nous ressemblent. Qui voulons sortir du mod&#232;le dominant, pas le reproduire en acc&#233;l&#233;r&#233;. Qui avons pass&#233; des ann&#233;es &#224; comprendre que ce qu&#8217;on nous avait dit &#8220;normal&#8221; ne l&#8217;&#233;tait pas toujours pour nous. Est-ce qu&#8217;on a r&#233;fl&#233;chi &#224; ce que l&#8217;IA, sans instruction pr&#233;cise, tend &#224; produire par d&#233;faut ? Pas notre mod&#232;le. Le dominant.</p><p>Il y a quelques mois, j&#8217;ai pris une d&#233;cision qui peut sembler anodine. J&#8217;ai commenc&#233; &#224; donner &#224; l&#8217;IA un r&#244;le au f&#233;minin. Une experte. Une &#233;ditrice. Une strat&#232;ge. Pas parce que &#231;a transforme les algorithmes. Mais parce que &#231;a me repositionne face &#224; l&#8217;outil. &#199;a rompt quelque chose dans la d&#233;l&#233;gation automatique. &#199;a rappelle que c&#8217;est moi qui nomme le r&#244;le. Que c&#8217;est moi qui pose le cadre. Que cet outil ne pense pas &#224; ma place, il pense avec moi, si je lui en donne les conditions.</p><p>Ce n&#8217;est pas une solution. C&#8217;est un signal que je m&#8217;adresse &#224; moi-m&#234;me.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Je crois que la vraie question n&#8217;est pas de savoir si l&#8217;IA est utile ou dangereuse. Je crois que la vraie question est plus inconfortable : est-ce qu&#8217;on r&#233;fl&#233;chit encore, quand on l&#8217;utilise ? Ou est-ce qu&#8217;on lui sous-traite la r&#233;flexion en pensant qu&#8217;on la garde ?</p><p>Il y a une diff&#233;rence entre utiliser l&#8217;IA comme un tiers de pens&#233;e, un espace pour tester une id&#233;e, renverser un argument, pousser une analyse plus loin qu&#8217;on ne l&#8217;aurait fait seule, et l&#8217;utiliser comme une machine &#224; produire ce qui ressemble &#224; de la pens&#233;e. Dans le premier cas, on reste le sujet. Dans le second, on abdique quelque chose de difficile &#224; nommer mais de r&#233;el.</p><p>Ce que je ne veux plus, c&#8217;est aller vite dans une direction que je n&#8217;ai pas choisie. Ce n&#8217;est pas une posture militante. C&#8217;est une question de coh&#233;rence avec ce que j&#8217;essaie de construire. Si je crois que les femmes doivent reprendre le pilotage de leur activit&#233;, reprendre autorit&#233; sur leurs d&#233;cisions, arr&#234;ter de se conformer &#224; des normes ext&#233;rieures sans les avoir examin&#233;es, alors cette m&#234;me vigilance vaut pour les outils que j&#8217;utilise chaque semaine.</p><p>Parce que l&#8217;algorithme de triage, il ne savait pas ce qu&#8217;il faisait. Il faisait ce qu&#8217;on lui avait appris.</p><p>La question que je laisse ici ce soir n&#8217;est pas &#8220;faut-il utiliser l&#8217;IA&#8221;. C&#8217;est : est-ce qu&#8217;on sait encore, nous, ce qu&#8217;on lui demande vraiment d&#8217;apprendre de nous ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-delegue-sans-le-savoir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-delegue-sans-le-savoir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-delegue-sans-le-savoir?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que le cookie au beurre ne dit pas]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Entre le cookie au beurre et le business viable, la vraie question n'est pas celle qu'on croit. Une pens&#233;e pour cette semaine.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-le-cookie-au-beurre-ne-dit</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-le-cookie-au-beurre-ne-dit</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 21 Jun 2026 17:02:16 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d7abd8c1-b016-478f-a604-d1e31de60301_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Cette semaine, j&#8217;ai repens&#233; &#224; quelque chose que l&#8217;on sait toutes, mais que l&#8217;on ne dit pas vraiment. Quelque chose qui se cache derri&#232;re une promesse apparemment inoffensive : gagner 10 000 euros en trois mois.</p><p>Je ne dis pas que c&#8217;est faux. Je dis que la question n&#8217;est pas l&#224;.</p><p>Parce qu&#8217;au fond, ce n&#8217;est pas l&#8217;argent qu&#8217;on cherche quand on clique sur ce genre de contenu. C&#8217;est autre chose. Un raccourci vers la preuve que l&#8217;on a eu raison de se lancer. Une validation rapide qu&#8217;on n&#8217;a pas fait une erreur. Un soulagement, peut-&#234;tre. Le confort imm&#233;diat de se dire que &#231;a va marcher, que &#231;a va marcher vite, que &#231;a va ressembler &#224; quelque chose de visible.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que &#231;a devient int&#233;ressant.</p><p>Parce que ce m&#233;canisme ne dit rien sur l&#8217;argent. Il dit tout sur l&#8217;inconfort que g&#233;n&#232;re le temps long. Il dit que construire quelque chose de solide est, dans les faits, nettement moins s&#233;duisant que d&#8217;imaginer que ce sera rapide.</p><p>J&#8217;ai pens&#233; aux cookies. Vraiment. Pas comme une m&#233;taphore de coach, mais comme une r&#233;alit&#233; de corps. Le cookie au beurre, au sucre, &#224; la texture fondante qu&#8217;on reconna&#238;t avant m&#234;me d&#8217;y avoir mordu. Il mobilise quelque chose de profond, de presque neurologique. Il ne nous demande pas de r&#233;fl&#233;chir. Il nous demande juste d&#8217;y aller.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>L&#8217;autre cookie, celui aux pois chiches, moins sucr&#233;, plus dense, nettement plus raisonnable, exige quelque chose que le premier ne demande pas : qu&#8217;on d&#233;cide de le vouloir. Qu&#8217;on choisisse d&#233;lib&#233;r&#233;ment une satisfaction qui ne sera pas imm&#233;diate, parce qu&#8217;on a int&#233;gr&#233; quelque chose sur ce que l&#8217;on veut, non pas maintenant, mais dans la dur&#233;e.</p><p>La diff&#233;rence entre les deux n&#8217;est pas nutritionnelle. Elle est de posture.</p><p>Et c&#8217;est exactement ce que je vois se jouer dans la mani&#232;re dont les entrepreneuses abordent leur mod&#232;le &#233;conomique. Non pas parce qu&#8217;elles ne savent pas. Mais parce que savoir et choisir sont deux choses radicalement diff&#233;rentes. On peut savoir que le sucre lent est meilleur pour soi et tendre quand m&#234;me vers le cookie r&#233;confortant. Pas par ignorance. Par besoin d&#8217;une r&#233;compense que l&#8217;on comprend, que l&#8217;on contr&#244;le, que l&#8217;on peut avoir maintenant.</p><p>Ce que les r&#233;seaux sociaux ont compris, et exploitent tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment, c&#8217;est cette m&#233;canique. Ils ne vendent pas 10 000 euros. Ils vendent la promesse de l&#8217;imm&#233;diatet&#233;. La carte du territoire, magnifi&#233;e, embellie, d&#233;coup&#233;e exactement l&#224; o&#249; l&#8217;on veut regarder. Et on sait tr&#232;s bien que la carte n&#8217;est pas le territoire. On le sait. Et pourtant.</p><p>Ce qui m&#8217;interroge ce soir, ce n&#8217;est pas l&#8217;existence de ces promesses. Elles ont toujours exist&#233;. La Fran&#231;aise des jeux n&#8217;a pas attendu Instagram. Ce qui m&#8217;interroge, c&#8217;est ce que &#231;a r&#233;v&#232;le du rapport que l&#8217;on entretient avec le temps. Avec la dur&#233;e. Avec l&#8217;id&#233;e qu&#8217;une construction solide n&#8217;a pas l&#8217;apparence d&#8217;une construction solide dans les premi&#232;res semaines, les premiers mois. Qu&#8217;elle ressemble souvent &#224; une lenteur inconfortable, &#224; un r&#233;sultat insuffisant, &#224; un doute permanent.</p><p>Et je me demande ce qui se passerait si l&#8217;on retournait la question. Non pas &#8220;comment gagner vite ?&#8221; mais &#8220;quel mod&#232;le est-ce que je veux encore porter dans trois ans ?&#8221; Non pas &#8220;est-ce que &#231;a marche ?&#8221; mais &#8220;est-ce que &#231;a tient ?&#8221;</p><p>La robustesse ne ressemble &#224; rien de spectaculaire. C&#8217;est sa nature m&#234;me.</p><p>Peut-&#234;tre que la vraie maturit&#233; entrepreneuriale commence au moment o&#249; l&#8217;on cesse d&#8217;avoir honte de pr&#233;f&#233;rer le cookie moins s&#233;duisant.</p><p>Ou pas. Peut-&#234;tre qu&#8217;on continue &#224; commander les deux.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-le-cookie-au-beurre-ne-dit?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-le-cookie-au-beurre-ne-dit?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-le-cookie-au-beurre-ne-dit?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on aurait dû nous apprendre avant de nous lancer]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si le premier pilier d'un business viable, c'&#233;tait de se conna&#238;tre vraiment ? Pas en th&#233;orie. Comme outil de pilotage r&#233;el.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-aurait-du-nous-apprendre</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-aurait-du-nous-apprendre</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 14 Jun 2026 17:01:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/2c0525f6-c548-4622-9a6d-2b554080324c_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Je me souviens tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment du moment. Le fond d&#8217;un bus, ligne 95, Paris. Je rentrais du travail. J&#8217;ouvre un livre. Et quelque chose remonte du ventre, comme une boule qui cherche une sortie depuis longtemps. Ce que je lisais, c&#8217;&#233;tait une description de moi. De moi depuis toujours. &#192; 44 ans.</p><p>Quarante ans que je ne m&#8217;&#233;tais pas reconnue quelque part.</p><p>Je pourrais raconter l&#8217;anecdote avec l&#233;g&#232;ret&#233;, en sourire maintenant. Mais ce que je ne veux pas esquiver, c&#8217;est ce qu&#8217;elle dit vraiment : on peut traverser des d&#233;cennies enti&#232;res sans avoir acc&#232;s aux mots qui d&#233;crivent son propre fonctionnement. On peut entreprendre, vendre, animer, construire, d&#233;faire, recommencer, sans jamais avoir eu le bon vocabulaire pour soi. Pas par manque de curiosit&#233;. Pas par paresse. Simplement parce que personne ne nous a jamais mis ce cadre entre les mains.</p><p>Et le comble, c&#8217;est que ce livre, c&#8217;est une ex-associ&#233;e qui me l&#8217;a donn&#233;. Une relation qui ne s&#8217;est pas termin&#233;e simplement. Je la remercie quand m&#234;me, pour &#231;a et pour le reste. Parce que parfois, les personnes qui vous d&#233;placent le plus ne sont pas celles qui restent.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>Ce qui me pr&#233;occupe ce soir, ce n&#8217;est pas l&#8217;histoire du livre. C&#8217;est la question qu&#8217;elle pose sur l&#8217;entrepreneuriat.</p><p>On nous dit souvent : connais ton march&#233;, connais ta valeur, connais ton client id&#233;al. On nous dit rarement : connais d&#8217;abord ton fonctionnement. Ta fa&#231;on de traiter l&#8217;information. Ce qui t&#8217;&#233;puise sans que tu le nommes. Ce qui te fait avancer sans que tu comprennes pourquoi. Ce que tu appelles une faiblesse et qui est en r&#233;alit&#233; une structure.</p><p>Je crois qu&#8217;on confond souvent deux choses. On confond la connaissance de soi comme pratique introspective, ce repli vers l&#8217;int&#233;rieur qu&#8217;on associe volontiers aux bilans existentiels, et la connaissance de soi comme outil de pilotage entrepreneurial. Ce n&#8217;est pas la m&#234;me chose. La premi&#232;re peut rester floue, &#233;motionnelle, en suspension. La seconde est op&#233;rationnelle. Elle permet de comprendre pourquoi tel format de travail vous convient et tel autre vous vide. Pourquoi vous &#234;tes brillante dans certaines configurations et invisible dans d&#8217;autres. Pourquoi un mod&#232;le &#233;conomique qui fonctionne pour votre voisine vous p&#232;se comme une armure qu&#8217;on aurait taill&#233;e pour quelqu&#8217;un d&#8217;autre.</p><p>J&#8217;entends encore des entrepreneuses dire : je gagnerai moins, mais je serai enfin align&#233;e. Comme si c&#8217;&#233;tait un sacrifice consenti. Une concession au confort.</p><p>Je ne vois pas les choses ainsi. Je pense que l&#8217;inconfort d&#8217;un business mal ajust&#233; co&#251;te infiniment plus qu&#8217;on ne le calcule. Il co&#251;te en &#233;nergie d&#233;pens&#233;e &#224; compenser. En d&#233;cisions prises sous pression parce qu&#8217;on ne sait plus tr&#232;s bien ce qu&#8217;on veut r&#233;ellement. En imitation de mod&#232;les qui fonctionnent ailleurs, dans d&#8217;autres structures, pour d&#8217;autres fonctionnements.</p><p>Un business rentable mais mal ajust&#233; n&#8217;est pas un succ&#232;s. C&#8217;est une endurance.</p><p>Ce qui m&#8217;interroge, ce soir, c&#8217;est pourquoi on a mis si longtemps &#224; poser cette question s&#233;rieusement. Pas comme exercice de d&#233;veloppement personnel. Pas comme checkpoint &#233;motionnel. Mais comme point de d&#233;part strat&#233;gique. Comme le premier pilier, avant l&#8217;offre, avant le tarif, avant le tunnel de vente.</p><p>Peut-&#234;tre parce que &#231;a oblige &#224; regarder ce qu&#8217;on a construit jusqu&#8217;ici et &#224; nommer, sans dramatiser, l&#8217;&#233;cart entre ce qu&#8217;on a fait et ce qu&#8217;on aurait voulu faire. Peut-&#234;tre parce que cet &#233;cart fait peur. Pas parce qu&#8217;il est irr&#233;parable, mais parce qu&#8217;il est r&#233;el.</p><p>Je n&#8217;ai pas de r&#233;ponse propre ce soir. Juste cette pens&#233;e qui ne me l&#226;che pas : l&#8217;entrepreneuriat ne commence pas avec une id&#233;e de business. Il commence avec une connaissance de celle qui va le porter.</p><p>Et si on avait re&#231;u &#231;a d&#232;s le d&#233;part, je me demande combien d&#8217;ann&#233;es on aurait gagn&#233;es.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-aurait-du-nous-apprendre?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-aurait-du-nous-apprendre?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-aurait-du-nous-apprendre?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Newsletter Juin 2026]]></title><description><![CDATA[Autrement dit.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/newsletter-juin-2026</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/newsletter-juin-2026</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Thu, 11 Jun 2026 06:01:12 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ff23144e-0e2a-4b0d-bbbc-05a530f71425_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a quelques semaines, une conseill&#232;re en gestion de patrimoine me raconte sa semaine. Bonne semaine, d&#8217;ailleurs : deux rendez-vous sign&#233;s, un prospect chaud, un dossier de financement qui avance. Et puis, presque en passant, elle glisse : &#8220;Je passe un temps fou &#224; v&#233;rifier que tout est en ordre. Que les documents sont conformes, que les mentions sont bien l&#224;, que j&#8217;ai rien oubli&#233;.&#8221; Elle dit &#231;a avec une l&#233;g&#232;re g&#234;ne, comme si elle s&#8217;excusait de quelque chose. Comme si le temps pass&#233; sur le cadre &#233;tait du temps vol&#233; &#224; son vrai m&#233;tier.</p><p>Cette phrase m&#8217;est rest&#233;e.</p><p>Parce qu&#8217;elle dit exactement l&#8217;inverse de ce que je crois.</p><blockquote><p>Ce qu&#8217;on appelle &#8220;le cadre&#8221;, les r&#232;gles, les obligations, la conformit&#233;, on a tendance &#224; le vivre comme une contrainte ext&#233;rieure. Quelque chose qu&#8217;on subit, qu&#8217;on g&#232;re, qu&#8217;on coche. Un couloir trop &#233;troit dans lequel il faudrait faire tenir toute la complexit&#233; d&#8217;une activit&#233; r&#233;elle.</p><p><strong>Mais un couloir, &#231;a d&#233;pend de quel c&#244;t&#233; on le regarde.</strong></p><p>Ce que j&#8217;observe, r&#233;guli&#232;rement, c&#8217;est que les entrepreneuses qui ont int&#233;gr&#233; leur cadre r&#233;glementaire et juridique, qui le connaissent vraiment, ne passent pas plus de temps dessus que les autres. Elles en passent moins. Parce qu&#8217;elles ne v&#233;rifient plus par anxi&#233;t&#233; : elles v&#233;rifient par r&#233;flexe. La diff&#233;rence est immense. L&#8217;une &#233;puise, l&#8217;autre lib&#232;re.</p><p><strong>La r&#233;glementation n&#8217;est pas l&#224; pour diriger l&#8217;activit&#233;. Elle est l&#224; pour la servir.</strong> Elle cr&#233;e les conditions dans lesquelles les clients peuvent faire confiance. Pas parce qu&#8217;on leur demande de faire confiance, mais parce qu&#8217;on a soi-m&#234;me pos&#233; les bases qui rendent cette confiance logique. Un client qui signe avec quelqu&#8217;un de conforme ne se demande pas s&#8217;il prend un risque. Il peut se concentrer sur ce qui l&#8217;a amen&#233; l&#224; : son projet, sa demande, son besoin.</p><p>Et on peut se concentrer sur ce qu&#8217;on aime faire.</p><p>La culpabilit&#233; de ne pas tout ma&#238;triser d&#8217;embl&#233;e, de ne pas avoir eu le r&#233;flexe de v&#233;rifier tel point de droit, telle obligation d&#233;clarative, elle est r&#233;elle. On la porte souvent en silence, comme si ne pas savoir &#233;tait une faute professionnelle. Mais ne pas encore savoir n&#8217;est pas une faute. Ne pas vouloir savoir, c&#8217;est l&#224; que &#231;a co&#251;te. Parce que ce qu&#8217;on &#233;vite ne dispara&#238;t pas : &#231;a attend.</p><p>La conformit&#233; prot&#232;ge le chiffre. Elle prot&#232;ge l&#8217;image. Et elle prot&#232;ge quelque chose de plus difficile &#224; nommer : la tranquillit&#233; de naviguer dans son activit&#233; sans regarder par-dessus son &#233;paule.</p></blockquote><p>Le fil conducteur de ce mois, c&#8217;est celui-l&#224; : conna&#238;tre les r&#232;gles, c&#8217;est &#233;viter les pertes. Pas les pertes spectaculaires, pas les scandales. Les pertes silencieuses. Le client qui n&#8217;a pas sign&#233; parce que quelque chose lui a sembl&#233; flou. La facture contest&#233;e parce qu&#8217;une mention manquait. Le redressement qui arrive deux ans apr&#232;s, sur une p&#233;riode qu&#8217;on croyait close.</p><p>Ce que le cadre r&#233;glementaire fait, quand on l&#8217;a vraiment int&#233;gr&#233;, c&#8217;est cr&#233;er une base sur laquelle tout le reste peut reposer. Les d&#233;cisions commerciales, les positionnements tarifaires, les choix de client&#232;le. On ne construit pas sur du sable en se disant qu&#8217;on verra bien.</p><p>Une question concr&#232;te &#224; se poser, que l&#8217;on soit dans un m&#233;tier r&#233;glement&#233; ou dans une activit&#233; de service libre : est-ce que je connais les r&#232;gles de mon cadre parce que je les ai cherch&#233;es, ou est-ce que je les applique par habitude sans vraiment savoir pourquoi ? La nuance n&#8217;est pas anodine. L&#8217;une des deux postures donne de l&#8217;agilit&#233;. L&#8217;autre donne une illusion de s&#233;curit&#233;.</p><p>Conna&#238;tre son cadre, c&#8217;est pouvoir le d&#233;fendre. Pouvoir expliquer &#224; un client pourquoi telle clause est l&#224;. Pouvoir r&#233;pondre &#224; un contr&#244;le sans chercher ses mots. Pouvoir faire &#233;voluer ses pratiques quand la r&#233;glementation bouge, parce qu&#8217;on voit le changement au lieu de le subir.</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p><strong>Si vous voulez aller plus loin dans le d&#233;tail</strong></p><p>La newsletter prend de la hauteur. L&#8217;article de ce mois descend sur le terrain : les erreurs juridiques les plus courantes, celles qui co&#251;tent sans qu&#8217;on les voie venir, et comment les &#233;viter sans en faire une obsession.</p><p>Pas de jargon. Pas de catalogue. Un fil clair, des exemples concrets, des ressources v&#233;rifi&#233;es.</p><p>Lire l&#8217;article : <a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/les-erreurs-legales-qui-plombent-ton-business">Les erreurs l&#233;gales qui plombent ton business</a></p></div><p>Prenez dix minutes cette semaine, pas pour v&#233;rifier que tout est en ordre, mais pour regarder votre cadre autrement. Voici les questions pour commencer :</p><p>Quelles sont les trois r&#232;gles de mon activit&#233; que je connais par coeur, et pourquoi les ai-je retenues celles-l&#224; plut&#244;t que d&#8217;autres ?</p><p>Y a-t-il une zone de mon cadre que j&#8217;&#233;vite de regarder de trop pr&#232;s ? Pas par oubli, mais par inconfort. Qu&#8217;est-ce que cet &#233;vitement me co&#251;te concr&#232;tement ?</p><p>Si un client me demandait demain de lui expliquer en quoi mon cadre le prot&#232;ge, lui, est-ce que je pourrais r&#233;pondre sans h&#233;siter ?</p><p>Est-ce que je vis mes obligations comme une charge &#224; g&#233;rer ou comme une infrastructure qui me permet de faire mon m&#233;tier librement ?</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Le dernier mercredi de juin, La Clique des Entrepreneuses propose une masterclass pour aller plus loin dans ce que cette newsletter ouvre.</p><div><hr></div><p><strong><mark data-color="#ffffff" style="background-color: rgb(255, 255, 255); color: rgb(0, 0, 0);">S&#233;curit&#233; &amp; s&#233;r&#233;nit&#233; : entreprendre sans p&#233;nalit&#233;s</mark></strong><mark data-color="#ffffff" style="background-color: rgb(255, 255, 255); color: rgb(0, 0, 0);"> </mark></p><p>Mercredi 25 juin de 14:30 &#224; 16:00. </p><p>Un moment pour regarder son cadre r&#233;glementaire et juridique non pas comme une liste de contraintes &#224; cocher, mais comme un outil de stabilit&#233; et de protection concr&#232;te pour son activit&#233;.</p><p>Pour vous inscrire et rejoindre la communaut&#233; le temps d&#8217;un apr&#232;s-midi <br>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/9D9696">Inscription</a></p></div><p>Ce que cette conseill&#232;re vivait comme du temps perdu &#233;tait peut-&#234;tre, en fait, ce qui lui permettait de signer ces deux dossiers en confiance. Pas malgr&#233; le cadre. Gr&#226;ce &#224; lui.</p><p>La libert&#233; ne commence pas quand les r&#232;gles disparaissent. Elle commence quand on n&#8217;a plus besoin d&#8217;y penser parce qu&#8217;elles sont l&#224;, solides, &#224; leur place.</p><p>Ce qui reste &#224; explorer, c&#8217;est la distance entre savoir que c&#8217;est vrai, et le ressentir vraiment.</p><p>Rendez-vous le mois prochain, </p><p>Christelle</p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on ne dit pas quand on dit « liberté »]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Deux r&#233;cits sur l'entrepreneuriat f&#233;minin. Ni l'un ni l'autre ne dit ce qui compte vraiment : est-ce que &#231;a tient ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 07 Jun 2026 17:02:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/25e573e8-134d-4ea3-b81a-b38493b034e8_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a deux r&#233;cits sur l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin. Ils semblent oppos&#233;s. Ils sont, en r&#233;alit&#233;, les deux faces d&#8217;un m&#234;me &#233;vitement.</p><p>Le premier c&#233;l&#232;bre. Il parle de libert&#233;, d&#8217;audace, de s&#8217;appartenir enfin. Il montre des femmes qui ont &#171; saut&#233; le pas &#187;, qui se sont &#171; lib&#233;r&#233;es &#187; d&#8217;un salariat qui les &#233;touffait. Le lancement est trait&#233; comme une victoire. Les premi&#232;res semaines comme une renaissance. Ce r&#233;cit a de l&#8217;&#233;lan, de la lumi&#232;re. Et il est, dans sa fa&#231;on d&#8217;esquiver ce qui vient ensuite, profond&#233;ment incomplet.</p><p>Le second r&#233;cit fait peur. Il avertit. Il &#233;num&#232;re les risques, les statistiques d&#8217;&#233;chec, la pr&#233;carit&#233;, l&#8217;incertitude. Il parle aux femmes comme si entreprendre &#233;tait une imprudence &#224; dissuader. Ce r&#233;cit, lui aussi, rate quelque chose d&#8217;essentiel.</p><p>Les deux s&#8217;arr&#234;tent avant la vraie question : est-ce que &#231;a tient ?</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce silence collectif autour de la viabilit&#233; &#233;conomique. Non pas comme un concept technique r&#233;serv&#233; aux comptables, mais comme une condition concr&#232;te, quotidienne, celle qui d&#233;termine si une femme peut r&#233;ellement choisir, sa client&#232;le, son rythme, ses prix, ses limites. Si elle peut dire non sans que ce non lui co&#251;te sa survie.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>On parle d&#8217;ind&#233;pendance. On parle rarement de ce que cette ind&#233;pendance requiert pour exister vraiment : un mod&#232;le qui g&#233;n&#232;re assez, assez r&#233;guli&#232;rement, pour que la libert&#233; ne soit pas simplement un statut juridique mais une r&#233;alit&#233; v&#233;cue.</p><p>Ce que j&#8217;observe, c&#8217;est que beaucoup de femmes entreprennent en emportant avec elles une d&#233;pendance qu&#8217;elles croyaient quitter. La d&#233;pendance &#224; un employeur se transforme en d&#233;pendance &#224; des client&#183;es qu&#8217;on n&#8217;ose pas d&#233;cevoir. En d&#233;pendance &#224; un chiffre d&#8217;affaires fragile qu&#8217;on n&#8217;a jamais structur&#233;. En d&#233;pendance &#224; l&#8217;urgence permanente, &#224; l&#8217;impossible de refuser, &#224; la peur que si on pose une limite quelque chose s&#8217;effondre.</p><p>Je crois que la libert&#233; &#233;conomique n&#8217;est pas une promesse qu&#8217;on tient en s&#8217;installant &#224; son compte. C&#8217;est quelque chose qu&#8217;on construit, d&#233;lib&#233;r&#233;ment, lucidement, parfois inconfortablement. Et cette construction demande qu&#8217;on regarde en face ce que le business produit r&#233;ellement, ce qu&#8217;il co&#251;te vraiment, et ce qu&#8217;il permet ou non de choisir.</p><p>Ce que le r&#233;cit dominant, le festif comme l&#8217;alarmiste, ne dit pas, c&#8217;est que la d&#233;pendance &#233;conomique n&#8217;a pas de visage unique. Elle peut ressembler &#224; l&#8217;&#233;chec. Elle peut aussi ressembler &#224; une activit&#233; qui tourne, qui remplit les journ&#233;es, qui re&#231;oit des compliments, et qui ne permet pourtant pas de vivre dignement de ce qu&#8217;on fait.</p><p>Je ne sais pas exactement pourquoi ce sujet reste aussi silencieux dans les espaces o&#249; les femmes parlent d&#8217;entreprendre. Peut-&#234;tre parce qu&#8217;aborder la rentabilit&#233;, c&#8217;est risquer de para&#238;tre vulgaire, obs&#233;d&#233;e par l&#8217;argent, d&#233;connect&#233;e de valeurs plus nobles. Peut-&#234;tre parce que nommer qu&#8217;un business ne tient pas &#233;conomiquement, c&#8217;est toucher &#224; quelque chose qui ressemble &#224; un aveu de fragilit&#233;.</p><p>Mais je m&#8217;interroge sur ce que ce silence produit r&#233;ellement. Et sur ce qu&#8217;une femme perd, concr&#232;tement, chaque mois qu&#8217;elle passe dans un mod&#232;le qui ne lui permet pas de choisir.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on fait quand personne ne regarde]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Ce matin, j'ai failli mettre un c&#339;ur sur un message de f&#234;te des m&#232;res. Ce "failli" m'a interpell&#233;e quelques minutes.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 31 May 2026 17:01:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/4cb06647-5361-42f9-be8a-7c4b8e9d5ae2_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Ce matin, dans un groupe familial, quelqu&#8217;un a f&#234;t&#233; ma marraine. J&#8217;ai vu le message. J&#8217;ai failli mettre un c&#339;ur.</p><p>J&#8217;ai failli.</p><p>Ce &#8220;failli&#8221; m&#8217;a interpell&#233;e quelques minutes. Le genre d&#8217;interpellation qu&#8217;on aime, en fait. Celles qui ne font pas de bruit mais qui posent une question nette.</p><p>Je sais d&#8217;o&#249; vient cette f&#234;te. Je sais dans quel contexte elle a &#233;t&#233; institu&#233;e, &#224; qui elle servait, ce qu&#8217;elle cherchait &#224; produire. Ce n&#8217;est pas une opinion marginale, c&#8217;est de l&#8217;histoire. Et ce qui me pose probl&#232;me, c&#8217;est plus profond que &#231;a : je n&#8217;ai pas besoin d&#8217;une journ&#233;e d&#233;sign&#233;e pour penser &#224; une m&#232;re. Ni pour lui dire ce que je lui dois. Une f&#234;te qui s&#8217;impose comme obligation annuelle, c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment ce que je ne comprends pas, comme si l&#8217;affection avait besoin d&#8217;un calendrier pour exister. Et pourtant, l&#224;, ce matin, ma conviction a vacill&#233;. Pas parce qu&#8217;elle &#233;tait fausse. Parce que le groupe tirait dans l&#8217;autre sens.</p><p>Ce que j&#8217;interroge ce soir, ce n&#8217;est pas la f&#234;te des m&#232;res. C&#8217;est l&#8217;espace entre ce qu&#8217;on pense et ce qu&#8217;on fait.</p><p>Il y a quelque chose que nous ne disons pas assez : avoir une pens&#233;e construite ne suffit pas &#224; la tenir. La lucidit&#233; ne se maintient pas seule. Elle se fatigue au contact du collectif. Elle capitule, parfois, non par l&#226;chet&#233;, mais par &#233;conomie. Parce que r&#233;sister &#224; chaque rituel, &#224; chaque injonction douce, &#224; chaque pression invisible consomme de l&#8217;&#233;nergie. Et cette &#233;nergie, on n&#8217;en a pas une r&#233;serve infinie.</p><p>Je crois que nous confondons souvent la conviction et sa performance. Avoir une id&#233;e claire sur quelque chose ne garantit pas qu&#8217;on agira en coh&#233;rence avec elle &#224; chaque instant. L&#8217;incoh&#233;rence ponctuelle n&#8217;est pas n&#233;cessairement de la faiblesse. Elle peut &#234;tre de l&#8217;honn&#234;tet&#233; sur ce que co&#251;te r&#233;ellement la lucidit&#233; dans un monde qui n&#8217;en demande pas autant.</p><p>Mais ce qui m&#8217;int&#233;resse davantage, c&#8217;est ce moment pr&#233;cis du &#8220;failli&#8221;. Ce moment o&#249; on voit le geste avant de le faire. O&#249; quelque chose en nous reconna&#238;t la dissonance. O&#249; l&#8217;on ne l&#8217;efface pas, m&#234;me si on ne la nomme pas encore.</p><p>Ce moment-l&#224; n&#8217;est pas une d&#233;faillance. Il est une information.</p><p>La question n&#8217;est pas &#8220;pourquoi ai-je failli mettre un c&#339;ur&#8221; mais &#8220;qu&#8217;est-ce que je fais de ce failli&#8221;. Est-ce qu&#8217;il dispara&#238;t dans la suite de la journ&#233;e, englouti par autre chose ? Est-ce qu&#8217;il devient une auto-critique de plus ? Ou est-ce qu&#8217;il devient une observation utile sur les endroits o&#249; ma pens&#233;e et mes actes ne se rejoignent pas encore ?</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce que nous faisons avec nos propres contradictions. Sur ce que nous cherchons &#224; en faire : les effacer, les justifier, ou les regarder sans dramatiser.</p><p>Tenir sa pens&#233;e ne signifie pas l&#8217;&#233;riger en armure. &#199;a ne signifie pas non plus la rendre imperm&#233;able au monde. &#199;a signifie peut-&#234;tre, plus simplement, continuer &#224; la voir. M&#234;me quand elle perd du terrain. M&#234;me quand on n&#8217;est pas &#224; la hauteur de ce qu&#8217;on a dit. M&#234;me quand personne ne regarde.</p><p>Et je ne suis pas s&#251;re que ce soit une exigence que l&#8217;on s&#8217;autorise souvent &#224; poser, sur soi, sur les autres. On pr&#233;f&#232;re parler de coh&#233;rence comme d&#8217;un &#233;tat stable. Alors qu&#8217;elle ressemble davantage &#224; quelque chose qu&#8217;on regagne. Chaque fois.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que l'impatience nous fait croire]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si l'impatience n'&#233;tait pas une vertu, mais le signal qu'on s'appr&#234;te &#224; l&#226;cher juste avant que &#231;a tienne ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 24 May 2026 17:00:25 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3cbc4d28-6a34-48f9-a6a8-5f61435d4e45_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>J&#8217;ai failli l&#226;cher quelque chose cette semaine. Pas quelque chose d&#8217;important, en apparence. Un processus. Un CRM. Une fa&#231;on nouvelle de prospecter que j&#8217;avais d&#233;cid&#233; d&#8217;installer s&#233;rieusement.</p><p>Au bout de dix jours, l&#8217;impatience est arriv&#233;e. Discr&#232;te d&#8217;abord, puis de plus en plus pr&#233;sente : c&#8217;est trop long. Le r&#233;sultat n&#8217;arrive pas. Tu perds du temps.</p><p>Je connais cette voix. Elle surgit toujours au m&#234;me endroit : ce moment pr&#233;cis o&#249; l&#8217;apprentissage est encore co&#251;teux et o&#249; le b&#233;n&#233;fice n&#8217;est pas encore visible. Le point de friction maximal. Le moment o&#249; la plupart abandonnent.</p><p>Ce qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, ce n&#8217;est pas une technique de motivation. C&#8217;est une question simple : est-ce que je confonds la dur&#233;e de l&#8217;apprentissage avec l&#8217;inefficacit&#233; de ce que j&#8217;apprends ?</p><p>Je crois que dans l&#8217;entrepreneuriat, on a collectivement construit une relation pathologique au temps. On valorise la rapidit&#233; de mise en &#339;uvre comme preuve de comp&#233;tence. On c&#233;l&#232;bre les pivots &#233;clair. On glorifie l&#8217;adaptation instantan&#233;e. Et on finit par traiter le temps n&#233;cessaire &#224; un apprentissage r&#233;el comme une d&#233;faillance personnelle.</p><p>Comme si prendre du temps pour ma&#238;triser quelque chose &#233;tait un aveu de faiblesse. Comme si l&#8217;impatience &#233;tait une vertu entrepreneuriale.</p><p>Je me dis depuis longtemps que je suis quelqu&#8217;un d&#8217;impatient. Mais je commence &#224; me demander si cette impatience, que j&#8217;ai longtemps port&#233;e comme une caract&#233;ristique de caract&#232;re, n&#8217;est pas en grande partie une posture apprise. Une r&#233;ponse conditionn&#233;e &#224; un environnement qui r&#233;compense la vitesse plut&#244;t que la profondeur.</p><p>Parce que quand je regarde honn&#234;tement ce qui tient dans mon activit&#233;, ce qui s&#8217;est construit vraiment, ce qui r&#233;siste, ce sont des choses qui ont pris du temps. Qui ont exig&#233; de la r&#233;p&#233;tition, de l&#8217;ajustement, de la frustration avant de devenir fluides.</p><p>Le processus n&#8217;est pas l&#8217;ennemi du r&#233;sultat. Il en est souvent la condition.</p><p>Ce qui est troublant, c&#8217;est que pendant la phase d&#8217;apprentissage, ce moment inconfortable o&#249; on ne ma&#238;trise pas encore mais o&#249; on avance, l&#8217;objectif lui-m&#234;me se pr&#233;cise. On croit savoir o&#249; on va. Et puis, &#224; mesure qu&#8217;on avance, on d&#233;couvre que l&#8217;objectif r&#233;el &#233;tait l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent. Parfois plus juste. Plus adapt&#233; &#224; ce qu&#8217;on est r&#233;ellement, pas &#224; ce qu&#8217;on croyait vouloir.</p><p>L&#8217;impatience coupe ce processus trop t&#244;t. Elle arr&#234;te l&#8217;apprentissage juste avant qu&#8217;il ne devienne utile. Et elle nous laisse avec un demi-acquis de plus dans une liste de choses commenc&#233;es, jamais int&#233;gr&#233;es.</p><p>Je ne veux plus traiter mon impatience comme un moteur. Je crois qu&#8217;elle peut &#234;tre un signal &#224; d&#233;coder. Quand elle arrive, la vraie question n&#8217;est pas comment aller plus vite, c&#8217;est est-ce que je suis encore dans la partie difficile de quelque chose qui vaut la peine ?</p><p>La diff&#233;rence est fine, mais elle change tout. Parce que l&#226;cher quelque chose parce que &#231;a ne correspond pas est une d&#233;cision saine. L&#226;cher quelque chose parce qu&#8217;on n&#8217;a pas encore eu le temps de le ma&#238;triser, c&#8217;est autre chose. C&#8217;est une forme d&#8217;auto-sabotage silencieux que l&#8217;entrepreneuriat contemporain rend presque invisible, parce qu&#8217;il l&#8217;a habill&#233; en agilit&#233;.</p><p>J&#8217;ai d&#233;cid&#233; de continuer le processus. Non par discipline, mais parce que j&#8217;ai nomm&#233; ce qui se passait. L&#8217;impatience n&#8217;avait pas disparu. Elle avait juste perdu sa l&#233;gitimit&#233; &#224; d&#233;cider &#224; ma place.</p><p>Ce que je ne sais pas encore, c&#8217;est si cette lucidit&#233;-l&#224; est tenable sur la dur&#233;e. Si elle devient elle-m&#234;me une comp&#233;tence qui s&#8217;acquiert, ou si chaque apprentissage nouveau ram&#232;ne la m&#234;me friction, le m&#234;me point de bascule, la m&#234;me question.</p><p>Peut-&#234;tre que l&#8217;enjeu n&#8217;est pas de vaincre l&#8217;impatience. Peut-&#234;tre que l&#8217;enjeu est d&#8217;apprendre &#224; la reconna&#238;tre au bon moment, sans lui ob&#233;ir syst&#233;matiquement, sans la museler non plus.</p><p>Ce que l&#8217;impatience nous fait croire, c&#8217;est que le temps pass&#233; &#224; apprendre est du temps perdu. Je m&#8217;interroge sur combien de choses solides j&#8217;ai abandonn&#233;es juste avant qu&#8217;elles ne tiennent.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Derni&#232;re chose, et c'est pratique : &#224; partir du 31 mai, "Le dimanche, simplement" quitte votre bo&#238;te mail. Ces textes seront d&#233;sormais &#224; retrouver sur Substack ou sur LinkedIn. &#192; vous de choisir l'endroit o&#249; vous voulez continuer &#224; les lire.</p></div><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655; </p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La femme puissante me fatigue un peu]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si "entreprendre autrement" &#233;tait devenu une nouvelle injonction ? Je m'interroge sur la cage qu'on construit sans le vouloir.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 17 May 2026 17:01:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/89195aad-3ae2-4047-b767-3dcaefb7ec36_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Ce matin, j&#8217;ai &#233;cout&#233; une interview. Une autrice &#233;voquait ce d&#233;placement silencieux qui s&#8217;est op&#233;r&#233; dans notre rapport collectif &#224; la femme. On est pass&#233;es, en quelques d&#233;cennies, du mod&#232;le de la femme d&#233;pendante, celle qui ne pouvait d&#233;cider d&#8217;&#224; peu pr&#232;s rien sans l&#8217;accord d&#8217;un p&#232;re, d&#8217;un mari, parfois d&#8217;un fils, au mod&#232;le de la femme puissante. Wonder Woman. Celle qui porte tout, accomplit tout, rayonne en toutes circonstances. Et qui le fait, bien entendu, avec gr&#226;ce.</p><p>Et j&#8217;ai pens&#233; : et si on n&#8217;avait fait que changer de cage ?</p><p>Je pose la question sans chercher &#224; y r&#233;pondre. Parce que je ne suis pas s&#251;re d&#8217;avoir la r&#233;ponse. Et parce que la question, ce matin, s&#8217;est retourn&#233;e vers moi.</p><p>Je d&#233;fends depuis des ann&#233;es l&#8217;id&#233;e que l&#8217;ind&#233;pendance &#233;conomique des femmes n&#8217;est pas un luxe, c&#8217;est une condition de souverainet&#233; r&#233;elle. Je le pense. Je le construis. Et je continue &#224; le croire profond&#233;ment. Mais il y a une question que je ne peux plus esquiver : est-ce que je contribue, moi aussi, &#224; fabriquer une nouvelle injonction ?</p><p>Celle d&#8217;entreprendre autrement, mieux, plus align&#233;. Celle de construire un business solide sans s&#8217;&#233;puiser ni se renier. Celle de d&#233;passer ses peurs, de clarifier ses d&#233;cisions, d&#8217;assumer ses ambitions sans se faire toute petite. Ce que je d&#233;fends n&#8217;est-il pas, lui aussi, un mod&#232;le &#224; atteindre ? Une nouvelle version de ce qu&#8217;une femme devrait &#234;tre, de ce &#224; quoi elle devrait aspirer ?</p><p>Ce qui m&#8217;a frapp&#233;e dans l&#8217;interview, c&#8217;est une id&#233;e d&#8217;une simplicit&#233; presque radicale. Et si ce dont les femmes avaient besoin, ce n&#8217;&#233;tait pas d&#8217;un nouveau mod&#232;le, ni la femme effac&#233;e, ni la Wonder Woman puissante, mais simplement d&#8217;exister sans avoir &#224; se justifier d&#8217;aucun des deux ?</p><p>Une femme. Juste &#231;a.</p><p>Avec des forces r&#233;elles et des fragilit&#233;s r&#233;elles. Des ambitions qui peuvent &#234;tre grandes ou modestes, selon les p&#233;riodes. Des jours o&#249; elle pilote et des jours o&#249; elle subit. Un rapport &#224; l&#8217;argent qui n&#8217;est pas toujours limpide. Un rythme qui n&#8217;est pas lin&#233;aire. Des comp&#233;tences solides et des zones encore mal cartographi&#233;es. Exactement comme n&#8217;importe quel &#234;tre humain entreprend quelque chose.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est peut-&#234;tre pas le mod&#232;le d&#8217;avant. Ni le mod&#232;le d&#8217;apr&#232;s. C&#8217;est l&#8217;existence m&#234;me de l&#8217;injonction &#224; correspondre &#224; un mod&#232;le.</p><p>Ce glissement, je veux le nommer parce que c&#8217;est la seule fa&#231;on de ne pas l&#8217;alimenter sans le vouloir. Le discours sur &#8220;entreprendre autrement&#8221; peut tr&#232;s facilement devenir une nouvelle forme de pression. Si ton business n&#8217;est pas &#224; la fois rentable et porteur de sens, si ton mod&#232;le ne respecte pas ton &#233;nergie, si tu ne construis pas quelque chose qui &#8220;tienne dans la dur&#233;e&#8221;... alors tu raterais quelque chose. Tu ne serais pas encore assez cette femme-l&#224;.</p><p>Ce que je veux d&#233;fendre, ce que je veux continuer &#224; d&#233;fendre, ce n&#8217;est pas une figure id&#233;ale d&#8217;entrepreneuse &#224; atteindre. C&#8217;est quelque chose de moins spectaculaire et de plus inconfortable &#224; formuler : le droit de construire &#224; partir de ce qu&#8217;on est vraiment, y compris les parties moins racontables, sans avoir &#224; en faire un r&#233;cit exemplaire.</p><p>L&#8217;ind&#233;pendance &#233;conomique n&#8217;est pas un troph&#233;e. C&#8217;est une condition de choix. Et le choix, parfois, c&#8217;est de ne pas vouloir &#234;tre extraordinaire. De vouloir juste tenir. Vivre de ce qu&#8217;on fait. Sans que &#231;a devienne une d&#233;monstration permanente de quelque chose.</p><p>Je reviens &#224; la question pos&#233;e ce matin, sans l&#8217;habiller davantage. &#192; quel moment est-ce qu&#8217;une femme a simplement le droit d&#8217;exister sans se conformer &#224; une figure, m&#234;me une figure progressiste ?</p><p>Je n&#8217;ai pas la r&#233;ponse. Et cette fois, je ne suis pas s&#251;re qu&#8217;elle m&#8217;appartienne.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ton administratif te coûte (plus que tu ne le crois)]]></title><description><![CDATA[Tu ne perds pas de temps sur l'administratif. Tu perds de la marge. Et la diff&#233;rence change tout.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ton-administratif-te-coute-plus-que</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ton-administratif-te-coute-plus-que</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Thu, 14 May 2026 05:32:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5d954e37-db78-4f79-9a04-14d507dc4615_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Trente minutes par semaine &#224; chercher un fichier mal rang&#233;. Vingt minutes &#224; reconstituer un devis parce que tu ne retrouves plus la version finale. Deux heures un soir &#224; configurer un outil qui devait t&#8217;en faire gagner cinq. Multiplie &#231;a par cinquante-deux semaines. Tu obtiens un nombre d&#8217;heures que tu n&#8217;as jamais voulu regarder en face.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me d&#8217;organisation. C&#8217;est une fuite de chiffre d&#8217;affaires. Silencieuse, r&#233;guli&#232;re, parfaitement invisible parce qu&#8217;elle ne se pr&#233;sente jamais comme telle.</p><p>Il y a quelques mois, j&#8217;ai fait un calcul que j&#8217;aurais d&#251; faire bien plus t&#244;t. J&#8217;ai pris une prestation que je d&#233;livre depuis longtemps, celle que je ma&#238;trise les yeux ferm&#233;s, et j&#8217;ai reconstitu&#233; dans un tableau le temps r&#233;el qu&#8217;elle me prend. Pas le temps de production, le temps total : les &#233;changes administratifs autour, la relance de facture, la pr&#233;paration que je n&#8217;avais jamais pens&#233; &#224; compter. Le r&#233;sultat est apparu en quelques colonnes. Mon taux horaire r&#233;el &#233;tait loin du tarif affich&#233;. Pas parce que je facturais mal. Parce que je n&#8217;avais jamais chiffr&#233; tout ce qui gravitait autour.</p><p>Ce moment-l&#224; n&#8217;avait rien d&#8217;humiliant. Il avait quelque chose de froid et de n&#233;cessaire. La lucidit&#233; sur ce qui co&#251;te est toujours pr&#233;f&#233;rable au confort de ne pas savoir.</p><div class="native-video-embed" data-component-name="VideoPlaceholder" data-attrs="{&quot;mediaUploadId&quot;:&quot;7acd8006-2306-43d4-b652-9dedba6aa3c3&quot;,&quot;duration&quot;:null}"></div><h3><strong>Ce que le terrain r&#233;v&#232;le</strong></h3><p>Ce que j&#8217;entends dans les sessions, r&#233;guli&#232;rement, ce ne sont pas des histoires de d&#233;sordre spectaculaire. Ce sont des histoires ordinaires, celles de femmes s&#233;rieuses, comp&#233;tentes, qui perdent de la marge sur des petits riens qui s&#8217;accumulent.</p><p>Une entrepreneuse passe une demi-heure par semaine &#224; chercher un document client parce que son arborescence est floue, class&#233;e par ann&#233;e plut&#244;t que par logique d&#8217;usage. Elle ne se dit pas qu&#8217;elle perd du chiffre d&#8217;affaires. Elle se dit juste que c&#8217;est aga&#231;ant. Une autre facture ses articles au forfait, sans avoir jamais int&#233;gr&#233; dans son devis la r&#233;union mensuelle avec le client, la veille documentaire, l&#8217;heure pass&#233;e sur le logiciel de scoring. Elle a le sentiment de travailler pour cinq euros de l&#8217;heure, mais elle attribue &#231;a &#224; ses tarifs, pas &#224; ce qu&#8217;elle a oubli&#233; de chiffrer. Une troisi&#232;me passe deux heures un soir &#224; construire une page de vente sur un outil digital, pour r&#233;aliser le lendemain qu&#8217;elle est partie du mauvais mod&#232;le et doit tout recommencer. Deux heures non factur&#233;es. Non r&#233;cup&#233;rables. Parties.</p><p>Trois situations diff&#233;rentes. Une seule r&#233;alit&#233; : ce qui n&#8217;est pas nomm&#233; ne peut pas &#234;tre d&#233;cid&#233;.</p><h3><strong>Ce n&#8217;est pas la t&#226;che. C&#8217;est l&#8217;incertitude.</strong></h3><p>Ce qui p&#232;se dans l&#8217;administratif n&#8217;est presque jamais la t&#226;che elle-m&#234;me. Une facture &#224; envoyer prend dix minutes. Un classement de fichiers prend une heure une fois par trimestre. Ce qui co&#251;te, c&#8217;est l&#8217;espace mental que ces t&#226;ches occupent en dehors du temps qu&#8217;on leur consacre. La facture qu&#8217;on n&#8217;a pas envoy&#233;e ne co&#251;te pas les dix minutes qu&#8217;elle prendrait. Elle co&#251;te les trois semaines pendant lesquelles elle flotte, quelque part entre deux r&#233;unions et deux nuits courtes. Le d&#233;sordre administratif n&#8217;est pas lourd parce qu&#8217;il est compliqu&#233;. Il est lourd parce qu&#8217;il est incertain. Et l&#8217;incertitude, elle, se paye en concentration, en &#233;nergie, en d&#233;cisions prises &#224; c&#244;t&#233; de la vraie question.</p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_848,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1272,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1456w" sizes="100vw"><img src="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png" width="1456" height="1048" data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:null,&quot;imageSize&quot;:null,&quot;height&quot;:1048,&quot;width&quot;:1456,&quot;resizeWidth&quot;:null,&quot;bytes&quot;:639898,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;image/png&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;topImage&quot;:false,&quot;internalRedirect&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/i/197225083?img=https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png&quot;,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:null,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_424,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_848,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1272,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1456w" sizes="100vw" loading="lazy"></picture><div class="image-link-expand"><div class="pencraft pc-display-flex pc-gap-8 pc-reset"><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container restack-image"><svg aria-hidden="true" width="20" height="20" viewBox="0 0 20 20" fill="none" stroke-width="1.5" stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><g><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" y2="10"></line><line x1="3" x2="10" y1="21" y2="14"></line></svg></button></div></div></div></a></figure></div><h3><strong>Trois questions &#224; poser froidement</strong></h3><p>Clarifier son administratif ne demande pas une r&#233;organisation totale. &#199;a demande trois arbitrages simples, pos&#233;s froidement.</p><p>Le premier : est-ce que ce temps existe dans mon tarif ? Tout le temps que tu passes autour d&#8217;une prestation, pas seulement dedans, doit &#234;tre compt&#233; quelque part. Sinon il sort de ta poche. Le deuxi&#232;me : est-ce que ce que j&#8217;&#233;vite me co&#251;te plus que ce que &#231;a prendrait &#224; faire maintenant ? La r&#233;ponse est presque toujours oui. L&#8217;&#233;vitement a un prix que l&#8217;action n&#8217;a pas. Le troisi&#232;me : est-ce que cet outil me sert, ou est-ce que je le sers ? La technologie qui te prend plus de temps qu&#8217;elle ne t&#8217;en donne n&#8217;est pas un gain de productivit&#233;. C&#8217;est une d&#233;pense d&#233;guis&#233;e.</p><p>Ces trois questions ne sont pas des cases &#224; cocher. Ce sont des miroirs &#224; tendre sur ce qu&#8217;on laisse filer sans le voir.</p><p>La clart&#233; administrative n&#8217;est pas r&#233;serv&#233;e aux entrepreneuses naturellement organis&#233;es. C&#8217;est ce qui prot&#232;ge la marge de toutes les autres. Ce qui rend un business stable, ce n&#8217;est pas seulement ce qu&#8217;on vend, c&#8217;est aussi ce qu&#8217;on arr&#234;te de perdre.</p><p>La prochaine fois que tu reportes une t&#226;che administrative, pose-toi la vraie question : est-ce que tu la reportes parce qu&#8217;elle prend du temps, ou parce que tu as peur de ce que tu vas trouver en la faisant ?</p><div><hr></div><h2><strong>Ce mois-ci dans La Clique</strong></h2><h3><strong>Masterclass &#8212; Mercredi 27 mai Simplifier ton administratif pour s&#233;curiser tes revenus</strong></h3><p>J&#8217;aurais pu te donner les arguments. Les r&#233;sultats, les t&#233;moignages, les chiffres. Mais je sais une chose : on ne croit pas vraiment ce qu&#8217;on n&#8217;a pas v&#233;cu.</p><p>Alors j&#8217;ai pris une d&#233;cision simple : faire vivre avant de vendre.</p><p>Chaque fin de mois, j&#8217;ouvre une session de travail gratuite. Pas un atelier d&#233;guis&#233; en tunnel de vente. Une vraie heure, comme celles qu&#8217;on vit entre Cliquettes : on prend un sujet, on le retourne, on sort avec des rep&#232;res clairs et une d&#233;cision &#224; prendre.</p><p>Le 27 mai, on travaille l&#8217;administratif. Pour passer de l&#8217;angoisse diffuse &#224; la marge prot&#233;g&#233;e.</p><p>C&#8217;est gratuit. C&#8217;est ouvert &#224; toutes. Et si tu veux voir ce que &#231;a fait d&#8217;&#234;tre dans La Clique, c&#8217;est exactement &#231;a.</p><p>&#8594;<a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/C0B958"> Inscription ici</a></p><h3><strong>Offre sp&#233;ciale Le Lab jusqu&#8217;au 31/05/2026</strong></h3><p>80 &#8364; les deux premiers mois avec le code <strong>LAB80</strong></p><p>&#8594;<a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/invitation?code=CG5958"> C&#8217;est par ici</a></p><p>&#192; bient&#244;t,</p><p>Christelle <br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA["Moi à ta place, je ferais..."]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Avoir un avis, c'est humain. Mais pourquoi l'offre-t-on sans qu'on nous le demande ? Ce que &#231;a r&#233;v&#232;le vraiment.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 10 May 2026 17:00:58 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/001d462d-4c5c-4b39-b9da-578584d778db_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose de tr&#232;s humain dans le fait d&#8217;avoir un avis. Quelque chose de presque involontaire. Une sc&#232;ne, une d&#233;cision, un choix observ&#233; de loin, et l&#8217;avis se forme tout seul, avant m&#234;me qu&#8217;on l&#8217;ait cherch&#233;. C&#8217;est le fonctionnement normal d&#8217;un &#234;tre qui pense, compare, &#233;value.</p><p>Ce qui est moins normal, c&#8217;est ce qu&#8217;on en fait ensuite.</p><p>Je m&#8217;interroge depuis quelques jours sur ce r&#233;flexe qu&#8217;on a, tr&#232;s souvent sans s&#8217;en rendre compte, d&#8217;offrir cet avis &#224; quelqu&#8217;un qui ne l&#8217;a pas demand&#233;. Sur le travail d&#8217;une coll&#232;gue. Sur la fa&#231;on dont une amie organise sa semaine. Sur un choix de vie qu&#8217;on observe de l&#8217;ext&#233;rieur. On le formule avec pr&#233;caution, parfois. Avec bienveillance, souvent. Mais on le formule quand m&#234;me.</p><p>Ce qui m&#8217;arr&#234;te l&#224;-dedans, ce n&#8217;est pas la malveillance &#8212; elle est rarement en cause. C&#8217;est quelque chose de plus subtil. La croyance implicite que notre grille de lecture est transposable. Que ce qui nous semble juste, efficace, coh&#233;rent pour nous, l&#8217;est aussi pour l&#8217;autre. Que voir quelqu&#8217;un faire diff&#233;remment de nous, c&#8217;est voir quelqu&#8217;un faire moins bien.</p><p>C&#8217;est l&#224; que &#231;a coince.</p><p>Parce que l&#8217;autre n&#8217;est pas en train de rater sa version de notre vie. Il est en train de construire la sienne. Avec son histoire, ses contraintes, sa fa&#231;on de tr&#233;bucher et d&#8217;apprendre. Et cette construction ne nous appartient pas &#8212; m&#234;me quand on l&#8217;observe de pr&#232;s, m&#234;me quand on croit sinc&#232;rement qu&#8217;on pourrait aider.</p><p>Il y a une forme d&#8217;arrogance discr&#232;te dans l&#8217;avis non sollicit&#233;. Pas la grosse arrogance qui s&#8217;entend. L&#8217;arrogance tranquille de celui qui croit que son mod&#232;le est universel.</p><p>Ce que j&#8217;observe dans les espaces professionnels, et particuli&#232;rement dans l&#8217;univers entrepreneurial, c&#8217;est que cette pulsion est d&#233;cupl&#233;e. Tout le monde a un avis sur comment faire. Sur la bonne structure, le bon positionnement, la bonne fa&#231;on de se montrer, de se vendre, de se d&#233;velopper. Et ces avis se distribuent avec une g&#233;n&#233;rosit&#233; que je trouve parfois &#233;puisante pour celles qui les re&#231;oivent. Parce qu&#8217;ils arrivent emball&#233;s en aide, mais ils fonctionnent souvent comme une injonction.</p><p>Tu devrais faire autrement. Tu n&#8217;as pas pens&#233; &#224; &#231;a. Moi &#224; ta place, je ferais...</p><p>&#192; ta place.</p><p>Il me semble que c&#8217;est peut-&#234;tre l&#224; que tout se joue. Cette formule r&#233;v&#232;le quelque chose : l&#8217;avis non sollicit&#233; ne parle pas vraiment de l&#8217;autre. Il parle de soi. De notre propre fa&#231;on de r&#233;soudre les probl&#232;mes, de nos propres rep&#232;res, de notre propre seuil de tol&#233;rance &#224; l&#8217;incertitude. On projette notre trajet sur une route qui n&#8217;est pas la n&#244;tre.</p><p>Et parfois, l&#8217;avis arrive avec une vraie affection. C&#8217;est &#231;a qui le rend compliqu&#233; &#224; recevoir. Parce qu&#8217;on ne peut pas simplement le refuser sans avoir l&#8217;air ingrat. On doit le g&#233;rer, le d&#233;poser quelque part, souvent le porter un moment avant de s&#8217;en d&#233;barrasser. Ce poids-l&#224; est invisible pour celui qui l&#8217;a donn&#233;.</p><p>Je me demande ce que &#231;a changerait &#8212; dans nos relations, dans nos espaces de travail, dans nos fa&#231;ons de nous soutenir &#8212; si on apprenait &#224; tenir cet avis pour soi jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;on nous le demande. Pas par indiff&#233;rence. Pas par retrait. Mais par respect de l&#8217;autre comme quelqu&#8217;un qui sait ce dont il a besoin, et qui peut le formuler quand il en est l&#224;.</p><p>Parce qu&#8217;on l&#8217;est souvent, suffisamment grand pour demander. Quand on ne demande pas, c&#8217;est peut-&#234;tre qu&#8217;on n&#8217;est pas pr&#234;t &#224; entendre. Ou qu&#8217;on n&#8217;a tout simplement pas besoin de l&#8217;avis en question.</p><p>Il y a une discipline dans &#231;a qui me para&#238;t plus exigeante qu&#8217;il n&#8217;y para&#238;t. Retenir son avis ne veut pas dire se taire par politesse. &#199;a veut dire reconna&#238;tre que l&#8217;autre a une trajectoire propre, l&#233;gitime, que notre regard ne peut pas &#233;valuer compl&#232;tement depuis l&#8217;ext&#233;rieur. C&#8217;est admettre qu&#8217;on ne voit jamais tout le tableau.</p><p>Et peut-&#234;tre &#8212; je laisse cette question ouverte &#8212; que notre besoin d&#8217;&#233;mettre des avis dit quelque chose sur nous que nous n&#8217;avons pas encore regard&#233; en face.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on appelle un conseil]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Ce qu'on appelle un conseil. Et ce que &#231;a co&#251;te vraiment &#224; celle qui r&#233;pond. Une pens&#233;e qui d&#233;range, sans la refermer.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 03 May 2026 17:00:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3637bade-c7b2-48b5-9ae2-0ca065c8c28e_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une formule qu&#8217;on entend souvent. &#8220;J&#8217;aurais juste besoin de ton avis.&#8221; Ou : &#8220;Tu as deux minutes ?&#8221; Ou encore, la plus redoutable : &#8220;Je sais que tu ma&#238;trises &#231;a, je voulais juste te demander...&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est jamais vraiment &#8220;juste&#8221;. Et les deux minutes n&#8217;en sont jamais vraiment deux.</p><p>Je ne parle pas ici des &#233;changes entre amies, des conversations qui circulent dans les deux sens, de cette forme d&#8217;intelligence informelle qui nourrit autant celle qui r&#233;pond que celle qui pose la question. &#199;a, c&#8217;est autre chose. &#199;a a une texture diff&#233;rente. On le sent.</p><p>Je parle de quelque chose de plus discret, plus insidieux. Une sollicitation r&#233;currente, souvent unilat&#233;rale, qui porte un nom rassurant : demande de conseil. Et qui porte en r&#233;alit&#233; un autre nom, que l&#8217;on n&#8217;ose pas prononcer : travail.</p><p>Ce que l&#8217;on appelle un conseil, quand c&#8217;est dans notre domaine d&#8217;expertise, quand &#231;a mobilise notre temps, notre r&#233;flexion, notre exp&#233;rience construite sur des ann&#233;es, ce n&#8217;est pas un conseil. C&#8217;est une prestation. La diff&#233;rence n&#8217;est pas dans l&#8217;intention de celui qui demande. Elle est dans ce que &#231;a co&#251;te &#224; celle qui r&#233;pond.</p><p>Je me suis interrog&#233;e sur ce r&#233;flexe. Pas le r&#233;flexe de l&#8217;autre. Le mien. Pourquoi est-ce qu&#8217;on dit oui ? Pourquoi est-ce qu&#8217;on r&#233;pond, encore, m&#234;me quand on sait que la question aurait d&#251; faire l&#8217;objet d&#8217;une vraie d&#233;marche ? Il y a des r&#233;ponses simples : la gentillesse, l&#8217;habitude, la g&#233;n&#233;rosit&#233; sinc&#232;re. Mais je crois qu&#8217;il y en a une moins avouable. On dit oui parce que dire non imposerait de nommer ce qu&#8217;on fait. Et nommer ce qu&#8217;on fait, c&#8217;est affirmer que &#231;a a une valeur. Et affirmer que &#231;a a une valeur, c&#8217;est risquer d&#8217;&#234;tre per&#231;ue comme... quoi, exactement ? Int&#233;ress&#233;e ? Difficile ? Moins accessible que les autres ?</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de g&#233;n&#233;rosit&#233;. C&#8217;est une question de reconnaissance de ce qu&#8217;est le travail.</p><p>La boulangerie n&#8217;explique pas pourquoi la baguette co&#251;te quelque chose. Elle ne s&#8217;en excuse pas. Elle ne propose pas non plus de la donner &#224; ceux qui ont juste besoin d&#8217;un petit quelque chose. Il y a un bien, un &#233;change, un seuil. Pas parce que le boulanger est avare. Parce que la boulangerie est une activit&#233;.</p><p>Ce que je trouve int&#233;ressant, c&#8217;est que la question de la r&#233;mun&#233;ration en argent n&#8217;est pas forc&#233;ment au c&#339;ur du sujet. On peut tr&#232;s bien ne pas payer. Le troc existe. L&#8217;&#233;change de comp&#233;tences existe. Il y a presque toujours quelque chose que l&#8217;autre ma&#238;trise et qui pourrait avoir de la valeur pour vous. Mais ce &#8220;quelque chose&#8221; doit &#234;tre propos&#233;. Pas seulement re&#231;u. Et c&#8217;est l&#224; que, souvent, le silence s&#8217;installe.</p><p>Parce que la vraie question n&#8217;est pas : est-ce que tu me paies ? Elle est : est-ce que tu reconnais que ce que tu me demandes a une valeur ?</p><p>Ce que j&#8217;observe aussi, et ce n&#8217;est pas une g&#233;n&#233;ralisation, c&#8217;est une observation : cette sollicitation touche particuli&#232;rement les femmes entrepreneures. Pas uniquement entre femmes. Souvent, tr&#232;s souvent, par des hommes entrepreneurs qui trouvent naturel de solliciter une femme qui ma&#238;trise bien le truc pour avoir un avis, une relecture, une orientation. Sans jamais vraiment se demander ce que &#231;a repr&#233;sente de l&#8217;autre c&#244;t&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas toujours de la mauvaise foi. C&#8217;est souvent de l&#8217;inattention. Une forme d&#8217;invisibilit&#233; accord&#233;e au travail intellectuel des femmes, parce qu&#8217;il a si longtemps &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme naturellement disponible.</p><p>Alors la question que je laisse ici n&#8217;est pas : comment dire non. Dire non, c&#8217;est une technique. Ce qui m&#8217;int&#233;resse, c&#8217;est quelque chose de plus profond : est-ce que tu crois, toi, que ce que tu sais vaut quelque chose ? Pas dans l&#8217;abstrait. Dans la fa&#231;on dont tu r&#233;pondras &#224; la prochaine sollicitation. Dans la fa&#231;on dont tu nommes ce que tu fais, avant m&#234;me qu&#8217;on te le demande.</p><p>Parce que si tu ne le crois pas, personne ne le croira &#224; ta place.</p><p>Et &#231;a, aucun conseil ne peut t&#8217;en dispenser.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Automatiser sans perdre ton âme]]></title><description><![CDATA[Trop d'outils, trop peu de d&#233;cisions.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-ton-outil-ne-fera-jamais-a</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-ton-outil-ne-fera-jamais-a</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:03:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/195540131/7e072e16817f87d42e10ef6ddb9a38df.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Trop d'outils, trop peu de d&#233;cisions. </p><p>Ce que ton organisation te cache vraiment. Et ce qu'un business d&#233;cid&#233; change concr&#232;tement.</p><p>Ce mois-ci, on parle Outils. <a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/6-outils-pour-gagner-1h-par-jour-quand-on-est-entrepreneuse-solo-et-booster-son-ca">Lire l&#8217;article de blog</a>.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que simplifier efface vraiment]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si simplifier sa vie, c'&#233;tait parfois envoyer la complexit&#233; &#224; une version de soi moins bien arm&#233;e pour l'absorber ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 26 Apr 2026 17:02:13 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5dbe2ea8-1fed-4a5c-81ed-8f68d862649d_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une d&#233;cision qu&#8217;on prend souvent tr&#232;s vite, au d&#233;but. Parfois en quelques minutes. Parfois sur les conseils d&#8217;un comptable press&#233;, d&#8217;un forum, ou d&#8217;une amie qui a fait pareil. Le statut juridique.</p><p>On choisit celui qui co&#251;te le moins de charges. Celui qui para&#238;t le plus simple &#224; g&#233;rer. Celui qui &#233;vite d&#8217;avoir &#224; comprendre trop de choses trop vite. Et on appelle &#231;a simplifier sa vie.</p><p>Je crois qu&#8217;on se raconte une histoire.</p><p>Pas une mauvaise histoire. Pas une histoire mensong&#232;re. Mais une histoire incompl&#232;te, qui laisse de c&#244;t&#233; les questions qu&#8217;on n&#8217;avait pas envie de poser ce jour-l&#224;.</p><p>Parce que le statut, ce n&#8217;est pas une formalit&#233;. C&#8217;est une architecture. C&#8217;est la structure dans laquelle une vie professionnelle va tenir, ou ne pas tenir, pendant des ann&#233;es. Et pourtant, on le choisit souvent avec les m&#234;mes crit&#232;res qu&#8217;on utilise pour choisir un abonnement t&#233;l&#233;phonique : le moins cher, le plus lisible, le plus rapide &#224; activer.</p><p>Ce que personne ne dit vraiment &#224; ce moment-l&#224;, c&#8217;est ce que ce choix va co&#251;ter plus tard.</p><p>Pas seulement en euros. En &#233;nergie. En temps cognitif. En complications administratives qu&#8217;on d&#233;couvre au mauvais moment. En cotisations retraite qu&#8217;on n&#8217;a pas anticip&#233;es. En droits qu&#8217;on n&#8217;a jamais regard&#233;s parce qu&#8217;on ne savait pas qu&#8217;ils existaient.</p><p>Il y a une &#233;quation silencieuse dans chaque choix de statut. Et elle ne s&#8217;&#233;nonce pas dans les colonnes du comparateur en ligne.</p><p>On regarde ce que &#231;a co&#251;te maintenant. On ne regarde pas ce que &#231;a co&#251;tera dans dix ans. On regarde le montant des charges. On ne regarde pas le montant de la retraite. On regarde ce que &#231;a simplifie aujourd&#8217;hui. On ne regarde pas ce que &#231;a complique demain.</p><p>Je ne dis pas &#231;a pour accabler. Je dis &#231;a parce que je comprends l&#8217;impulsion. Quand on d&#233;marre une activit&#233;, on a d&#233;j&#224; mille d&#233;cisions &#224; prendre. Le statut arrive souvent en bout de course, une fois qu&#8217;on a d&#233;j&#224; pens&#233; &#224; l&#8217;offre, au positionnement, aux premiers clients. On est &#233;puis&#233;e avant m&#234;me d&#8217;avoir commenc&#233;. Alors on choisit ce qui co&#251;te le moins d&#8217;&#233;nergie &#224; comprendre.</p><p>Mais simplifier sa vie, ce n&#8217;est pas toujours &#231;a.</p><p>Parfois, simplifier sa vie, c&#8217;est prendre trente minutes de plus pour comprendre ce qu&#8217;on signe r&#233;ellement. Ce que &#231;a implique pour sa famille si &#231;a ne se passe pas comme pr&#233;vu. Ce que &#231;a va g&#233;n&#233;rer comme charge mentale dans trois ans quand la situation se sera complexifi&#233;e.</p><p>Ce que j&#8217;observe, c&#8217;est que le statut pris par d&#233;faut finit presque toujours par co&#251;ter plus cher que le statut choisi. Pas n&#233;cessairement en argent. En attention d&#233;tourn&#233;e. En &#233;nergie consacr&#233;e &#224; g&#233;rer une structure qui ne correspond plus &#224; ce qu&#8217;on est devenue.</p><p>Et l&#224;, on revient &#224; la case d&#233;part. Sauf qu&#8217;on n&#8217;est plus au d&#233;but. On est en plein milieu. Et changer de statut en cours de route, c&#8217;est une d&#233;cision qu&#8217;on reporte, qu&#8217;on diff&#232;re, qu&#8217;on n&#8217;a pas envie d&#8217;affronter parce qu&#8217;elle a l&#8217;air compliqu&#233;e, parce qu&#8217;on a d&#8217;autres choses &#224; g&#233;rer, parce que ce n&#8217;est jamais le bon moment.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce que nous appelons simplifier.</p><p>Est-ce que simplifier, c&#8217;est vraiment r&#233;duire la complexit&#233; ? Ou est-ce que c&#8217;est parfois d&#233;placer la complexit&#233;, l&#8217;envoyer dans le futur, dans les mains d&#8217;une version de soi qui sera, elle, moins bien plac&#233;e pour l&#8217;absorber ?</p><p>Il y a des d&#233;cisions qu&#8217;on croit l&#233;g&#232;res parce qu&#8217;elles sont rapides. Et des d&#233;cisions qu&#8217;on croit compliqu&#233;es parce qu&#8217;elles demandent du temps. Pourtant, c&#8217;est souvent l&#8217;inverse qui est vrai.</p><p>Le statut, c&#8217;est une d&#233;cision qui m&#233;rite plus que cinq minutes. Pas parce que c&#8217;est une obligation l&#233;gale. Parce que c&#8217;est la fondation. Et qu&#8217;on construit rarement quelque chose de durable sur une fondation qu&#8217;on n&#8217;a pas vraiment regard&#233;e.</p><p>Je ne sais pas si la bonne d&#233;cision existe, en mati&#232;re de statut. Chaque situation est diff&#233;rente. Mais je sais que la d&#233;cision prise sans se poser les vraies questions n&#8217;est jamais vraiment une d&#233;cision.</p><p>C&#8217;est un &#233;vitement confortable.</p><p>Et les &#233;vitements confortables finissent toujours par se payer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on n'ose pas revendiquer]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. 
Align&#233;e et rentable : pourquoi est-il encore si difficile pour les entrepreneuses d'assumer les deux sans s'excuser ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 19 Apr 2026 17:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ff4eac15-21dd-4a54-b2a4-56ce30c5e102_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on dit rarement clairement dans les conversations sur l&#8217;entrepreneuriat des femmes. On parle d&#8217;alignement, de sens, de coh&#233;rence avec ses valeurs. On parle d&#8217;impact, de contribution, de la fa&#231;on dont on veut travailler. Ce sont de vraies questions, et je ne les minimise pas. Mais quelque part dans ces conversations, il y a un mot qu&#8217;on &#233;vite, qu&#8217;on entoure de pr&#233;cautions oratoires, qu&#8217;on prononce presque en s&#8217;excusant.</p><p>L&#8217;argent.</p><p>Pas &#8220;la rentabilit&#233;&#8221;. Pas &#8220;le mod&#232;le &#233;conomique viable&#8221;. L&#8217;argent. Ce qui rentre, ce qu&#8217;on se vire sur le compte perso, ce qu&#8217;on met de c&#244;t&#233;. Ce sur quoi on peut compter si quelque chose se d&#233;r&#232;gle dans la vie, et la vie a cette mauvaise habitude de se d&#233;r&#233;gler.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; vingt ans &#224; observer des gens dans leur rapport &#224; l&#8217;argent. Ce que cette exp&#233;rience m&#8217;a appris, c&#8217;est que le tabou n&#8217;est pas universel. Il est biographique. Il d&#233;pend d&#8217;une histoire, d&#8217;une famille, d&#8217;un r&#233;cit transmis parfois sans mots. Deux personnes dans une situation objectivement identique n&#8217;auront pas le m&#234;me rapport &#224; l&#8217;argent. Ce n&#8217;est pas une question de logique. C&#8217;est une question d&#8217;h&#233;ritage.</p><p>Et dans l&#8217;entrepreneuriat des femmes, pas toutes, mais beaucoup, cet h&#233;ritage dit quelque chose de particulier : il ne faut pas trop en faire. Il faut en gagner, oui. Mais pas trop le dire. Pas trop le revendiquer. Comme si vouloir vraiment gagner de l&#8217;argent pour vivre la vie qu&#8217;on a choisie contaminait la puret&#233; du projet. Comme si l&#8217;alignement et la rentabilit&#233; &#233;taient deux registres qu&#8217;on ne peut pas tenir simultan&#233;ment sans perdre quelque chose d&#8217;essentiel.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une conviction. Je pense que c&#8217;est une d&#233;fense.</p><p>Une fa&#231;on de ne pas s&#8217;exposer au jugement. De ne pas para&#238;tre v&#233;nale, superficielle, d&#233;connect&#233;e de ce qui compte vraiment. Parce que dans certains milieux, dire qu&#8217;on veut faire de l&#8217;argent, vraiment, sans euph&#233;misme, c&#8217;est encore consid&#233;r&#233; comme un aveu douteux. Pas tr&#232;s humain. Pas tr&#232;s propre.</p><p>Et pourtant.</p><p>Une activit&#233; avec laquelle on est align&#233;e, qui nous nourrit intellectuellement, qui a du sens pour nous et pour les personnes &#224; qui on s&#8217;adresse, cette activit&#233; doit aussi rapporter. Pas symboliquement. Pas juste assez pour couvrir les charges. Assez pour vivre. Assez pour mettre de l&#8217;&#233;pargne de c&#244;t&#233;. Assez pour que si un jour quelque chose vacille, le conjoint qui perd son emploi, le p&#233;pin de sant&#233;, le changement de vie non anticip&#233;, on ne soit pas dans une d&#233;pendance qu&#8217;on n&#8217;avait pas choisie.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de cupidit&#233;. C&#8217;est une question de solidit&#233;.</p><p>Ce qui me pr&#233;occupe, ce n&#8217;est pas que les femmes entrepreneuses ne veuillent pas gagner d&#8217;argent. La plupart en ont tr&#232;s envie. Ce qui me pr&#233;occupe, c&#8217;est qu&#8217;elles n&#8217;arrivent pas toujours &#224; l&#8217;articuler sans culpabilit&#233;. Sans ajouter aussit&#244;t &#8220;mais ce qui compte vraiment, c&#8217;est l&#8217;impact&#8221;. Comme si l&#8217;impact et l&#8217;argent s&#8217;excluaient. Comme si nommer l&#8217;un rendait l&#8217;autre suspect.</p><p>Je me demande ce que cette pudeur nous co&#251;te vraiment.</p><p>Pas en termes d&#8217;image. En termes de d&#233;cisions. Combien de propositions commerciales sous-&#233;valu&#233;es parce qu&#8217;on n&#8217;osait pas. Combien de mod&#232;les bricol&#233;s pour ne pas avoir l&#8217;air de &#8220;trop vouloir&#8221;. Combien d&#8217;ajustements vers le bas, l&#233;g&#232;rement, progressivement, jusqu&#8217;&#224; ce que le business soit gentil, align&#233;, et &#233;conomiquement fragile.</p><p>L&#8217;argent n&#8217;est pas la finalit&#233;. Je ne l&#8217;ai jamais cru. Mais il est la condition d&#8217;un choix r&#233;el. La condition pour pouvoir rester par envie plut&#244;t que par n&#233;cessit&#233;. Pour refuser ce qui ne convient pas. Pour d&#233;cider depuis la clart&#233; plut&#244;t que depuis l&#8217;angoisse.</p><p>Entreprendre autrement ne signifie pas entreprendre sans compter. &#199;a ne signifie pas que la rentabilit&#233; est un d&#233;tail que les gens s&#233;rieux finissent par r&#233;gler. &#199;a signifie construire un mod&#232;le qui tient dans le temps, qui tient dans le corps, qui tient dans les comptes.</p><p>Et pour &#231;a, il faut pouvoir dire, sans s&#8217;excuser : je veux que &#231;a rapporte. Vraiment.</p><p>Ce que je n&#8217;arrive pas &#224; r&#233;soudre, c&#8217;est pourquoi cette phrase est encore si difficile &#224; prononcer pour autant de femmes qui, par ailleurs, savent exactement ce qu&#8217;elles font et pourquoi elles le font.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton problème n'était pas un manque d'outils ?]]></title><description><![CDATA[Tu perfectionnes Notion. Tu r&#233;organises tes t&#226;ches. Et ta prospection, elle, attend. Ce n'est pas un probl&#232;me d'outil.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 05:30:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/06121887-3eb4-4d2b-8cf2-36a60eac1feb_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a quelques ann&#233;es, quand je dirigeais ma derni&#232;re soci&#233;t&#233;, j&#8217;ai d&#233;couvert Notion.</p><p>Pas d&#233;couvert comme on d&#233;couvre un outil utile. D&#233;couvert comme une r&#233;v&#233;lation.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; des heures sur YouTube. Des vid&#233;os de setup, de templates, de workflows. J&#8217;ai tout construit dessus : mon suivi financier, mon CRM, mes t&#226;ches, un dossier par client avec des sections bien nomm&#233;es, des vues bien filtr&#233;es. Personne ne voyait jamais ces dossiers sauf moi. Mais ils &#233;taient beaux. Ils &#233;taient complets. Et je me sentais occup&#233;e.</p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que j&#8217;&#233;tais effectivement occup&#233;e. Mais pas &#224; prospecter.</p><p>Notion &#233;tait mon alibi. Plus je le perfectionnais, moins j&#8217;avais &#224; aller chercher des clients. L&#8217;outil prenait tellement de place que j&#8217;avais une raison valable de ne pas faire ce qui m&#8217;exposait vraiment. Soi-disant, j&#8217;&#233;tais d&#233;bord&#233;e. C&#8217;&#233;tait faux. J&#8217;&#233;tais prot&#233;g&#233;e.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;utilise encore Notion, mais uniquement pour le calendrier &#233;ditorial que je partage avec Audrey. Parce qu&#8217;il &#233;tait d&#233;j&#224; en place. Parce que &#231;a sert quelque chose de pr&#233;cis, de d&#233;cid&#233;, de r&#233;el.</p><p>Cette diff&#233;rence, entre Notion comme refuge et Notion comme outil, ce n&#8217;est pas une question de fonctionnalit&#233;s. C&#8217;est une question de point d&#8217;appui.</p><p>On t&#8217;a appris que t&#8217;&#233;quiper, c&#8217;est avancer. Que gagner du temps, &#231;a commence par trouver le bon outil. Alors tu cherches. Tu ajoutes. Tu configures. Et tu te retrouves &#224; g&#233;rer les outils plut&#244;t que ton activit&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas un manque de discipline. Ce n&#8217;est pas une incapacit&#233; &#224; t&#8217;organiser. C&#8217;est un glissement que personne ne t&#8217;a nomm&#233; : l&#8217;outil donne une illusion rassurante d&#8217;avancement, sans que tu aies &#224; trancher quoi que ce soit.</p><p>Parce que trancher, &#231;a d&#233;range. &#199;a oblige &#224; dire : &#231;a, c&#8217;est prioritaire. &#199;a, &#231;a ne l&#8217;est pas. &#199;a, je laisse tomber. Et quand tu portes tout, seule, d&#233;cider &#231;a expose. L&#8217;outil, lui, ne te juge pas. Il accepte toutes tes entr&#233;es. Il ne te demande pas de choisir.</p><p>Alors tu construis des syst&#232;mes. Des automatisations. Des tableaux de bord bien rang&#233;s. Et pendant ce temps, le fond reste flou.</p><p>Voil&#224; ce que personne ne dit vraiment sur les outils : ils n&#8217;amplifient pas ton efficacit&#233;. Ils amplifient ce qui est d&#233;j&#224; l&#224;.</p><p>Si ton offre n&#8217;est pas claire, l&#8217;outil va complexifier. Si tes priorit&#233;s ne sont pas pos&#233;es, l&#8217;outil va disperser. Si tu &#233;vites ta prospection, l&#8217;outil va te donner quelque chose d&#8217;autre &#224; faire &#224; sa place.</p><p><strong>Un outil ne compense jamais un manque de clart&#233;. Il l&#8217;installe confortablement.</strong></p><p>Tu peux automatiser une s&#233;quence enti&#232;re qui ne repose sur aucune d&#233;cision claire. Tu peux passer une heure &#224; optimiser un syst&#232;me qui ne sert pas vraiment ton chiffre. Tu peux remplir tes journ&#233;es sans jamais toucher au c&#339;ur.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me de capacit&#233;. C&#8217;est un probl&#232;me de point d&#8217;appui. Tu t&#8217;appuies sur l&#8217;outil au lieu de t&#8217;appuyer sur ta d&#233;cision.</p><p>Ce n&#8217;est pas toi qui es en cause. C&#8217;est l&#8217;ordre dans lequel tu poses les choses.</p><p>Un outil vient apr&#232;s. Apr&#232;s avoir nomm&#233; ce qui bloque. Apr&#232;s avoir d&#233;cid&#233; ce qui est prioritaire. Apr&#232;s avoir pos&#233; une strat&#233;gie commerciale, m&#234;me simple, m&#234;me imparfaite.</p><p>Tant que le fond est flou, n&#8217;importe quel outil devient une t&#226;che suppl&#233;mentaire &#224; g&#233;rer. D&#232;s que le fond est pos&#233;, m&#234;me un tableur Google Sheets devient un levier.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de sophistication. C&#8217;est une question d&#8217;ordre des op&#233;rations.</p><p>Le bon outil lib&#232;re du temps. Mais du temps pour quoi ?</p><p>Si ce temps lib&#233;r&#233; n&#8217;est pas orient&#233; vers ce qui g&#233;n&#232;re du chiffre, il sera absorb&#233; ailleurs. Par un autre outil &#224; configurer. Par une autre optimisation. Par quelque chose d&#8217;utile en apparence, mais loin de ce qui rapporte.</p><p>Gagner une heure par jour, c&#8217;est cinq heures par semaine r&#233;investies dans la prospection, les offres, les d&#233;cisions prises avec la t&#234;te claire. Pas dans le rangement num&#233;rique.</p><p>La question &#224; poser avant d&#8217;ajouter un outil n&#8217;est pas &#171; est-ce qu&#8217;il me fera gagner du temps &#187;. C&#8217;est &#171; est-ce que j&#8217;ai d&#233;cid&#233; &#224; quoi ce temps va servir &#187;.</p><p>L&#8217;outil suit. Il ne pr&#233;c&#232;de jamais.</p><p>Si tu veux regarder lesquels m&#233;ritent vraiment leur place dans ton organisation, j&#8217;ai list&#233; les cinq qui font r&#233;ellement la diff&#233;rence dans l&#8217;<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/6-outils-pour-gagner-1h-par-jour-quand-on-est-entrepreneuse-solo-et-booster-son-ca">article de ce mois</a>. Pas pour ajouter. Pour arbitrer.</p><h2><strong>Ce mois-ci dans La Clique</strong></h2><p>La version 2 de La Clique des Entrepreneuses ouvre ce mois-ci.</p><p>Un nouveau virage : une plateforme communautaire disponible pour toutes les Cliquettes, acc&#232;s gratuit ou payant, un espace pour travailler, pas pour se rassurer.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/invitation?code=CG5958">C&#8217;est par ici</a></p><p>Et le 30 avril, l&#8217;Atelier de La Clique porte sur un sujet qui prolonge directement ce qu&#8217;on vient de regarder ensemble : &#171; <em>L&#8217;IA dans ton business : levier ou b&#233;quille ? Ce qu&#8217;elle peut vraiment changer dans ta fa&#231;on de d&#233;cider.</em> &#187; La m&#234;me question. Un outil diff&#233;rent. Le m&#234;me fond.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/90D405">Inscription ici</a></p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si tu poursuivais quelque chose qui ne t'appartient pas ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si ton "r&#234;ve" entrepreneurial &#233;tait en r&#233;alit&#233; un mod&#232;le appris ? Une r&#233;flexion sur ce qu'on construit sans le choisir.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 17:01:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/b61cd96b-ed8c-4813-a33e-8e487f81f36e_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Je n&#8217;ai pas &#233;cout&#233; ce podcast jusqu&#8217;au bout. Les premi&#232;res minutes ont suffi. Pas sur ce qui &#233;tait dit. Sur ce que &#231;a venait r&#233;veiller.</p><p>Quand j&#8217;ai cr&#233;&#233; ma premi&#232;re entreprise, j&#8217;ai longtemps racont&#233; que j&#8217;avais un r&#234;ve. Grandir. Embaucher. Structurer. D&#233;velopper. Devenir une cheffe d&#8217;entreprise au sens le plus visible du terme.</p><p>Avec le recul, je ne suis plus s&#251;re que c&#8217;en &#233;tait un. Je crois que c&#8217;&#233;tait autre chose. Une forme d&#233;j&#224; existante. Une trajectoire d&#233;j&#224; trac&#233;e. Une mani&#232;re de r&#233;ussir que je n&#8217;avais jamais vraiment interrog&#233;e.</p><p>Je ne me suis pas demand&#233; si je la choisissais. Je me suis demand&#233; comment y arriver.</p><p>Et pendant longtemps, &#231;a m&#8217;a sembl&#233; normal. &#201;vident, m&#234;me.</p><p>Comme si entreprendre voulait forc&#233;ment dire grossir. Comme si la solidit&#233; passait n&#233;cessairement par la taille. Comme si rester seule &#233;tait une &#233;tape, jamais une destination.</p><p>Ce que je n&#8217;avais pas vu, ce n&#8217;&#233;tait pas le manque de vision. C&#8217;&#233;tait l&#8217;origine de cette vision.</p><p>Parce qu&#8217;il y a une diff&#233;rence entre porter une ambition et habiter un mod&#232;le. Et cette diff&#233;rence est presque invisible au d&#233;part.</p><p>On avance. On construit. On ajuste.</p><p>Et puis un jour, quelque chose r&#233;siste.</p><p>Pas forc&#233;ment de mani&#232;re spectaculaire. Parfois de mani&#232;re diffuse. Une fatigue qui s&#8217;installe. Une tension difficile &#224; nommer. Une impression de devoir forcer pour maintenir quelque chose.</p><p>Et l&#224;, deux lectures sont possibles.</p><p>Soit on pense qu&#8217;on n&#8217;est pas &#224; la hauteur. Soit on commence &#224; se demander si ce que l&#8217;on tient est vraiment &#224; nous.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce moment-l&#224;.</p><p>Parce que c&#8217;est souvent l&#224; qu&#8217;on choisit de s&#8217;adapter encore une fois. Parce que le mod&#232;le, lui, est valid&#233;. Reconnu. Visible. Alors on ajuste l&#8217;&#233;nergie. On ajuste les choix. On ajuste les exigences. Jusqu&#8217;&#224; parfois ajuster ce qui, au d&#233;part, faisait sens.</p><p>Ce n&#8217;est pas un renoncement brutal. C&#8217;est un glissement. Silencieux. Progressif. Presque logique.</p><p>Et c&#8217;est peut-&#234;tre pour &#231;a qu&#8217;il est si difficile &#224; remettre en question. Parce qu&#8217;il fonctionne. Ou du moins, il fonctionne suffisamment pour continuer.</p><p>Mais fonctionner ne veut pas dire tenir.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on c&#233;l&#232;bre rarement. La femme qui choisit de ne pas grossir. Celle qui stabilise. Celle qui construit un &#233;cosyst&#232;me plut&#244;t qu&#8217;une hi&#233;rarchie. Celle qui con&#231;oit un mod&#232;le &#224; la taille de sa vie, pas &#224; la taille des attentes.</p><p>Ces trajectoires passent souvent pour des &#233;tapes. Ou pour des renoncements.</p><p>Je ne crois plus que ce soit le cas.</p><p>Je crois que ce sont des positions. &#201;conomiques. Politiques, aussi.</p><p>On parle beaucoup d&#8217;ambition. On parle peu de compatibilit&#233;. Compatibilit&#233; avec son rythme. Compatibilit&#233; avec sa vie. Compatibilit&#233; avec ce que l&#8217;on est pr&#234;te &#224; porter, seule ou entour&#233;e, sur la dur&#233;e.</p><p>Comme si ces questions venaient apr&#232;s. Comme si elles &#233;taient secondaires.</p><p>La solidit&#233; d&#8217;un mod&#232;le ne se joue pas dans sa capacit&#233; &#224; grandir. Elle se joue dans sa capacit&#233; &#224; tenir sans se renier.</p><p>Et &#231;a change la question.</p><p>On ne se demande plus : &#8220;Jusqu&#8217;o&#249; &#231;a peut aller ?&#8221; On se demande : &#8220;Qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; soutenir ?&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de capacit&#233;. C&#8217;est une question de choix.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a, ce que ce podcast est venu d&#233;placer chez moi.</p><p>Pas une r&#233;ponse. Une suspicion.</p><p>Et si ce que j&#8217;avais appel&#233; un r&#234;ve n&#8217;&#233;tait qu&#8217;un mod&#232;le bien int&#233;gr&#233; ?</p><p>Alors la question devient plus inconfortable.</p><p>Si ce n&#8217;&#233;tait pas le mien, qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; d&#233;construire pour enfin construire autrement ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><p></p><p>PS. Voici le lien vers le podcast en question <a href="https://open.spotify.com/episode/4CCN47unqpgTiCXBHdplPa?si=zyVA1unQTlC9iggj8m6wBw&amp;t=312&amp;ct=312">CEO Recto Verso - Episode 8</a></p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Parler d’argent ne dit pas qui l’on sert]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Parler d&#8217;argent d&#233;clenche des raccourcis. Et si le vrai sujet n&#8217;&#233;tait pas l&#8217;argent, mais ce qu&#8217;on projette dessus ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 05 Apr 2026 17:01:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/60101933-dd7b-4d80-a4af-4291cc2d4b27_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e cette semaine, dans une conversation pourtant banale.</p><p>Cette id&#233;e presque imm&#233;diate, presque r&#233;flexe : si tu parles d&#8217;argent ouvertement, alors tu es forc&#233;ment du c&#244;t&#233; de ceux qui en font une fin. Du c&#244;t&#233; de ceux qui accumulent, qui optimisent, qui cherchent &#224; gagner toujours plus. Du c&#244;t&#233; d&#8217;un certain r&#233;cit, tr&#232;s identifi&#233;, tr&#232;s charg&#233;.</p><p>Comme si le simple fait de nommer l&#8217;argent suffisait &#224; te situer politiquement.</p><p>Je crois que c&#8217;est &#231;a qui m&#8217;a interpell&#233;e. Pas la position en elle-m&#234;me, mais ce qu&#8217;elle r&#233;v&#232;le d&#8217;une grille de lecture tr&#232;s install&#233;e. Il n&#8217;y avait pas de d&#233;saccord, au contraire. La discussion &#233;tait ouverte, presque fluide. Mais c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment &#231;a qui m&#8217;a fait voir, avec plus de nettet&#233;, &#224; quel point certaines associations sont devenues automatiques.</p><p>Comme si parler d&#8217;argent ne pouvait exister que dans une seule grille de lecture. Comme si ce mot portait d&#233;j&#224;, &#224; lui seul, une intention, une vision du monde, une forme d&#8217;adh&#233;sion implicite.</p><p>Je crois que c&#8217;est faux. Et surtout, je crois que &#231;a emp&#234;che de regarder ce qui est r&#233;ellement en jeu.</p><p>Parler d&#8217;argent, ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de richesse. Ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de domination. Ce n&#8217;est m&#234;me pas forc&#233;ment parler d&#8217;ambition. C&#8217;est parfois simplement parler de conditions. Des conditions r&#233;elles dans lesquelles une vie se d&#233;ploie, des arbitrages concrets, des choix possibles &#8212; ou impossibles.</p><p>Je crois qu&#8217;on confond encore trop souvent l&#8217;outil et l&#8217;id&#233;ologie. Comme si le fait de reconna&#238;tre que l&#8217;argent est n&#233;cessaire suffisait &#224; adh&#233;rer &#224; un syst&#232;me dans son ensemble. Alors que ce sont deux choses diff&#233;rentes.</p><p>On peut vouloir gagner de l&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu de l&#8217;accumulation infinie. On peut vouloir s&#233;curiser sa vie sans vouloir &#233;craser celle des autres. On peut vouloir &#234;tre rentable sans vouloir &#234;tre dominante. Mais &#231;a, c&#8217;est une nuance qui dispara&#238;t vite, parce qu&#8217;elle oblige &#224; tenir une position moins lisible, moins classable.</p><p>Je crois que c&#8217;est l&#224; que se situe la vraie tension. Pas entre celles qui parlent d&#8217;argent et celles qui n&#8217;en parlent pas, mais entre deux mani&#232;res de regarder ce que l&#8217;argent repr&#233;sente. D&#8217;un c&#244;t&#233;, un symbole charg&#233;, presque moral. De l&#8217;autre, un outil concret, parfois banal, mais souvent d&#233;cisif.</p><p>Et je me rends compte que refuser d&#8217;en parler, ou le laisser dans le flou, ce n&#8217;est pas neutre non plus. Le silence sur l&#8217;argent n&#8217;est pas une posture pure. Il prot&#232;ge rarement celles qui en manquent. Il prot&#232;ge surtout les syst&#232;mes qui rendent l&#8217;argent difficile &#224; comprendre, &#224; n&#233;gocier, &#224; assumer.</p><p>Je crois profond&#233;ment que rendre l&#8217;argent visible, dicible, regardable, ce n&#8217;est pas un acte capitaliste. C&#8217;est un acte de lucidit&#233;. Et peut-&#234;tre m&#234;me, dans certains cas, un acte politique.</p><p>Parce que tant que l&#8217;argent reste un sujet flou, il reste un lieu de d&#233;pendance. On ajuste sans comprendre, on accepte sans mesurer, on renonce sans vraiment choisir. Et je vois &#224; quel point, dans beaucoup de trajectoires entrepreneuriales, ce flou co&#251;te cher. Pas seulement en chiffre d&#8217;affaires, mais en libert&#233;, en marge de d&#233;cision, en capacit&#233; &#224; dire non.</p><p>Alors oui, je parle d&#8217;argent. Pas comme d&#8217;un objectif en soi, mais comme d&#8217;un point d&#8217;appui. Quelque chose qu&#8217;on regarde en face pour pouvoir d&#233;cider. Pas pour se comparer, pas pour se prouver, mais pour ne plus se raconter d&#8217;histoire.</p><p>Je crois que ce qui me marque, au fond, ce n&#8217;est pas qu&#8217;on associe l&#8217;argent &#224; une vision du monde. C&#8217;est qu&#8217;on oublie qu&#8217;il peut aussi &#234;tre un levier pour en construire une autre. Une vision o&#249; la r&#233;ussite n&#8217;est ni spectaculaire, ni d&#233;corative, mais suffisante, stable, choisie. Une vision o&#249; l&#8217;argent ne sert pas &#224; s&#8217;extraire du r&#233;el, mais &#224; mieux y tenir.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a qui reste difficile &#224; entendre. Qu&#8217;on puisse parler d&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu dominant. Qu&#8217;on puisse en vouloir suffisamment, sans en vouloir toujours plus. Qu&#8217;on puisse le regarder sans s&#8217;y soumettre.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une position confortable. Elle demande de renoncer &#224; des raccourcis, de rester dans une forme de nuance, de ne pas &#234;tre imm&#233;diatement lisible.</p><p>Mais peut-&#234;tre que c&#8217;est le prix &#224; payer pour ne pas simplifier ce qui, justement, ne l&#8217;est pas.</p><p>Parce qu&#8217;au fond, parler d&#8217;argent ne dit pas forc&#233;ment qui l&#8217;on est. Mais peut-&#234;tre que notre mani&#232;re de le regarder, si. Et &#231;a, c&#8217;est plus difficile &#224; classer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>