<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[Les news de La Clique]]></title><description><![CDATA[Des publications pour entreprendre autrement : transformer les flous et les doutes en clarté, retrouver du souffle, et bâtir un business qui allie sens, plaisir et liberté.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!h7E2!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F81560994-8b6a-4a14-a53b-ddea7f8941b8_903x903.png</url><title>Les news de La Clique</title><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Wed, 10 Jun 2026 02:44:52 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[Christelle | LCDE]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[lacliquedesentrepreneuses@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[Ce qu'on ne dit pas quand on dit « liberté »]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Deux r&#233;cits sur l'entrepreneuriat f&#233;minin. Ni l'un ni l'autre ne dit ce qui compte vraiment : est-ce que &#231;a tient ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 07 Jun 2026 17:02:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/25e573e8-134d-4ea3-b81a-b38493b034e8_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a deux r&#233;cits sur l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin. Ils semblent oppos&#233;s. Ils sont, en r&#233;alit&#233;, les deux faces d&#8217;un m&#234;me &#233;vitement.</p><p>Le premier c&#233;l&#232;bre. Il parle de libert&#233;, d&#8217;audace, de s&#8217;appartenir enfin. Il montre des femmes qui ont &#171; saut&#233; le pas &#187;, qui se sont &#171; lib&#233;r&#233;es &#187; d&#8217;un salariat qui les &#233;touffait. Le lancement est trait&#233; comme une victoire. Les premi&#232;res semaines comme une renaissance. Ce r&#233;cit a de l&#8217;&#233;lan, de la lumi&#232;re. Et il est, dans sa fa&#231;on d&#8217;esquiver ce qui vient ensuite, profond&#233;ment incomplet.</p><p>Le second r&#233;cit fait peur. Il avertit. Il &#233;num&#232;re les risques, les statistiques d&#8217;&#233;chec, la pr&#233;carit&#233;, l&#8217;incertitude. Il parle aux femmes comme si entreprendre &#233;tait une imprudence &#224; dissuader. Ce r&#233;cit, lui aussi, rate quelque chose d&#8217;essentiel.</p><p>Les deux s&#8217;arr&#234;tent avant la vraie question : est-ce que &#231;a tient ?</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce silence collectif autour de la viabilit&#233; &#233;conomique. Non pas comme un concept technique r&#233;serv&#233; aux comptables, mais comme une condition concr&#232;te, quotidienne, celle qui d&#233;termine si une femme peut r&#233;ellement choisir, sa client&#232;le, son rythme, ses prix, ses limites. Si elle peut dire non sans que ce non lui co&#251;te sa survie.</p><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p>On parle d&#8217;ind&#233;pendance. On parle rarement de ce que cette ind&#233;pendance requiert pour exister vraiment : un mod&#232;le qui g&#233;n&#232;re assez, assez r&#233;guli&#232;rement, pour que la libert&#233; ne soit pas simplement un statut juridique mais une r&#233;alit&#233; v&#233;cue.</p><p>Ce que j&#8217;observe, c&#8217;est que beaucoup de femmes entreprennent en emportant avec elles une d&#233;pendance qu&#8217;elles croyaient quitter. La d&#233;pendance &#224; un employeur se transforme en d&#233;pendance &#224; des client&#183;es qu&#8217;on n&#8217;ose pas d&#233;cevoir. En d&#233;pendance &#224; un chiffre d&#8217;affaires fragile qu&#8217;on n&#8217;a jamais structur&#233;. En d&#233;pendance &#224; l&#8217;urgence permanente, &#224; l&#8217;impossible de refuser, &#224; la peur que si on pose une limite quelque chose s&#8217;effondre.</p><p>Je crois que la libert&#233; &#233;conomique n&#8217;est pas une promesse qu&#8217;on tient en s&#8217;installant &#224; son compte. C&#8217;est quelque chose qu&#8217;on construit, d&#233;lib&#233;r&#233;ment, lucidement, parfois inconfortablement. Et cette construction demande qu&#8217;on regarde en face ce que le business produit r&#233;ellement, ce qu&#8217;il co&#251;te vraiment, et ce qu&#8217;il permet ou non de choisir.</p><p>Ce que le r&#233;cit dominant, le festif comme l&#8217;alarmiste, ne dit pas, c&#8217;est que la d&#233;pendance &#233;conomique n&#8217;a pas de visage unique. Elle peut ressembler &#224; l&#8217;&#233;chec. Elle peut aussi ressembler &#224; une activit&#233; qui tourne, qui remplit les journ&#233;es, qui re&#231;oit des compliments, et qui ne permet pourtant pas de vivre dignement de ce qu&#8217;on fait.</p><p>Je ne sais pas exactement pourquoi ce sujet reste aussi silencieux dans les espaces o&#249; les femmes parlent d&#8217;entreprendre. Peut-&#234;tre parce qu&#8217;aborder la rentabilit&#233;, c&#8217;est risquer de para&#238;tre vulgaire, obs&#233;d&#233;e par l&#8217;argent, d&#233;connect&#233;e de valeurs plus nobles. Peut-&#234;tre parce que nommer qu&#8217;un business ne tient pas &#233;conomiquement, c&#8217;est toucher &#224; quelque chose qui ressemble &#224; un aveu de fragilit&#233;.</p><p>Mais je m&#8217;interroge sur ce que ce silence produit r&#233;ellement. Et sur ce qu&#8217;une femme perd, concr&#232;tement, chaque mois qu&#8217;elle passe dans un mod&#232;le qui ne lui permet pas de choisir.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-ne-dit-pas-quand-on-dit-liberte?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on fait quand personne ne regarde]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Ce matin, j'ai failli mettre un c&#339;ur sur un message de f&#234;te des m&#232;res. Ce "failli" m'a interpell&#233;e quelques minutes.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 31 May 2026 17:01:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/4cb06647-5361-42f9-be8a-7c4b8e9d5ae2_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Ce matin, dans un groupe familial, quelqu&#8217;un a f&#234;t&#233; ma marraine. J&#8217;ai vu le message. J&#8217;ai failli mettre un c&#339;ur.</p><p>J&#8217;ai failli.</p><p>Ce &#8220;failli&#8221; m&#8217;a interpell&#233;e quelques minutes. Le genre d&#8217;interpellation qu&#8217;on aime, en fait. Celles qui ne font pas de bruit mais qui posent une question nette.</p><p>Je sais d&#8217;o&#249; vient cette f&#234;te. Je sais dans quel contexte elle a &#233;t&#233; institu&#233;e, &#224; qui elle servait, ce qu&#8217;elle cherchait &#224; produire. Ce n&#8217;est pas une opinion marginale, c&#8217;est de l&#8217;histoire. Et ce qui me pose probl&#232;me, c&#8217;est plus profond que &#231;a : je n&#8217;ai pas besoin d&#8217;une journ&#233;e d&#233;sign&#233;e pour penser &#224; une m&#232;re. Ni pour lui dire ce que je lui dois. Une f&#234;te qui s&#8217;impose comme obligation annuelle, c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment ce que je ne comprends pas, comme si l&#8217;affection avait besoin d&#8217;un calendrier pour exister. Et pourtant, l&#224;, ce matin, ma conviction a vacill&#233;. Pas parce qu&#8217;elle &#233;tait fausse. Parce que le groupe tirait dans l&#8217;autre sens.</p><p>Ce que j&#8217;interroge ce soir, ce n&#8217;est pas la f&#234;te des m&#232;res. C&#8217;est l&#8217;espace entre ce qu&#8217;on pense et ce qu&#8217;on fait.</p><p>Il y a quelque chose que nous ne disons pas assez : avoir une pens&#233;e construite ne suffit pas &#224; la tenir. La lucidit&#233; ne se maintient pas seule. Elle se fatigue au contact du collectif. Elle capitule, parfois, non par l&#226;chet&#233;, mais par &#233;conomie. Parce que r&#233;sister &#224; chaque rituel, &#224; chaque injonction douce, &#224; chaque pression invisible consomme de l&#8217;&#233;nergie. Et cette &#233;nergie, on n&#8217;en a pas une r&#233;serve infinie.</p><p>Je crois que nous confondons souvent la conviction et sa performance. Avoir une id&#233;e claire sur quelque chose ne garantit pas qu&#8217;on agira en coh&#233;rence avec elle &#224; chaque instant. L&#8217;incoh&#233;rence ponctuelle n&#8217;est pas n&#233;cessairement de la faiblesse. Elle peut &#234;tre de l&#8217;honn&#234;tet&#233; sur ce que co&#251;te r&#233;ellement la lucidit&#233; dans un monde qui n&#8217;en demande pas autant.</p><p>Mais ce qui m&#8217;int&#233;resse davantage, c&#8217;est ce moment pr&#233;cis du &#8220;failli&#8221;. Ce moment o&#249; on voit le geste avant de le faire. O&#249; quelque chose en nous reconna&#238;t la dissonance. O&#249; l&#8217;on ne l&#8217;efface pas, m&#234;me si on ne la nomme pas encore.</p><p>Ce moment-l&#224; n&#8217;est pas une d&#233;faillance. Il est une information.</p><p>La question n&#8217;est pas &#8220;pourquoi ai-je failli mettre un c&#339;ur&#8221; mais &#8220;qu&#8217;est-ce que je fais de ce failli&#8221;. Est-ce qu&#8217;il dispara&#238;t dans la suite de la journ&#233;e, englouti par autre chose ? Est-ce qu&#8217;il devient une auto-critique de plus ? Ou est-ce qu&#8217;il devient une observation utile sur les endroits o&#249; ma pens&#233;e et mes actes ne se rejoignent pas encore ?</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce que nous faisons avec nos propres contradictions. Sur ce que nous cherchons &#224; en faire : les effacer, les justifier, ou les regarder sans dramatiser.</p><p>Tenir sa pens&#233;e ne signifie pas l&#8217;&#233;riger en armure. &#199;a ne signifie pas non plus la rendre imperm&#233;able au monde. &#199;a signifie peut-&#234;tre, plus simplement, continuer &#224; la voir. M&#234;me quand elle perd du terrain. M&#234;me quand on n&#8217;est pas &#224; la hauteur de ce qu&#8217;on a dit. M&#234;me quand personne ne regarde.</p><p>Et je ne suis pas s&#251;re que ce soit une exigence que l&#8217;on s&#8217;autorise souvent &#224; poser, sur soi, sur les autres. On pr&#233;f&#232;re parler de coh&#233;rence comme d&#8217;un &#233;tat stable. Alors qu&#8217;elle ressemble davantage &#224; quelque chose qu&#8217;on regagne. Chaque fois.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-fait-quand-personne-ne-regarde?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655;</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que l'impatience nous fait croire]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si l'impatience n'&#233;tait pas une vertu, mais le signal qu'on s'appr&#234;te &#224; l&#226;cher juste avant que &#231;a tienne ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 24 May 2026 17:00:25 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3cbc4d28-6a34-48f9-a6a8-5f61435d4e45_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>J&#8217;ai failli l&#226;cher quelque chose cette semaine. Pas quelque chose d&#8217;important, en apparence. Un processus. Un CRM. Une fa&#231;on nouvelle de prospecter que j&#8217;avais d&#233;cid&#233; d&#8217;installer s&#233;rieusement.</p><p>Au bout de dix jours, l&#8217;impatience est arriv&#233;e. Discr&#232;te d&#8217;abord, puis de plus en plus pr&#233;sente : c&#8217;est trop long. Le r&#233;sultat n&#8217;arrive pas. Tu perds du temps.</p><p>Je connais cette voix. Elle surgit toujours au m&#234;me endroit : ce moment pr&#233;cis o&#249; l&#8217;apprentissage est encore co&#251;teux et o&#249; le b&#233;n&#233;fice n&#8217;est pas encore visible. Le point de friction maximal. Le moment o&#249; la plupart abandonnent.</p><p>Ce qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, ce n&#8217;est pas une technique de motivation. C&#8217;est une question simple : est-ce que je confonds la dur&#233;e de l&#8217;apprentissage avec l&#8217;inefficacit&#233; de ce que j&#8217;apprends ?</p><p>Je crois que dans l&#8217;entrepreneuriat, on a collectivement construit une relation pathologique au temps. On valorise la rapidit&#233; de mise en &#339;uvre comme preuve de comp&#233;tence. On c&#233;l&#232;bre les pivots &#233;clair. On glorifie l&#8217;adaptation instantan&#233;e. Et on finit par traiter le temps n&#233;cessaire &#224; un apprentissage r&#233;el comme une d&#233;faillance personnelle.</p><p>Comme si prendre du temps pour ma&#238;triser quelque chose &#233;tait un aveu de faiblesse. Comme si l&#8217;impatience &#233;tait une vertu entrepreneuriale.</p><p>Je me dis depuis longtemps que je suis quelqu&#8217;un d&#8217;impatient. Mais je commence &#224; me demander si cette impatience, que j&#8217;ai longtemps port&#233;e comme une caract&#233;ristique de caract&#232;re, n&#8217;est pas en grande partie une posture apprise. Une r&#233;ponse conditionn&#233;e &#224; un environnement qui r&#233;compense la vitesse plut&#244;t que la profondeur.</p><p>Parce que quand je regarde honn&#234;tement ce qui tient dans mon activit&#233;, ce qui s&#8217;est construit vraiment, ce qui r&#233;siste, ce sont des choses qui ont pris du temps. Qui ont exig&#233; de la r&#233;p&#233;tition, de l&#8217;ajustement, de la frustration avant de devenir fluides.</p><p>Le processus n&#8217;est pas l&#8217;ennemi du r&#233;sultat. Il en est souvent la condition.</p><p>Ce qui est troublant, c&#8217;est que pendant la phase d&#8217;apprentissage, ce moment inconfortable o&#249; on ne ma&#238;trise pas encore mais o&#249; on avance, l&#8217;objectif lui-m&#234;me se pr&#233;cise. On croit savoir o&#249; on va. Et puis, &#224; mesure qu&#8217;on avance, on d&#233;couvre que l&#8217;objectif r&#233;el &#233;tait l&#233;g&#232;rement diff&#233;rent. Parfois plus juste. Plus adapt&#233; &#224; ce qu&#8217;on est r&#233;ellement, pas &#224; ce qu&#8217;on croyait vouloir.</p><p>L&#8217;impatience coupe ce processus trop t&#244;t. Elle arr&#234;te l&#8217;apprentissage juste avant qu&#8217;il ne devienne utile. Et elle nous laisse avec un demi-acquis de plus dans une liste de choses commenc&#233;es, jamais int&#233;gr&#233;es.</p><p>Je ne veux plus traiter mon impatience comme un moteur. Je crois qu&#8217;elle peut &#234;tre un signal &#224; d&#233;coder. Quand elle arrive, la vraie question n&#8217;est pas comment aller plus vite, c&#8217;est est-ce que je suis encore dans la partie difficile de quelque chose qui vaut la peine ?</p><p>La diff&#233;rence est fine, mais elle change tout. Parce que l&#226;cher quelque chose parce que &#231;a ne correspond pas est une d&#233;cision saine. L&#226;cher quelque chose parce qu&#8217;on n&#8217;a pas encore eu le temps de le ma&#238;triser, c&#8217;est autre chose. C&#8217;est une forme d&#8217;auto-sabotage silencieux que l&#8217;entrepreneuriat contemporain rend presque invisible, parce qu&#8217;il l&#8217;a habill&#233; en agilit&#233;.</p><p>J&#8217;ai d&#233;cid&#233; de continuer le processus. Non par discipline, mais parce que j&#8217;ai nomm&#233; ce qui se passait. L&#8217;impatience n&#8217;avait pas disparu. Elle avait juste perdu sa l&#233;gitimit&#233; &#224; d&#233;cider &#224; ma place.</p><p>Ce que je ne sais pas encore, c&#8217;est si cette lucidit&#233;-l&#224; est tenable sur la dur&#233;e. Si elle devient elle-m&#234;me une comp&#233;tence qui s&#8217;acquiert, ou si chaque apprentissage nouveau ram&#232;ne la m&#234;me friction, le m&#234;me point de bascule, la m&#234;me question.</p><p>Peut-&#234;tre que l&#8217;enjeu n&#8217;est pas de vaincre l&#8217;impatience. Peut-&#234;tre que l&#8217;enjeu est d&#8217;apprendre &#224; la reconna&#238;tre au bon moment, sans lui ob&#233;ir syst&#233;matiquement, sans la museler non plus.</p><p>Ce que l&#8217;impatience nous fait croire, c&#8217;est que le temps pass&#233; &#224; apprendre est du temps perdu. Je m&#8217;interroge sur combien de choses solides j&#8217;ai abandonn&#233;es juste avant qu&#8217;elles ne tiennent.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div class="callout-block" data-callout="true"><p>Derni&#232;re chose, et c'est pratique : &#224; partir du 31 mai, "Le dimanche, simplement" quitte votre bo&#238;te mail. Ces textes seront d&#233;sormais &#224; retrouver sur Substack ou sur LinkedIn. &#192; vous de choisir l'endroit o&#249; vous voulez continuer &#224; les lire.</p></div><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-limpatience-nous-fait-croire?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Abonne-toi pour avoir acc&#232;s aux autres contenus &#129655; </p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La femme puissante me fatigue un peu]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si "entreprendre autrement" &#233;tait devenu une nouvelle injonction ? Je m'interroge sur la cage qu'on construit sans le vouloir.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 17 May 2026 17:01:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/89195aad-3ae2-4047-b767-3dcaefb7ec36_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Ce matin, j&#8217;ai &#233;cout&#233; une interview. Une autrice &#233;voquait ce d&#233;placement silencieux qui s&#8217;est op&#233;r&#233; dans notre rapport collectif &#224; la femme. On est pass&#233;es, en quelques d&#233;cennies, du mod&#232;le de la femme d&#233;pendante, celle qui ne pouvait d&#233;cider d&#8217;&#224; peu pr&#232;s rien sans l&#8217;accord d&#8217;un p&#232;re, d&#8217;un mari, parfois d&#8217;un fils, au mod&#232;le de la femme puissante. Wonder Woman. Celle qui porte tout, accomplit tout, rayonne en toutes circonstances. Et qui le fait, bien entendu, avec gr&#226;ce.</p><p>Et j&#8217;ai pens&#233; : et si on n&#8217;avait fait que changer de cage ?</p><p>Je pose la question sans chercher &#224; y r&#233;pondre. Parce que je ne suis pas s&#251;re d&#8217;avoir la r&#233;ponse. Et parce que la question, ce matin, s&#8217;est retourn&#233;e vers moi.</p><p>Je d&#233;fends depuis des ann&#233;es l&#8217;id&#233;e que l&#8217;ind&#233;pendance &#233;conomique des femmes n&#8217;est pas un luxe, c&#8217;est une condition de souverainet&#233; r&#233;elle. Je le pense. Je le construis. Et je continue &#224; le croire profond&#233;ment. Mais il y a une question que je ne peux plus esquiver : est-ce que je contribue, moi aussi, &#224; fabriquer une nouvelle injonction ?</p><p>Celle d&#8217;entreprendre autrement, mieux, plus align&#233;. Celle de construire un business solide sans s&#8217;&#233;puiser ni se renier. Celle de d&#233;passer ses peurs, de clarifier ses d&#233;cisions, d&#8217;assumer ses ambitions sans se faire toute petite. Ce que je d&#233;fends n&#8217;est-il pas, lui aussi, un mod&#232;le &#224; atteindre ? Une nouvelle version de ce qu&#8217;une femme devrait &#234;tre, de ce &#224; quoi elle devrait aspirer ?</p><p>Ce qui m&#8217;a frapp&#233;e dans l&#8217;interview, c&#8217;est une id&#233;e d&#8217;une simplicit&#233; presque radicale. Et si ce dont les femmes avaient besoin, ce n&#8217;&#233;tait pas d&#8217;un nouveau mod&#232;le, ni la femme effac&#233;e, ni la Wonder Woman puissante, mais simplement d&#8217;exister sans avoir &#224; se justifier d&#8217;aucun des deux ?</p><p>Une femme. Juste &#231;a.</p><p>Avec des forces r&#233;elles et des fragilit&#233;s r&#233;elles. Des ambitions qui peuvent &#234;tre grandes ou modestes, selon les p&#233;riodes. Des jours o&#249; elle pilote et des jours o&#249; elle subit. Un rapport &#224; l&#8217;argent qui n&#8217;est pas toujours limpide. Un rythme qui n&#8217;est pas lin&#233;aire. Des comp&#233;tences solides et des zones encore mal cartographi&#233;es. Exactement comme n&#8217;importe quel &#234;tre humain entreprend quelque chose.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est peut-&#234;tre pas le mod&#232;le d&#8217;avant. Ni le mod&#232;le d&#8217;apr&#232;s. C&#8217;est l&#8217;existence m&#234;me de l&#8217;injonction &#224; correspondre &#224; un mod&#232;le.</p><p>Ce glissement, je veux le nommer parce que c&#8217;est la seule fa&#231;on de ne pas l&#8217;alimenter sans le vouloir. Le discours sur &#8220;entreprendre autrement&#8221; peut tr&#232;s facilement devenir une nouvelle forme de pression. Si ton business n&#8217;est pas &#224; la fois rentable et porteur de sens, si ton mod&#232;le ne respecte pas ton &#233;nergie, si tu ne construis pas quelque chose qui &#8220;tienne dans la dur&#233;e&#8221;... alors tu raterais quelque chose. Tu ne serais pas encore assez cette femme-l&#224;.</p><p>Ce que je veux d&#233;fendre, ce que je veux continuer &#224; d&#233;fendre, ce n&#8217;est pas une figure id&#233;ale d&#8217;entrepreneuse &#224; atteindre. C&#8217;est quelque chose de moins spectaculaire et de plus inconfortable &#224; formuler : le droit de construire &#224; partir de ce qu&#8217;on est vraiment, y compris les parties moins racontables, sans avoir &#224; en faire un r&#233;cit exemplaire.</p><p>L&#8217;ind&#233;pendance &#233;conomique n&#8217;est pas un troph&#233;e. C&#8217;est une condition de choix. Et le choix, parfois, c&#8217;est de ne pas vouloir &#234;tre extraordinaire. De vouloir juste tenir. Vivre de ce qu&#8217;on fait. Sans que &#231;a devienne une d&#233;monstration permanente de quelque chose.</p><p>Je reviens &#224; la question pos&#233;e ce matin, sans l&#8217;habiller davantage. &#192; quel moment est-ce qu&#8217;une femme a simplement le droit d&#8217;exister sans se conformer &#224; une figure, m&#234;me une figure progressiste ?</p><p>Je n&#8217;ai pas la r&#233;ponse. Et cette fois, je ne suis pas s&#251;re qu&#8217;elle m&#8217;appartienne.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-on-avait-juste-change-de-cage?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ton administratif te coûte (plus que tu ne le crois)]]></title><description><![CDATA[Tu ne perds pas de temps sur l'administratif. Tu perds de la marge. Et la diff&#233;rence change tout.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ton-administratif-te-coute-plus-que</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ton-administratif-te-coute-plus-que</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Thu, 14 May 2026 05:32:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5d954e37-db78-4f79-9a04-14d507dc4615_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Trente minutes par semaine &#224; chercher un fichier mal rang&#233;. Vingt minutes &#224; reconstituer un devis parce que tu ne retrouves plus la version finale. Deux heures un soir &#224; configurer un outil qui devait t&#8217;en faire gagner cinq. Multiplie &#231;a par cinquante-deux semaines. Tu obtiens un nombre d&#8217;heures que tu n&#8217;as jamais voulu regarder en face.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me d&#8217;organisation. C&#8217;est une fuite de chiffre d&#8217;affaires. Silencieuse, r&#233;guli&#232;re, parfaitement invisible parce qu&#8217;elle ne se pr&#233;sente jamais comme telle.</p><p>Il y a quelques mois, j&#8217;ai fait un calcul que j&#8217;aurais d&#251; faire bien plus t&#244;t. J&#8217;ai pris une prestation que je d&#233;livre depuis longtemps, celle que je ma&#238;trise les yeux ferm&#233;s, et j&#8217;ai reconstitu&#233; dans un tableau le temps r&#233;el qu&#8217;elle me prend. Pas le temps de production, le temps total : les &#233;changes administratifs autour, la relance de facture, la pr&#233;paration que je n&#8217;avais jamais pens&#233; &#224; compter. Le r&#233;sultat est apparu en quelques colonnes. Mon taux horaire r&#233;el &#233;tait loin du tarif affich&#233;. Pas parce que je facturais mal. Parce que je n&#8217;avais jamais chiffr&#233; tout ce qui gravitait autour.</p><p>Ce moment-l&#224; n&#8217;avait rien d&#8217;humiliant. Il avait quelque chose de froid et de n&#233;cessaire. La lucidit&#233; sur ce qui co&#251;te est toujours pr&#233;f&#233;rable au confort de ne pas savoir.</p><div class="native-video-embed" data-component-name="VideoPlaceholder" data-attrs="{&quot;mediaUploadId&quot;:&quot;7acd8006-2306-43d4-b652-9dedba6aa3c3&quot;,&quot;duration&quot;:null}"></div><h3><strong>Ce que le terrain r&#233;v&#232;le</strong></h3><p>Ce que j&#8217;entends dans les sessions, r&#233;guli&#232;rement, ce ne sont pas des histoires de d&#233;sordre spectaculaire. Ce sont des histoires ordinaires, celles de femmes s&#233;rieuses, comp&#233;tentes, qui perdent de la marge sur des petits riens qui s&#8217;accumulent.</p><p>Une entrepreneuse passe une demi-heure par semaine &#224; chercher un document client parce que son arborescence est floue, class&#233;e par ann&#233;e plut&#244;t que par logique d&#8217;usage. Elle ne se dit pas qu&#8217;elle perd du chiffre d&#8217;affaires. Elle se dit juste que c&#8217;est aga&#231;ant. Une autre facture ses articles au forfait, sans avoir jamais int&#233;gr&#233; dans son devis la r&#233;union mensuelle avec le client, la veille documentaire, l&#8217;heure pass&#233;e sur le logiciel de scoring. Elle a le sentiment de travailler pour cinq euros de l&#8217;heure, mais elle attribue &#231;a &#224; ses tarifs, pas &#224; ce qu&#8217;elle a oubli&#233; de chiffrer. Une troisi&#232;me passe deux heures un soir &#224; construire une page de vente sur un outil digital, pour r&#233;aliser le lendemain qu&#8217;elle est partie du mauvais mod&#232;le et doit tout recommencer. Deux heures non factur&#233;es. Non r&#233;cup&#233;rables. Parties.</p><p>Trois situations diff&#233;rentes. Une seule r&#233;alit&#233; : ce qui n&#8217;est pas nomm&#233; ne peut pas &#234;tre d&#233;cid&#233;.</p><h3><strong>Ce n&#8217;est pas la t&#226;che. C&#8217;est l&#8217;incertitude.</strong></h3><p>Ce qui p&#232;se dans l&#8217;administratif n&#8217;est presque jamais la t&#226;che elle-m&#234;me. Une facture &#224; envoyer prend dix minutes. Un classement de fichiers prend une heure une fois par trimestre. Ce qui co&#251;te, c&#8217;est l&#8217;espace mental que ces t&#226;ches occupent en dehors du temps qu&#8217;on leur consacre. La facture qu&#8217;on n&#8217;a pas envoy&#233;e ne co&#251;te pas les dix minutes qu&#8217;elle prendrait. Elle co&#251;te les trois semaines pendant lesquelles elle flotte, quelque part entre deux r&#233;unions et deux nuits courtes. Le d&#233;sordre administratif n&#8217;est pas lourd parce qu&#8217;il est compliqu&#233;. Il est lourd parce qu&#8217;il est incertain. Et l&#8217;incertitude, elle, se paye en concentration, en &#233;nergie, en d&#233;cisions prises &#224; c&#244;t&#233; de la vraie question.</p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_848,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1272,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1456w" sizes="100vw"><img src="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png" width="1456" height="1048" data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:null,&quot;imageSize&quot;:null,&quot;height&quot;:1048,&quot;width&quot;:1456,&quot;resizeWidth&quot;:null,&quot;bytes&quot;:639898,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;image/png&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;topImage&quot;:false,&quot;internalRedirect&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/i/197225083?img=https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png&quot;,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:null,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_424,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 424w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_848,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 848w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1272,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1272w, https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!G6Rv!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3ed844b6-9a65-4ea0-8995-392514e98397_1456x1048.png 1456w" sizes="100vw" loading="lazy"></picture><div class="image-link-expand"><div class="pencraft pc-display-flex pc-gap-8 pc-reset"><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container restack-image"><svg role="img" width="20" height="20" viewBox="0 0 20 20" fill="none" stroke-width="1.5" stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><g><title></title><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" y2="10"></line><line x1="3" x2="10" y1="21" y2="14"></line></svg></button></div></div></div></a></figure></div><h3><strong>Trois questions &#224; poser froidement</strong></h3><p>Clarifier son administratif ne demande pas une r&#233;organisation totale. &#199;a demande trois arbitrages simples, pos&#233;s froidement.</p><p>Le premier : est-ce que ce temps existe dans mon tarif ? Tout le temps que tu passes autour d&#8217;une prestation, pas seulement dedans, doit &#234;tre compt&#233; quelque part. Sinon il sort de ta poche. Le deuxi&#232;me : est-ce que ce que j&#8217;&#233;vite me co&#251;te plus que ce que &#231;a prendrait &#224; faire maintenant ? La r&#233;ponse est presque toujours oui. L&#8217;&#233;vitement a un prix que l&#8217;action n&#8217;a pas. Le troisi&#232;me : est-ce que cet outil me sert, ou est-ce que je le sers ? La technologie qui te prend plus de temps qu&#8217;elle ne t&#8217;en donne n&#8217;est pas un gain de productivit&#233;. C&#8217;est une d&#233;pense d&#233;guis&#233;e.</p><p>Ces trois questions ne sont pas des cases &#224; cocher. Ce sont des miroirs &#224; tendre sur ce qu&#8217;on laisse filer sans le voir.</p><p>La clart&#233; administrative n&#8217;est pas r&#233;serv&#233;e aux entrepreneuses naturellement organis&#233;es. C&#8217;est ce qui prot&#232;ge la marge de toutes les autres. Ce qui rend un business stable, ce n&#8217;est pas seulement ce qu&#8217;on vend, c&#8217;est aussi ce qu&#8217;on arr&#234;te de perdre.</p><p>La prochaine fois que tu reportes une t&#226;che administrative, pose-toi la vraie question : est-ce que tu la reportes parce qu&#8217;elle prend du temps, ou parce que tu as peur de ce que tu vas trouver en la faisant ?</p><div><hr></div><h2><strong>Ce mois-ci dans La Clique</strong></h2><h3><strong>Masterclass &#8212; Mercredi 27 mai Simplifier ton administratif pour s&#233;curiser tes revenus</strong></h3><p>J&#8217;aurais pu te donner les arguments. Les r&#233;sultats, les t&#233;moignages, les chiffres. Mais je sais une chose : on ne croit pas vraiment ce qu&#8217;on n&#8217;a pas v&#233;cu.</p><p>Alors j&#8217;ai pris une d&#233;cision simple : faire vivre avant de vendre.</p><p>Chaque fin de mois, j&#8217;ouvre une session de travail gratuite. Pas un atelier d&#233;guis&#233; en tunnel de vente. Une vraie heure, comme celles qu&#8217;on vit entre Cliquettes : on prend un sujet, on le retourne, on sort avec des rep&#232;res clairs et une d&#233;cision &#224; prendre.</p><p>Le 27 mai, on travaille l&#8217;administratif. Pour passer de l&#8217;angoisse diffuse &#224; la marge prot&#233;g&#233;e.</p><p>C&#8217;est gratuit. C&#8217;est ouvert &#224; toutes. Et si tu veux voir ce que &#231;a fait d&#8217;&#234;tre dans La Clique, c&#8217;est exactement &#231;a.</p><p>&#8594;<a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/C0B958"> Inscription ici</a></p><h3><strong>Offre sp&#233;ciale Le Lab jusqu&#8217;au 31/05/2026</strong></h3><p>80 &#8364; les deux premiers mois avec le code <strong>LAB80</strong></p><p>&#8594;<a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/invitation?code=CG5958"> C&#8217;est par ici</a></p><p>&#192; bient&#244;t,</p><p>Christelle <br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA["Moi à ta place, je ferais..."]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Avoir un avis, c'est humain. Mais pourquoi l'offre-t-on sans qu'on nous le demande ? Ce que &#231;a r&#233;v&#232;le vraiment.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 10 May 2026 17:00:58 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/001d462d-4c5c-4b39-b9da-578584d778db_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose de tr&#232;s humain dans le fait d&#8217;avoir un avis. Quelque chose de presque involontaire. Une sc&#232;ne, une d&#233;cision, un choix observ&#233; de loin, et l&#8217;avis se forme tout seul, avant m&#234;me qu&#8217;on l&#8217;ait cherch&#233;. C&#8217;est le fonctionnement normal d&#8217;un &#234;tre qui pense, compare, &#233;value.</p><p>Ce qui est moins normal, c&#8217;est ce qu&#8217;on en fait ensuite.</p><p>Je m&#8217;interroge depuis quelques jours sur ce r&#233;flexe qu&#8217;on a, tr&#232;s souvent sans s&#8217;en rendre compte, d&#8217;offrir cet avis &#224; quelqu&#8217;un qui ne l&#8217;a pas demand&#233;. Sur le travail d&#8217;une coll&#232;gue. Sur la fa&#231;on dont une amie organise sa semaine. Sur un choix de vie qu&#8217;on observe de l&#8217;ext&#233;rieur. On le formule avec pr&#233;caution, parfois. Avec bienveillance, souvent. Mais on le formule quand m&#234;me.</p><p>Ce qui m&#8217;arr&#234;te l&#224;-dedans, ce n&#8217;est pas la malveillance &#8212; elle est rarement en cause. C&#8217;est quelque chose de plus subtil. La croyance implicite que notre grille de lecture est transposable. Que ce qui nous semble juste, efficace, coh&#233;rent pour nous, l&#8217;est aussi pour l&#8217;autre. Que voir quelqu&#8217;un faire diff&#233;remment de nous, c&#8217;est voir quelqu&#8217;un faire moins bien.</p><p>C&#8217;est l&#224; que &#231;a coince.</p><p>Parce que l&#8217;autre n&#8217;est pas en train de rater sa version de notre vie. Il est en train de construire la sienne. Avec son histoire, ses contraintes, sa fa&#231;on de tr&#233;bucher et d&#8217;apprendre. Et cette construction ne nous appartient pas &#8212; m&#234;me quand on l&#8217;observe de pr&#232;s, m&#234;me quand on croit sinc&#232;rement qu&#8217;on pourrait aider.</p><p>Il y a une forme d&#8217;arrogance discr&#232;te dans l&#8217;avis non sollicit&#233;. Pas la grosse arrogance qui s&#8217;entend. L&#8217;arrogance tranquille de celui qui croit que son mod&#232;le est universel.</p><p>Ce que j&#8217;observe dans les espaces professionnels, et particuli&#232;rement dans l&#8217;univers entrepreneurial, c&#8217;est que cette pulsion est d&#233;cupl&#233;e. Tout le monde a un avis sur comment faire. Sur la bonne structure, le bon positionnement, la bonne fa&#231;on de se montrer, de se vendre, de se d&#233;velopper. Et ces avis se distribuent avec une g&#233;n&#233;rosit&#233; que je trouve parfois &#233;puisante pour celles qui les re&#231;oivent. Parce qu&#8217;ils arrivent emball&#233;s en aide, mais ils fonctionnent souvent comme une injonction.</p><p>Tu devrais faire autrement. Tu n&#8217;as pas pens&#233; &#224; &#231;a. Moi &#224; ta place, je ferais...</p><p>&#192; ta place.</p><p>Il me semble que c&#8217;est peut-&#234;tre l&#224; que tout se joue. Cette formule r&#233;v&#232;le quelque chose : l&#8217;avis non sollicit&#233; ne parle pas vraiment de l&#8217;autre. Il parle de soi. De notre propre fa&#231;on de r&#233;soudre les probl&#232;mes, de nos propres rep&#232;res, de notre propre seuil de tol&#233;rance &#224; l&#8217;incertitude. On projette notre trajet sur une route qui n&#8217;est pas la n&#244;tre.</p><p>Et parfois, l&#8217;avis arrive avec une vraie affection. C&#8217;est &#231;a qui le rend compliqu&#233; &#224; recevoir. Parce qu&#8217;on ne peut pas simplement le refuser sans avoir l&#8217;air ingrat. On doit le g&#233;rer, le d&#233;poser quelque part, souvent le porter un moment avant de s&#8217;en d&#233;barrasser. Ce poids-l&#224; est invisible pour celui qui l&#8217;a donn&#233;.</p><p>Je me demande ce que &#231;a changerait &#8212; dans nos relations, dans nos espaces de travail, dans nos fa&#231;ons de nous soutenir &#8212; si on apprenait &#224; tenir cet avis pour soi jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;on nous le demande. Pas par indiff&#233;rence. Pas par retrait. Mais par respect de l&#8217;autre comme quelqu&#8217;un qui sait ce dont il a besoin, et qui peut le formuler quand il en est l&#224;.</p><p>Parce qu&#8217;on l&#8217;est souvent, suffisamment grand pour demander. Quand on ne demande pas, c&#8217;est peut-&#234;tre qu&#8217;on n&#8217;est pas pr&#234;t &#224; entendre. Ou qu&#8217;on n&#8217;a tout simplement pas besoin de l&#8217;avis en question.</p><p>Il y a une discipline dans &#231;a qui me para&#238;t plus exigeante qu&#8217;il n&#8217;y para&#238;t. Retenir son avis ne veut pas dire se taire par politesse. &#199;a veut dire reconna&#238;tre que l&#8217;autre a une trajectoire propre, l&#233;gitime, que notre regard ne peut pas &#233;valuer compl&#232;tement depuis l&#8217;ext&#233;rieur. C&#8217;est admettre qu&#8217;on ne voit jamais tout le tableau.</p><p>Et peut-&#234;tre &#8212; je laisse cette question ouverte &#8212; que notre besoin d&#8217;&#233;mettre des avis dit quelque chose sur nous que nous n&#8217;avons pas encore regard&#233; en face.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-offre-sans-quon-le-demande?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on appelle un conseil]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Ce qu'on appelle un conseil. Et ce que &#231;a co&#251;te vraiment &#224; celle qui r&#233;pond. Une pens&#233;e qui d&#233;range, sans la refermer.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 03 May 2026 17:00:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3637bade-c7b2-48b5-9ae2-0ca065c8c28e_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une formule qu&#8217;on entend souvent. &#8220;J&#8217;aurais juste besoin de ton avis.&#8221; Ou : &#8220;Tu as deux minutes ?&#8221; Ou encore, la plus redoutable : &#8220;Je sais que tu ma&#238;trises &#231;a, je voulais juste te demander...&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est jamais vraiment &#8220;juste&#8221;. Et les deux minutes n&#8217;en sont jamais vraiment deux.</p><p>Je ne parle pas ici des &#233;changes entre amies, des conversations qui circulent dans les deux sens, de cette forme d&#8217;intelligence informelle qui nourrit autant celle qui r&#233;pond que celle qui pose la question. &#199;a, c&#8217;est autre chose. &#199;a a une texture diff&#233;rente. On le sent.</p><p>Je parle de quelque chose de plus discret, plus insidieux. Une sollicitation r&#233;currente, souvent unilat&#233;rale, qui porte un nom rassurant : demande de conseil. Et qui porte en r&#233;alit&#233; un autre nom, que l&#8217;on n&#8217;ose pas prononcer : travail.</p><p>Ce que l&#8217;on appelle un conseil, quand c&#8217;est dans notre domaine d&#8217;expertise, quand &#231;a mobilise notre temps, notre r&#233;flexion, notre exp&#233;rience construite sur des ann&#233;es, ce n&#8217;est pas un conseil. C&#8217;est une prestation. La diff&#233;rence n&#8217;est pas dans l&#8217;intention de celui qui demande. Elle est dans ce que &#231;a co&#251;te &#224; celle qui r&#233;pond.</p><p>Je me suis interrog&#233;e sur ce r&#233;flexe. Pas le r&#233;flexe de l&#8217;autre. Le mien. Pourquoi est-ce qu&#8217;on dit oui ? Pourquoi est-ce qu&#8217;on r&#233;pond, encore, m&#234;me quand on sait que la question aurait d&#251; faire l&#8217;objet d&#8217;une vraie d&#233;marche ? Il y a des r&#233;ponses simples : la gentillesse, l&#8217;habitude, la g&#233;n&#233;rosit&#233; sinc&#232;re. Mais je crois qu&#8217;il y en a une moins avouable. On dit oui parce que dire non imposerait de nommer ce qu&#8217;on fait. Et nommer ce qu&#8217;on fait, c&#8217;est affirmer que &#231;a a une valeur. Et affirmer que &#231;a a une valeur, c&#8217;est risquer d&#8217;&#234;tre per&#231;ue comme... quoi, exactement ? Int&#233;ress&#233;e ? Difficile ? Moins accessible que les autres ?</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de g&#233;n&#233;rosit&#233;. C&#8217;est une question de reconnaissance de ce qu&#8217;est le travail.</p><p>La boulangerie n&#8217;explique pas pourquoi la baguette co&#251;te quelque chose. Elle ne s&#8217;en excuse pas. Elle ne propose pas non plus de la donner &#224; ceux qui ont juste besoin d&#8217;un petit quelque chose. Il y a un bien, un &#233;change, un seuil. Pas parce que le boulanger est avare. Parce que la boulangerie est une activit&#233;.</p><p>Ce que je trouve int&#233;ressant, c&#8217;est que la question de la r&#233;mun&#233;ration en argent n&#8217;est pas forc&#233;ment au c&#339;ur du sujet. On peut tr&#232;s bien ne pas payer. Le troc existe. L&#8217;&#233;change de comp&#233;tences existe. Il y a presque toujours quelque chose que l&#8217;autre ma&#238;trise et qui pourrait avoir de la valeur pour vous. Mais ce &#8220;quelque chose&#8221; doit &#234;tre propos&#233;. Pas seulement re&#231;u. Et c&#8217;est l&#224; que, souvent, le silence s&#8217;installe.</p><p>Parce que la vraie question n&#8217;est pas : est-ce que tu me paies ? Elle est : est-ce que tu reconnais que ce que tu me demandes a une valeur ?</p><p>Ce que j&#8217;observe aussi, et ce n&#8217;est pas une g&#233;n&#233;ralisation, c&#8217;est une observation : cette sollicitation touche particuli&#232;rement les femmes entrepreneures. Pas uniquement entre femmes. Souvent, tr&#232;s souvent, par des hommes entrepreneurs qui trouvent naturel de solliciter une femme qui ma&#238;trise bien le truc pour avoir un avis, une relecture, une orientation. Sans jamais vraiment se demander ce que &#231;a repr&#233;sente de l&#8217;autre c&#244;t&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas toujours de la mauvaise foi. C&#8217;est souvent de l&#8217;inattention. Une forme d&#8217;invisibilit&#233; accord&#233;e au travail intellectuel des femmes, parce qu&#8217;il a si longtemps &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme naturellement disponible.</p><p>Alors la question que je laisse ici n&#8217;est pas : comment dire non. Dire non, c&#8217;est une technique. Ce qui m&#8217;int&#233;resse, c&#8217;est quelque chose de plus profond : est-ce que tu crois, toi, que ce que tu sais vaut quelque chose ? Pas dans l&#8217;abstrait. Dans la fa&#231;on dont tu r&#233;pondras &#224; la prochaine sollicitation. Dans la fa&#231;on dont tu nommes ce que tu fais, avant m&#234;me qu&#8217;on te le demande.</p><p>Parce que si tu ne le crois pas, personne ne le croira &#224; ta place.</p><p>Et &#231;a, aucun conseil ne peut t&#8217;en dispenser.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-appelle-un-conseil?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Automatiser sans perdre ton âme]]></title><description><![CDATA[Trop d'outils, trop peu de d&#233;cisions.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-ton-outil-ne-fera-jamais-a</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-que-ton-outil-ne-fera-jamais-a</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:03:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/195540131/7e072e16817f87d42e10ef6ddb9a38df.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Trop d'outils, trop peu de d&#233;cisions. </p><p>Ce que ton organisation te cache vraiment. Et ce qu'un business d&#233;cid&#233; change concr&#232;tement.</p><p>Ce mois-ci, on parle Outils. <a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/6-outils-pour-gagner-1h-par-jour-quand-on-est-entrepreneuse-solo-et-booster-son-ca">Lire l&#8217;article de blog</a>.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que simplifier efface vraiment]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si simplifier sa vie, c'&#233;tait parfois envoyer la complexit&#233; &#224; une version de soi moins bien arm&#233;e pour l'absorber ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 26 Apr 2026 17:02:13 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/5dbe2ea8-1fed-4a5c-81ed-8f68d862649d_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, </p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une d&#233;cision qu&#8217;on prend souvent tr&#232;s vite, au d&#233;but. Parfois en quelques minutes. Parfois sur les conseils d&#8217;un comptable press&#233;, d&#8217;un forum, ou d&#8217;une amie qui a fait pareil. Le statut juridique.</p><p>On choisit celui qui co&#251;te le moins de charges. Celui qui para&#238;t le plus simple &#224; g&#233;rer. Celui qui &#233;vite d&#8217;avoir &#224; comprendre trop de choses trop vite. Et on appelle &#231;a simplifier sa vie.</p><p>Je crois qu&#8217;on se raconte une histoire.</p><p>Pas une mauvaise histoire. Pas une histoire mensong&#232;re. Mais une histoire incompl&#232;te, qui laisse de c&#244;t&#233; les questions qu&#8217;on n&#8217;avait pas envie de poser ce jour-l&#224;.</p><p>Parce que le statut, ce n&#8217;est pas une formalit&#233;. C&#8217;est une architecture. C&#8217;est la structure dans laquelle une vie professionnelle va tenir, ou ne pas tenir, pendant des ann&#233;es. Et pourtant, on le choisit souvent avec les m&#234;mes crit&#232;res qu&#8217;on utilise pour choisir un abonnement t&#233;l&#233;phonique : le moins cher, le plus lisible, le plus rapide &#224; activer.</p><p>Ce que personne ne dit vraiment &#224; ce moment-l&#224;, c&#8217;est ce que ce choix va co&#251;ter plus tard.</p><p>Pas seulement en euros. En &#233;nergie. En temps cognitif. En complications administratives qu&#8217;on d&#233;couvre au mauvais moment. En cotisations retraite qu&#8217;on n&#8217;a pas anticip&#233;es. En droits qu&#8217;on n&#8217;a jamais regard&#233;s parce qu&#8217;on ne savait pas qu&#8217;ils existaient.</p><p>Il y a une &#233;quation silencieuse dans chaque choix de statut. Et elle ne s&#8217;&#233;nonce pas dans les colonnes du comparateur en ligne.</p><p>On regarde ce que &#231;a co&#251;te maintenant. On ne regarde pas ce que &#231;a co&#251;tera dans dix ans. On regarde le montant des charges. On ne regarde pas le montant de la retraite. On regarde ce que &#231;a simplifie aujourd&#8217;hui. On ne regarde pas ce que &#231;a complique demain.</p><p>Je ne dis pas &#231;a pour accabler. Je dis &#231;a parce que je comprends l&#8217;impulsion. Quand on d&#233;marre une activit&#233;, on a d&#233;j&#224; mille d&#233;cisions &#224; prendre. Le statut arrive souvent en bout de course, une fois qu&#8217;on a d&#233;j&#224; pens&#233; &#224; l&#8217;offre, au positionnement, aux premiers clients. On est &#233;puis&#233;e avant m&#234;me d&#8217;avoir commenc&#233;. Alors on choisit ce qui co&#251;te le moins d&#8217;&#233;nergie &#224; comprendre.</p><p>Mais simplifier sa vie, ce n&#8217;est pas toujours &#231;a.</p><p>Parfois, simplifier sa vie, c&#8217;est prendre trente minutes de plus pour comprendre ce qu&#8217;on signe r&#233;ellement. Ce que &#231;a implique pour sa famille si &#231;a ne se passe pas comme pr&#233;vu. Ce que &#231;a va g&#233;n&#233;rer comme charge mentale dans trois ans quand la situation se sera complexifi&#233;e.</p><p>Ce que j&#8217;observe, c&#8217;est que le statut pris par d&#233;faut finit presque toujours par co&#251;ter plus cher que le statut choisi. Pas n&#233;cessairement en argent. En attention d&#233;tourn&#233;e. En &#233;nergie consacr&#233;e &#224; g&#233;rer une structure qui ne correspond plus &#224; ce qu&#8217;on est devenue.</p><p>Et l&#224;, on revient &#224; la case d&#233;part. Sauf qu&#8217;on n&#8217;est plus au d&#233;but. On est en plein milieu. Et changer de statut en cours de route, c&#8217;est une d&#233;cision qu&#8217;on reporte, qu&#8217;on diff&#232;re, qu&#8217;on n&#8217;a pas envie d&#8217;affronter parce qu&#8217;elle a l&#8217;air compliqu&#233;e, parce qu&#8217;on a d&#8217;autres choses &#224; g&#233;rer, parce que ce n&#8217;est jamais le bon moment.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce que nous appelons simplifier.</p><p>Est-ce que simplifier, c&#8217;est vraiment r&#233;duire la complexit&#233; ? Ou est-ce que c&#8217;est parfois d&#233;placer la complexit&#233;, l&#8217;envoyer dans le futur, dans les mains d&#8217;une version de soi qui sera, elle, moins bien plac&#233;e pour l&#8217;absorber ?</p><p>Il y a des d&#233;cisions qu&#8217;on croit l&#233;g&#232;res parce qu&#8217;elles sont rapides. Et des d&#233;cisions qu&#8217;on croit compliqu&#233;es parce qu&#8217;elles demandent du temps. Pourtant, c&#8217;est souvent l&#8217;inverse qui est vrai.</p><p>Le statut, c&#8217;est une d&#233;cision qui m&#233;rite plus que cinq minutes. Pas parce que c&#8217;est une obligation l&#233;gale. Parce que c&#8217;est la fondation. Et qu&#8217;on construit rarement quelque chose de durable sur une fondation qu&#8217;on n&#8217;a pas vraiment regard&#233;e.</p><p>Je ne sais pas si la bonne d&#233;cision existe, en mati&#232;re de statut. Chaque situation est diff&#233;rente. Mais je sais que la d&#233;cision prise sans se poser les vraies questions n&#8217;est jamais vraiment une d&#233;cision.</p><p>C&#8217;est un &#233;vitement confortable.</p><p>Et les &#233;vitements confortables finissent toujours par se payer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/la-decision-quon-croit-avoir-prise?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce qu'on n'ose pas revendiquer]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. 
Align&#233;e et rentable : pourquoi est-il encore si difficile pour les entrepreneuses d'assumer les deux sans s'excuser ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 19 Apr 2026 17:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/ff4eac15-21dd-4a54-b2a4-56ce30c5e102_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes, Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on dit rarement clairement dans les conversations sur l&#8217;entrepreneuriat des femmes. On parle d&#8217;alignement, de sens, de coh&#233;rence avec ses valeurs. On parle d&#8217;impact, de contribution, de la fa&#231;on dont on veut travailler. Ce sont de vraies questions, et je ne les minimise pas. Mais quelque part dans ces conversations, il y a un mot qu&#8217;on &#233;vite, qu&#8217;on entoure de pr&#233;cautions oratoires, qu&#8217;on prononce presque en s&#8217;excusant.</p><p>L&#8217;argent.</p><p>Pas &#8220;la rentabilit&#233;&#8221;. Pas &#8220;le mod&#232;le &#233;conomique viable&#8221;. L&#8217;argent. Ce qui rentre, ce qu&#8217;on se vire sur le compte perso, ce qu&#8217;on met de c&#244;t&#233;. Ce sur quoi on peut compter si quelque chose se d&#233;r&#232;gle dans la vie, et la vie a cette mauvaise habitude de se d&#233;r&#233;gler.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; vingt ans &#224; observer des gens dans leur rapport &#224; l&#8217;argent. Ce que cette exp&#233;rience m&#8217;a appris, c&#8217;est que le tabou n&#8217;est pas universel. Il est biographique. Il d&#233;pend d&#8217;une histoire, d&#8217;une famille, d&#8217;un r&#233;cit transmis parfois sans mots. Deux personnes dans une situation objectivement identique n&#8217;auront pas le m&#234;me rapport &#224; l&#8217;argent. Ce n&#8217;est pas une question de logique. C&#8217;est une question d&#8217;h&#233;ritage.</p><p>Et dans l&#8217;entrepreneuriat des femmes, pas toutes, mais beaucoup, cet h&#233;ritage dit quelque chose de particulier : il ne faut pas trop en faire. Il faut en gagner, oui. Mais pas trop le dire. Pas trop le revendiquer. Comme si vouloir vraiment gagner de l&#8217;argent pour vivre la vie qu&#8217;on a choisie contaminait la puret&#233; du projet. Comme si l&#8217;alignement et la rentabilit&#233; &#233;taient deux registres qu&#8217;on ne peut pas tenir simultan&#233;ment sans perdre quelque chose d&#8217;essentiel.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une conviction. Je pense que c&#8217;est une d&#233;fense.</p><p>Une fa&#231;on de ne pas s&#8217;exposer au jugement. De ne pas para&#238;tre v&#233;nale, superficielle, d&#233;connect&#233;e de ce qui compte vraiment. Parce que dans certains milieux, dire qu&#8217;on veut faire de l&#8217;argent, vraiment, sans euph&#233;misme, c&#8217;est encore consid&#233;r&#233; comme un aveu douteux. Pas tr&#232;s humain. Pas tr&#232;s propre.</p><p>Et pourtant.</p><p>Une activit&#233; avec laquelle on est align&#233;e, qui nous nourrit intellectuellement, qui a du sens pour nous et pour les personnes &#224; qui on s&#8217;adresse, cette activit&#233; doit aussi rapporter. Pas symboliquement. Pas juste assez pour couvrir les charges. Assez pour vivre. Assez pour mettre de l&#8217;&#233;pargne de c&#244;t&#233;. Assez pour que si un jour quelque chose vacille, le conjoint qui perd son emploi, le p&#233;pin de sant&#233;, le changement de vie non anticip&#233;, on ne soit pas dans une d&#233;pendance qu&#8217;on n&#8217;avait pas choisie.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de cupidit&#233;. C&#8217;est une question de solidit&#233;.</p><p>Ce qui me pr&#233;occupe, ce n&#8217;est pas que les femmes entrepreneuses ne veuillent pas gagner d&#8217;argent. La plupart en ont tr&#232;s envie. Ce qui me pr&#233;occupe, c&#8217;est qu&#8217;elles n&#8217;arrivent pas toujours &#224; l&#8217;articuler sans culpabilit&#233;. Sans ajouter aussit&#244;t &#8220;mais ce qui compte vraiment, c&#8217;est l&#8217;impact&#8221;. Comme si l&#8217;impact et l&#8217;argent s&#8217;excluaient. Comme si nommer l&#8217;un rendait l&#8217;autre suspect.</p><p>Je me demande ce que cette pudeur nous co&#251;te vraiment.</p><p>Pas en termes d&#8217;image. En termes de d&#233;cisions. Combien de propositions commerciales sous-&#233;valu&#233;es parce qu&#8217;on n&#8217;osait pas. Combien de mod&#232;les bricol&#233;s pour ne pas avoir l&#8217;air de &#8220;trop vouloir&#8221;. Combien d&#8217;ajustements vers le bas, l&#233;g&#232;rement, progressivement, jusqu&#8217;&#224; ce que le business soit gentil, align&#233;, et &#233;conomiquement fragile.</p><p>L&#8217;argent n&#8217;est pas la finalit&#233;. Je ne l&#8217;ai jamais cru. Mais il est la condition d&#8217;un choix r&#233;el. La condition pour pouvoir rester par envie plut&#244;t que par n&#233;cessit&#233;. Pour refuser ce qui ne convient pas. Pour d&#233;cider depuis la clart&#233; plut&#244;t que depuis l&#8217;angoisse.</p><p>Entreprendre autrement ne signifie pas entreprendre sans compter. &#199;a ne signifie pas que la rentabilit&#233; est un d&#233;tail que les gens s&#233;rieux finissent par r&#233;gler. &#199;a signifie construire un mod&#232;le qui tient dans le temps, qui tient dans le corps, qui tient dans les comptes.</p><p>Et pour &#231;a, il faut pouvoir dire, sans s&#8217;excuser : je veux que &#231;a rapporte. Vraiment.</p><p>Ce que je n&#8217;arrive pas &#224; r&#233;soudre, c&#8217;est pourquoi cette phrase est encore si difficile &#224; prononcer pour autant de femmes qui, par ailleurs, savent exactement ce qu&#8217;elles font et pourquoi elles le font.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, </p><p>&#192; bient&#244;t </p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-quon-nose-pas-revendiquer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton problème n'était pas un manque d'outils ?]]></title><description><![CDATA[Tu perfectionnes Notion. Tu r&#233;organises tes t&#226;ches. Et ta prospection, elle, attend. Ce n'est pas un probl&#232;me d'outil.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/loutil-que-tu-perfectionnes-quand</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Apr 2026 05:30:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/06121887-3eb4-4d2b-8cf2-36a60eac1feb_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a quelques ann&#233;es, quand je dirigeais ma derni&#232;re soci&#233;t&#233;, j&#8217;ai d&#233;couvert Notion.</p><p>Pas d&#233;couvert comme on d&#233;couvre un outil utile. D&#233;couvert comme une r&#233;v&#233;lation.</p><p>J&#8217;ai pass&#233; des heures sur YouTube. Des vid&#233;os de setup, de templates, de workflows. J&#8217;ai tout construit dessus : mon suivi financier, mon CRM, mes t&#226;ches, un dossier par client avec des sections bien nomm&#233;es, des vues bien filtr&#233;es. Personne ne voyait jamais ces dossiers sauf moi. Mais ils &#233;taient beaux. Ils &#233;taient complets. Et je me sentais occup&#233;e.</p><p>Le probl&#232;me, c&#8217;est que j&#8217;&#233;tais effectivement occup&#233;e. Mais pas &#224; prospecter.</p><p>Notion &#233;tait mon alibi. Plus je le perfectionnais, moins j&#8217;avais &#224; aller chercher des clients. L&#8217;outil prenait tellement de place que j&#8217;avais une raison valable de ne pas faire ce qui m&#8217;exposait vraiment. Soi-disant, j&#8217;&#233;tais d&#233;bord&#233;e. C&#8217;&#233;tait faux. J&#8217;&#233;tais prot&#233;g&#233;e.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;utilise encore Notion, mais uniquement pour le calendrier &#233;ditorial que je partage avec Audrey. Parce qu&#8217;il &#233;tait d&#233;j&#224; en place. Parce que &#231;a sert quelque chose de pr&#233;cis, de d&#233;cid&#233;, de r&#233;el.</p><p>Cette diff&#233;rence, entre Notion comme refuge et Notion comme outil, ce n&#8217;est pas une question de fonctionnalit&#233;s. C&#8217;est une question de point d&#8217;appui.</p><p>On t&#8217;a appris que t&#8217;&#233;quiper, c&#8217;est avancer. Que gagner du temps, &#231;a commence par trouver le bon outil. Alors tu cherches. Tu ajoutes. Tu configures. Et tu te retrouves &#224; g&#233;rer les outils plut&#244;t que ton activit&#233;.</p><p>Ce n&#8217;est pas un manque de discipline. Ce n&#8217;est pas une incapacit&#233; &#224; t&#8217;organiser. C&#8217;est un glissement que personne ne t&#8217;a nomm&#233; : l&#8217;outil donne une illusion rassurante d&#8217;avancement, sans que tu aies &#224; trancher quoi que ce soit.</p><p>Parce que trancher, &#231;a d&#233;range. &#199;a oblige &#224; dire : &#231;a, c&#8217;est prioritaire. &#199;a, &#231;a ne l&#8217;est pas. &#199;a, je laisse tomber. Et quand tu portes tout, seule, d&#233;cider &#231;a expose. L&#8217;outil, lui, ne te juge pas. Il accepte toutes tes entr&#233;es. Il ne te demande pas de choisir.</p><p>Alors tu construis des syst&#232;mes. Des automatisations. Des tableaux de bord bien rang&#233;s. Et pendant ce temps, le fond reste flou.</p><p>Voil&#224; ce que personne ne dit vraiment sur les outils : ils n&#8217;amplifient pas ton efficacit&#233;. Ils amplifient ce qui est d&#233;j&#224; l&#224;.</p><p>Si ton offre n&#8217;est pas claire, l&#8217;outil va complexifier. Si tes priorit&#233;s ne sont pas pos&#233;es, l&#8217;outil va disperser. Si tu &#233;vites ta prospection, l&#8217;outil va te donner quelque chose d&#8217;autre &#224; faire &#224; sa place.</p><p><strong>Un outil ne compense jamais un manque de clart&#233;. Il l&#8217;installe confortablement.</strong></p><p>Tu peux automatiser une s&#233;quence enti&#232;re qui ne repose sur aucune d&#233;cision claire. Tu peux passer une heure &#224; optimiser un syst&#232;me qui ne sert pas vraiment ton chiffre. Tu peux remplir tes journ&#233;es sans jamais toucher au c&#339;ur.</p><p>Ce n&#8217;est pas un probl&#232;me de capacit&#233;. C&#8217;est un probl&#232;me de point d&#8217;appui. Tu t&#8217;appuies sur l&#8217;outil au lieu de t&#8217;appuyer sur ta d&#233;cision.</p><p>Ce n&#8217;est pas toi qui es en cause. C&#8217;est l&#8217;ordre dans lequel tu poses les choses.</p><p>Un outil vient apr&#232;s. Apr&#232;s avoir nomm&#233; ce qui bloque. Apr&#232;s avoir d&#233;cid&#233; ce qui est prioritaire. Apr&#232;s avoir pos&#233; une strat&#233;gie commerciale, m&#234;me simple, m&#234;me imparfaite.</p><p>Tant que le fond est flou, n&#8217;importe quel outil devient une t&#226;che suppl&#233;mentaire &#224; g&#233;rer. D&#232;s que le fond est pos&#233;, m&#234;me un tableur Google Sheets devient un levier.</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de sophistication. C&#8217;est une question d&#8217;ordre des op&#233;rations.</p><p>Le bon outil lib&#232;re du temps. Mais du temps pour quoi ?</p><p>Si ce temps lib&#233;r&#233; n&#8217;est pas orient&#233; vers ce qui g&#233;n&#232;re du chiffre, il sera absorb&#233; ailleurs. Par un autre outil &#224; configurer. Par une autre optimisation. Par quelque chose d&#8217;utile en apparence, mais loin de ce qui rapporte.</p><p>Gagner une heure par jour, c&#8217;est cinq heures par semaine r&#233;investies dans la prospection, les offres, les d&#233;cisions prises avec la t&#234;te claire. Pas dans le rangement num&#233;rique.</p><p>La question &#224; poser avant d&#8217;ajouter un outil n&#8217;est pas &#171; est-ce qu&#8217;il me fera gagner du temps &#187;. C&#8217;est &#171; est-ce que j&#8217;ai d&#233;cid&#233; &#224; quoi ce temps va servir &#187;.</p><p>L&#8217;outil suit. Il ne pr&#233;c&#232;de jamais.</p><p>Si tu veux regarder lesquels m&#233;ritent vraiment leur place dans ton organisation, j&#8217;ai list&#233; les cinq qui font r&#233;ellement la diff&#233;rence dans l&#8217;<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/6-outils-pour-gagner-1h-par-jour-quand-on-est-entrepreneuse-solo-et-booster-son-ca">article de ce mois</a>. Pas pour ajouter. Pour arbitrer.</p><h2><strong>Ce mois-ci dans La Clique</strong></h2><p>La version 2 de La Clique des Entrepreneuses ouvre ce mois-ci.</p><p>Un nouveau virage : une plateforme communautaire disponible pour toutes les Cliquettes, acc&#232;s gratuit ou payant, un espace pour travailler, pas pour se rassurer.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/invitation?code=CG5958">C&#8217;est par ici</a></p><p>Et le 30 avril, l&#8217;Atelier de La Clique porte sur un sujet qui prolonge directement ce qu&#8217;on vient de regarder ensemble : &#171; <em>L&#8217;IA dans ton business : levier ou b&#233;quille ? Ce qu&#8217;elle peut vraiment changer dans ta fa&#231;on de d&#233;cider.</em> &#187; La m&#234;me question. Un outil diff&#233;rent. Le m&#234;me fond.</p><p>&#8594; <a href="https://communaute.lacliquedesentrepreneuses.fr/events/90D405">Inscription ici</a></p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si tu poursuivais quelque chose qui ne t'appartient pas ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si ton "r&#234;ve" entrepreneurial &#233;tait en r&#233;alit&#233; un mod&#232;le appris ? Une r&#233;flexion sur ce qu'on construit sans le choisir.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 12 Apr 2026 17:01:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/b61cd96b-ed8c-4813-a33e-8e487f81f36e_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Je n&#8217;ai pas &#233;cout&#233; ce podcast jusqu&#8217;au bout. Les premi&#232;res minutes ont suffi. Pas sur ce qui &#233;tait dit. Sur ce que &#231;a venait r&#233;veiller.</p><p>Quand j&#8217;ai cr&#233;&#233; ma premi&#232;re entreprise, j&#8217;ai longtemps racont&#233; que j&#8217;avais un r&#234;ve. Grandir. Embaucher. Structurer. D&#233;velopper. Devenir une cheffe d&#8217;entreprise au sens le plus visible du terme.</p><p>Avec le recul, je ne suis plus s&#251;re que c&#8217;en &#233;tait un. Je crois que c&#8217;&#233;tait autre chose. Une forme d&#233;j&#224; existante. Une trajectoire d&#233;j&#224; trac&#233;e. Une mani&#232;re de r&#233;ussir que je n&#8217;avais jamais vraiment interrog&#233;e.</p><p>Je ne me suis pas demand&#233; si je la choisissais. Je me suis demand&#233; comment y arriver.</p><p>Et pendant longtemps, &#231;a m&#8217;a sembl&#233; normal. &#201;vident, m&#234;me.</p><p>Comme si entreprendre voulait forc&#233;ment dire grossir. Comme si la solidit&#233; passait n&#233;cessairement par la taille. Comme si rester seule &#233;tait une &#233;tape, jamais une destination.</p><p>Ce que je n&#8217;avais pas vu, ce n&#8217;&#233;tait pas le manque de vision. C&#8217;&#233;tait l&#8217;origine de cette vision.</p><p>Parce qu&#8217;il y a une diff&#233;rence entre porter une ambition et habiter un mod&#232;le. Et cette diff&#233;rence est presque invisible au d&#233;part.</p><p>On avance. On construit. On ajuste.</p><p>Et puis un jour, quelque chose r&#233;siste.</p><p>Pas forc&#233;ment de mani&#232;re spectaculaire. Parfois de mani&#232;re diffuse. Une fatigue qui s&#8217;installe. Une tension difficile &#224; nommer. Une impression de devoir forcer pour maintenir quelque chose.</p><p>Et l&#224;, deux lectures sont possibles.</p><p>Soit on pense qu&#8217;on n&#8217;est pas &#224; la hauteur. Soit on commence &#224; se demander si ce que l&#8217;on tient est vraiment &#224; nous.</p><p>Je m&#8217;interroge sur ce moment-l&#224;.</p><p>Parce que c&#8217;est souvent l&#224; qu&#8217;on choisit de s&#8217;adapter encore une fois. Parce que le mod&#232;le, lui, est valid&#233;. Reconnu. Visible. Alors on ajuste l&#8217;&#233;nergie. On ajuste les choix. On ajuste les exigences. Jusqu&#8217;&#224; parfois ajuster ce qui, au d&#233;part, faisait sens.</p><p>Ce n&#8217;est pas un renoncement brutal. C&#8217;est un glissement. Silencieux. Progressif. Presque logique.</p><p>Et c&#8217;est peut-&#234;tre pour &#231;a qu&#8217;il est si difficile &#224; remettre en question. Parce qu&#8217;il fonctionne. Ou du moins, il fonctionne suffisamment pour continuer.</p><p>Mais fonctionner ne veut pas dire tenir.</p><p>Il y a quelque chose qu&#8217;on c&#233;l&#232;bre rarement. La femme qui choisit de ne pas grossir. Celle qui stabilise. Celle qui construit un &#233;cosyst&#232;me plut&#244;t qu&#8217;une hi&#233;rarchie. Celle qui con&#231;oit un mod&#232;le &#224; la taille de sa vie, pas &#224; la taille des attentes.</p><p>Ces trajectoires passent souvent pour des &#233;tapes. Ou pour des renoncements.</p><p>Je ne crois plus que ce soit le cas.</p><p>Je crois que ce sont des positions. &#201;conomiques. Politiques, aussi.</p><p>On parle beaucoup d&#8217;ambition. On parle peu de compatibilit&#233;. Compatibilit&#233; avec son rythme. Compatibilit&#233; avec sa vie. Compatibilit&#233; avec ce que l&#8217;on est pr&#234;te &#224; porter, seule ou entour&#233;e, sur la dur&#233;e.</p><p>Comme si ces questions venaient apr&#232;s. Comme si elles &#233;taient secondaires.</p><p>La solidit&#233; d&#8217;un mod&#232;le ne se joue pas dans sa capacit&#233; &#224; grandir. Elle se joue dans sa capacit&#233; &#224; tenir sans se renier.</p><p>Et &#231;a change la question.</p><p>On ne se demande plus : &#8220;Jusqu&#8217;o&#249; &#231;a peut aller ?&#8221; On se demande : &#8220;Qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; soutenir ?&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est pas une question de capacit&#233;. C&#8217;est une question de choix.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a, ce que ce podcast est venu d&#233;placer chez moi.</p><p>Pas une r&#233;ponse. Une suspicion.</p><p>Et si ce que j&#8217;avais appel&#233; un r&#234;ve n&#8217;&#233;tait qu&#8217;un mod&#232;le bien int&#233;gr&#233; ?</p><p>Alors la question devient plus inconfortable.</p><p>Si ce n&#8217;&#233;tait pas le mien, qu&#8217;est-ce que je suis pr&#234;te &#224; d&#233;construire pour enfin construire autrement ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><p></p><p>PS. Voici le lien vers le podcast en question <a href="https://open.spotify.com/episode/4CCN47unqpgTiCXBHdplPa?si=zyVA1unQTlC9iggj8m6wBw&amp;t=312&amp;ct=312">CEO Recto Verso - Episode 8</a></p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-netait-pas-un-reve-cetait-un-modele?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Parler d’argent ne dit pas qui l’on sert]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Parler d&#8217;argent d&#233;clenche des raccourcis. Et si le vrai sujet n&#8217;&#233;tait pas l&#8217;argent, mais ce qu&#8217;on projette dessus ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 05 Apr 2026 17:01:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/60101933-dd7b-4d80-a4af-4291cc2d4b27_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e cette semaine, dans une conversation pourtant banale.</p><p>Cette id&#233;e presque imm&#233;diate, presque r&#233;flexe : si tu parles d&#8217;argent ouvertement, alors tu es forc&#233;ment du c&#244;t&#233; de ceux qui en font une fin. Du c&#244;t&#233; de ceux qui accumulent, qui optimisent, qui cherchent &#224; gagner toujours plus. Du c&#244;t&#233; d&#8217;un certain r&#233;cit, tr&#232;s identifi&#233;, tr&#232;s charg&#233;.</p><p>Comme si le simple fait de nommer l&#8217;argent suffisait &#224; te situer politiquement.</p><p>Je crois que c&#8217;est &#231;a qui m&#8217;a interpell&#233;e. Pas la position en elle-m&#234;me, mais ce qu&#8217;elle r&#233;v&#232;le d&#8217;une grille de lecture tr&#232;s install&#233;e. Il n&#8217;y avait pas de d&#233;saccord, au contraire. La discussion &#233;tait ouverte, presque fluide. Mais c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment &#231;a qui m&#8217;a fait voir, avec plus de nettet&#233;, &#224; quel point certaines associations sont devenues automatiques.</p><p>Comme si parler d&#8217;argent ne pouvait exister que dans une seule grille de lecture. Comme si ce mot portait d&#233;j&#224;, &#224; lui seul, une intention, une vision du monde, une forme d&#8217;adh&#233;sion implicite.</p><p>Je crois que c&#8217;est faux. Et surtout, je crois que &#231;a emp&#234;che de regarder ce qui est r&#233;ellement en jeu.</p><p>Parler d&#8217;argent, ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de richesse. Ce n&#8217;est pas forc&#233;ment parler de domination. Ce n&#8217;est m&#234;me pas forc&#233;ment parler d&#8217;ambition. C&#8217;est parfois simplement parler de conditions. Des conditions r&#233;elles dans lesquelles une vie se d&#233;ploie, des arbitrages concrets, des choix possibles &#8212; ou impossibles.</p><p>Je crois qu&#8217;on confond encore trop souvent l&#8217;outil et l&#8217;id&#233;ologie. Comme si le fait de reconna&#238;tre que l&#8217;argent est n&#233;cessaire suffisait &#224; adh&#233;rer &#224; un syst&#232;me dans son ensemble. Alors que ce sont deux choses diff&#233;rentes.</p><p>On peut vouloir gagner de l&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu de l&#8217;accumulation infinie. On peut vouloir s&#233;curiser sa vie sans vouloir &#233;craser celle des autres. On peut vouloir &#234;tre rentable sans vouloir &#234;tre dominante. Mais &#231;a, c&#8217;est une nuance qui dispara&#238;t vite, parce qu&#8217;elle oblige &#224; tenir une position moins lisible, moins classable.</p><p>Je crois que c&#8217;est l&#224; que se situe la vraie tension. Pas entre celles qui parlent d&#8217;argent et celles qui n&#8217;en parlent pas, mais entre deux mani&#232;res de regarder ce que l&#8217;argent repr&#233;sente. D&#8217;un c&#244;t&#233;, un symbole charg&#233;, presque moral. De l&#8217;autre, un outil concret, parfois banal, mais souvent d&#233;cisif.</p><p>Et je me rends compte que refuser d&#8217;en parler, ou le laisser dans le flou, ce n&#8217;est pas neutre non plus. Le silence sur l&#8217;argent n&#8217;est pas une posture pure. Il prot&#232;ge rarement celles qui en manquent. Il prot&#232;ge surtout les syst&#232;mes qui rendent l&#8217;argent difficile &#224; comprendre, &#224; n&#233;gocier, &#224; assumer.</p><p>Je crois profond&#233;ment que rendre l&#8217;argent visible, dicible, regardable, ce n&#8217;est pas un acte capitaliste. C&#8217;est un acte de lucidit&#233;. Et peut-&#234;tre m&#234;me, dans certains cas, un acte politique.</p><p>Parce que tant que l&#8217;argent reste un sujet flou, il reste un lieu de d&#233;pendance. On ajuste sans comprendre, on accepte sans mesurer, on renonce sans vraiment choisir. Et je vois &#224; quel point, dans beaucoup de trajectoires entrepreneuriales, ce flou co&#251;te cher. Pas seulement en chiffre d&#8217;affaires, mais en libert&#233;, en marge de d&#233;cision, en capacit&#233; &#224; dire non.</p><p>Alors oui, je parle d&#8217;argent. Pas comme d&#8217;un objectif en soi, mais comme d&#8217;un point d&#8217;appui. Quelque chose qu&#8217;on regarde en face pour pouvoir d&#233;cider. Pas pour se comparer, pas pour se prouver, mais pour ne plus se raconter d&#8217;histoire.</p><p>Je crois que ce qui me marque, au fond, ce n&#8217;est pas qu&#8217;on associe l&#8217;argent &#224; une vision du monde. C&#8217;est qu&#8217;on oublie qu&#8217;il peut aussi &#234;tre un levier pour en construire une autre. Une vision o&#249; la r&#233;ussite n&#8217;est ni spectaculaire, ni d&#233;corative, mais suffisante, stable, choisie. Une vision o&#249; l&#8217;argent ne sert pas &#224; s&#8217;extraire du r&#233;el, mais &#224; mieux y tenir.</p><p>Et peut-&#234;tre que c&#8217;est &#231;a qui reste difficile &#224; entendre. Qu&#8217;on puisse parler d&#8217;argent sans vouloir jouer le jeu dominant. Qu&#8217;on puisse en vouloir suffisamment, sans en vouloir toujours plus. Qu&#8217;on puisse le regarder sans s&#8217;y soumettre.</p><p>Je ne suis pas certaine que ce soit une position confortable. Elle demande de renoncer &#224; des raccourcis, de rester dans une forme de nuance, de ne pas &#234;tre imm&#233;diatement lisible.</p><p>Mais peut-&#234;tre que c&#8217;est le prix &#224; payer pour ne pas simplifier ce qui, justement, ne l&#8217;est pas.</p><p>Parce qu&#8217;au fond, parler d&#8217;argent ne dit pas forc&#233;ment qui l&#8217;on est. Mais peut-&#234;tre que notre mani&#232;re de le regarder, si. Et &#231;a, c&#8217;est plus difficile &#224; classer.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/parler-dargent-ne-dit-pas-qui-lon?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ce n’était pas une pause, mais une reprise de pouvoir ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si ne plus remplir ses journ&#233;es devenait une condition pour construire un business vraiment solide et choisi ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 29 Mar 2026 17:01:04 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/3814075e-61d8-443f-b572-acb2687e7b08_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Cette semaine n&#8217;avait rien d&#8217;exceptionnel. <br>Et pourtant, elle n&#8217;avait rien d&#8217;ordinaire non plus. <br>C&#8217;&#233;tait une semaine sans rendez-vous. Sans visio. Sans rythme impos&#233; par d&#8217;autres. Une semaine o&#249; le travail ne s&#8217;est pas arr&#234;t&#233;, mais o&#249; il a chang&#233; de forme. <br>J&#8217;ai travaill&#233;. Mais j&#8217;ai aussi march&#233; sous la pluie, sans objectif pr&#233;cis. J&#8217;ai d&#233;couvert une exposition en pleine journ&#233;e. J&#8217;ai appris &#224; assembler des morceaux de tissu sans savoir ce que &#231;a donnerait. Rien de spectaculaire. Rien d&#8217;optimis&#233;. Et pourtant, quelque chose s&#8217;est d&#233;plac&#233;.</p><p>Je crois qu&#8217;on se trompe profond&#233;ment sur ce que signifie &#8220;faire une pause&#8221; quand on entreprend seule. On l&#8217;associe souvent &#224; un arr&#234;t. Un retrait. Une coupure nette entre le travail et le reste. Mais ce que j&#8217;ai exp&#233;riment&#233; cette semaine n&#8217;avait rien d&#8217;une coupure. C&#8217;&#233;tait une continuit&#233;. Simplement d&#233;barrass&#233;e du bruit. Le bruit des agendas remplis pour se rassurer. Le bruit des interactions qui donnent l&#8217;impression d&#8217;avancer. Le bruit des journ&#233;es structur&#233;es autour de ce qui est visible, mesurable, partageable.</p><p>Cette semaine, il ne restait plus que le r&#233;el. Ce que je fais quand personne ne me regarde travailler. Ce que je pense quand rien ne m&#8217;interrompt. Ce que je choisis quand je ne suis plus port&#233;e, ni contrainte, par le rythme collectif. Et c&#8217;est l&#224; que quelque chose devient inconfortable. <br>Parce que sans ce cadre ext&#233;rieur, une question appara&#238;t, presque brutale : est-ce que je sais encore travailler sans &#234;tre occup&#233;e ?</p><p>On parle beaucoup de charge mentale, de fatigue, de surcharge. Mais on parle tr&#232;s peu de cette autre d&#233;pendance, plus silencieuse : celle au rythme impos&#233;. <br>Remplir ses journ&#233;es est devenu une preuve implicite de s&#233;rieux. &#202;tre sollicit&#233;e est devenu un indicateur de valeur. Avoir un agenda plein est devenu une forme de s&#233;curit&#233;. Alors on organise. On cale. On optimise. Jusqu&#8217;&#224; parfois ne plus tr&#232;s bien savoir si on travaille&#8230; ou si on se maintient en mouvement.</p><p>Ce que cette semaine vient heurter, ce n&#8217;est pas le besoin de repos. C&#8217;est notre rapport &#224; l&#8217;activit&#233; elle-m&#234;me. <br>Je n&#8217;ai pas moins travaill&#233;. Mais j&#8217;ai travaill&#233; sans mise en sc&#232;ne. Sans devoir &#234;tre disponible &#224; heure fixe. Sans devoir r&#233;pondre imm&#233;diatement. Sans devoir justifier mon temps. Et &#231;a change tout. Parce que dans cet espace-l&#224;, le travail redevient une d&#233;cision, pas une r&#233;action. Je ne r&#233;ponds plus. Je choisis. Je ne m&#8217;adapte plus en continu. Je structure &#224; partir de moi.</p><p>C&#8217;est plus lent, parfois. Moins visible, souvent. Mais c&#8217;est aussi plus exigeant. <br>Parce qu&#8217;il n&#8217;y a plus d&#8217;excuse. Plus d&#8217;agenda pour expliquer le retard. Plus de r&#233;unions pour donner l&#8217;illusion d&#8217;avancer. Plus de cadre externe pour porter la responsabilit&#233;. Il ne reste que la relation &#224; son propre travail. Et &#231;a, c&#8217;est un endroit que peu de r&#233;cits entrepreneuriaux mettent en avant. <br>On parle de libert&#233;. Mais on montre rarement ce qu&#8217;elle implique vraiment. La libert&#233;, ce n&#8217;est pas faire moins. C&#8217;est ne plus pouvoir se cacher derri&#232;re la forme du travail.</p><p>Cette semaine, je n&#8217;ai pas d&#233;croch&#233;. Je me suis rapproch&#233;e. De ce qui compte vraiment dans mon activit&#233;. De la mani&#232;re dont je pense. De ce que je produis quand je ne suis pas en interaction permanente. Et je me demande si ce type de semaine n&#8217;est pas, en r&#233;alit&#233;, une condition de solidit&#233;. Pas une r&#233;compense. Pas une pause m&#233;rit&#233;e. Mais un espace n&#233;cessaire pour &#233;viter que le business ne devienne uniquement une m&#233;canique d&#8217;occupation.</p><p>On parle beaucoup de structuration. D&#8217;organisation. D&#8217;efficacit&#233;. <br>Mais on parle peu de ces espaces o&#249; rien ne presse. Et o&#249; pourtant tout se joue. L&#224; o&#249; les id&#233;es se d&#233;posent autrement. L&#224; o&#249; les d&#233;cisions se prennent sans urgence. L&#224; o&#249; le travail cesse d&#8217;&#234;tre une succession de r&#233;ponses. <br>Je crois que sans ces moments-l&#224;, on finit par construire des activit&#233;s qui tiennent&#8230; mais qui ne reposent sur rien de vraiment choisi. <br>Des mod&#232;les qui tournent. Mais qui ne respirent plus.</p><p>Alors oui, cette semaine est une bulle d&#8217;oxyg&#232;ne. Mais peut-&#234;tre pas au sens o&#249; on l&#8217;entend habituellement. Ce n&#8217;est pas une respiration pour r&#233;cup&#233;rer. C&#8217;est une respiration pour voir. Voir comment on travaille vraiment. Voir ce qu&#8217;on produit quand on n&#8217;est plus prise dans le flux. Voir ce qui reste quand on enl&#232;ve tout ce qui remplit. </p><p>Et je me demande si, au fond, le vrai enjeu n&#8217;est pas l&#224;. <br>Pas r&#233;ussir &#224; tenir le rythme. Mais r&#233;ussir &#224; en sortir, r&#233;guli&#232;rement, sans que tout s&#8217;effondre. </p><p>Parce que si tout d&#233;pend de notre pr&#233;sence constante, alors ce n&#8217;est peut-&#234;tre pas un rythme. <br>C&#8217;est une d&#233;pendance.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p><em>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</em></p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/et-si-ce-netait-pas-une-pause-mais?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Faire la paix avec l'argent pour mieux le faire rentrer]]></title><description><![CDATA[On ne fuit pas ses chiffres par n&#233;gligence.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/largent-quon-evite-nous-gouverne</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/largent-quon-evite-nous-gouverne</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:31:11 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/192079529/30b61236811f75b55c10a8e01a65d17d.mp3" length="0" type="audio/mpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>On ne fuit pas ses chiffres par n&#233;gligence. On les fuit parce qu&#8217;on leur a donn&#233; le pouvoir de dire quelque chose sur notre valeur. </p><p>Cet &#233;pisode nomme ce m&#233;canisme. <br>Et ce qu'il co&#251;te vraiment.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ce que la cohérence empêche parfois de voir]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. Et si la coh&#233;rence n&#8217;&#233;tait pas de rester fid&#232;le &#224; ce qu&#8217;on a construit, mais d&#8217;oser r&#233;viser ce qui ne tient plus ?]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 18:01:26 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/f4ebcfd5-326f-4c16-9c31-67f3dfd73006_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il existe une image flatteuse de la coh&#233;rence entrepreneuriale.</p><p>On l&#8217;imagine droite, stable, rassurante. On lui donne presque la forme d&#8217;une vertu. Celle qui tient son cap. Celle qui ne varie pas trop. Celle qui reste fid&#232;le &#224; ce qu&#8217;elle a annonc&#233;, construit, nomm&#233;. Celle qui ne donne pas l&#8217;impression de douter.</p><p>Je crois que cette image est trompeuse.</p><p>Parce qu&#8217;en r&#233;alit&#233;, la coh&#233;rence n&#8217;est pas toujours du c&#244;t&#233; de ce qui dure. Elle est parfois du c&#244;t&#233; de ce qu&#8217;on ose interrompre.</p><p>Se remettre en question n&#8217;a rien d&#8217;&#233;l&#233;gant quand on est responsable de son activit&#233;. Ce n&#8217;est pas un exercice de d&#233;veloppement personnel. C&#8217;est un d&#233;placement beaucoup plus concret, parfois beaucoup plus brutal. Il faut accepter de regarder ce qu&#8217;on a construit avec un regard moins affectif. Voir ce qui tient. Voir ce qui ne tient plus. Voir ce qu&#8217;on continue de prot&#233;ger alors que cela ne nous prot&#232;ge plus.</p><p>Il y a un moment tr&#232;s particulier dans une vie entrepreneuriale. Un moment o&#249; ce qu&#8217;on a cr&#233;&#233; nous a r&#233;ellement servi. Nous a port&#233;e. Nous a structur&#233;e. Nous a m&#234;me r&#233;v&#233;l&#233;e. Et pourtant, quelque chose se d&#233;place. Pas parce que c&#8217;&#233;tait faux. Pas parce qu&#8217;on s&#8217;est tromp&#233;e. Mais parce que ce n&#8217;est plus suffisant pour la suite.</p><p>C&#8217;est l&#224; que le r&#233;cit dominant devient dangereux.</p><p>On nous parle beaucoup d&#8217;alignement. Mais souvent comme d&#8217;un &#233;tat stable, presque d&#233;finitif. Comme s&#8217;il suffisait enfin de trouver la bonne formule, le bon mot, le bon positionnement, et de s&#8217;y tenir. Comme si l&#8217;alignement &#233;tait une r&#233;ponse.</p><p>Je crois au contraire que l&#8217;alignement est une tension.</p><p>Une tension vivante entre ce qu&#8217;on dit, ce qu&#8217;on fait, ce qu&#8217;on veut vivre, ce qu&#8217;on est pr&#234;te &#224; assumer, et ce que notre r&#233;alit&#233; &#233;conomique exige de nous. Tant que cette tension reste regard&#233;e, elle est f&#233;conde. Mais quand on commence &#224; d&#233;fendre une ancienne version de soi au nom de la coh&#233;rence, on ne prot&#232;ge plus son int&#233;grit&#233;. On prot&#232;ge une image.</p><p>Et une image peut co&#251;ter cher.</p><p>Pas seulement symboliquement. &#201;conomiquement aussi.</p><p>C&#8217;est peut-&#234;tre cela qu&#8217;on dit trop peu entre entrepreneuses : il arrive un moment o&#249; rester fid&#232;le &#224; une forme ancienne devient une mani&#232;re tr&#232;s sophistiqu&#233;e d&#8217;&#233;viter une d&#233;cision plus exigeante. Accepter de vouloir plus. Accepter que le mod&#232;le actuel ne suffit pas. Accepter que la rentabilit&#233; n&#8217;est pas un d&#233;tail qu&#8217;on r&#233;glera plus tard, mais un r&#233;v&#233;lateur. Elle vient mettre &#224; nu ce qui, dans notre activit&#233;, rel&#232;ve encore du compromis, du flou ou d&#8217;un attachement devenu trop sentimental.</p><p>Je ne crois pas qu&#8217;une dirigeante m&#251;rit quand elle ne doute plus. Je crois qu&#8217;elle m&#251;rit quand elle cesse de sacraliser ce qu&#8217;elle a pourtant aim&#233; construire.</p><p>Changer un nom, une mani&#232;re de se pr&#233;senter, un cadre, une direction, ce n&#8217;est pas forc&#233;ment trahir ce qu&#8217;on a &#233;t&#233;. Cela peut &#234;tre la premi&#232;re mani&#232;re s&#233;rieuse de l&#8217;honorer. Reconna&#238;tre que quelque chose a &#233;t&#233; juste pour un temps, et que la v&#233;rit&#233; de ce temps ne suffit plus &#224; porter le suivant.</p><p>On confond souvent stabilit&#233; et solidit&#233;.</p><p>La stabilit&#233; rassure. La solidit&#233;, elle, supporte les r&#233;visions.</p><p>Une entreprise vivante n&#8217;est pas une entreprise qui ne bouge pas. C&#8217;est une entreprise capable d&#8217;affronter ce qui la d&#233;range sans s&#8217;effondrer narcissiquement. Capable de regarder en face que certaines d&#233;cisions ne sont pas inconfortables parce qu&#8217;elles sont mauvaises, mais parce qu&#8217;elles obligent &#224; sortir d&#8217;une fid&#233;lit&#233; ancienne. Une fid&#233;lit&#233; &#224; une image de soi, &#224; une promesse implicite, &#224; une histoire qu&#8217;on s&#8217;&#233;tait racont&#233;e sur qui l&#8217;on &#233;tait en train de devenir.</p><p>Le plus troublant, peut-&#234;tre, c&#8217;est que ces moments-l&#224; ne ressemblent pas toujours &#224; des victoires. Ils ressemblent souvent &#224; une perte ma&#238;tris&#233;e. On quitte quelque chose qui nous a rendue possible. On accepte de ne plus &#234;tre parfaitement reconnaissable. On prend le risque d&#8217;&#234;tre moins applaudie, mais plus exacte.</p><p>C&#8217;est peut-&#234;tre &#231;a, au fond, la congruence.</p><p>Pas l&#8217;absence d&#8217;&#233;cart.</p><p>La capacit&#233; &#224; ne pas laisser cet &#233;cart s&#8217;installer trop longtemps entre ce qu&#8217;on pr&#233;tend vouloir et ce qu&#8217;on organise r&#233;ellement.</p><p>Alors non, je ne crois pas &#224; l&#8217;entrepreneuse qui n&#8217;a jamais boug&#233;, jamais dout&#233;, jamais rectifi&#233;, jamais reconsid&#233;r&#233; ce qu&#8217;elle avait pourtant d&#233;fendu sinc&#232;rement. Je crois m&#234;me que cette figure-l&#224; n&#8217;existe pas. Ou alors &#224; un prix que je ne trouve plus d&#233;sirable : celui d&#8217;une rigidit&#233; confondue avec de la force.</p><p>Il y a des remises en question qui fragilisent.</p><p>Et puis il y a celles qui mettent fin &#224; une fiction int&#233;rieure.</p><p>Les secondes ne rendent pas toujours plus l&#233;g&#232;re.</p><p>Mais elles rendent plus libre.</p><p>Et parfois, la vraie question n&#8217;est pas de savoir si l&#8217;on a le droit de changer.</p><p>C&#8217;est de savoir combien de temps encore on est pr&#234;te &#224; appeler coh&#233;rence ce qui ressemble d&#233;j&#224; &#224; un renoncement.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,</p><p>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/le-plus-difficile-nest-pas-de-changer?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p><p></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tu cherches plus de clients. Et si c'était le mauvais problème ?]]></title><description><![CDATA[Et si le vrai probl&#232;me n'&#233;tait pas le manque de clients, mais le flou sur ce que ton activit&#233; te rapporte vraiment ? Dans cette &#233;dition, on nomme la pression financi&#232;re sans la dramatiser. Et on replace une id&#233;e simple au centre : la s&#233;r&#233;nit&#233; ne vient pas du d&#233;ni. Elle vient de la compr&#233;hension.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-cherches-plus-de-clients-et-si</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-cherches-plus-de-clients-et-si</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:45:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/52dee549-21c9-46ae-bcd4-d88be49deada_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#224; tous&#183;tes,</p><p>Il y a des mois o&#249; rien ne s&#8217;effondre vraiment.</p><p>L&#8217;activit&#233; tourne. Des demandes arrivent. Tu encaisses. Tu r&#233;ponds. Tu avances.</p><p>Et pourtant, quelque chose ne se pose pas.</p><p>Une tension basse. Presque continue. Tu regardes ce qui entre. Tu &#233;vites de regarder ce qui reste. Et un soir de fin de mois, tu ouvres ton compte, tu regardes le chiffre. Puis tu refermes la fen&#234;tre.</p><p>&#8220;Je regarderai &#231;a plus tard.&#8221;</p><p>Ce n&#8217;est pas de la n&#233;gligence. C&#8217;est une forme de protection. Tant que les chiffres restent flous, tu n&#8217;as pas &#224; affronter ce qu&#8217;ils pourraient dire.</p><p>Mais le flou a un co&#251;t. Pas toujours visible. Permanent.</p><p>Face &#224; &#231;a, le r&#233;flexe est toujours le m&#234;me : faire plus. Plus de visibilit&#233;. Plus de contenu. Plus de clients. Comme si la r&#233;ponse se trouvait dans l&#8217;acc&#233;l&#233;ration.</p><p>Mais souvent, ce n&#8217;est pas l&#224; que &#231;a se joue.</p><p>Le probl&#232;me n&#8217;est pas que ton activit&#233; ne fonctionne pas. C&#8217;est que tu ne sais pas assez clairement ce qu&#8217;elle produit vraiment pour toi.</p><p>Et ce n&#8217;est pas un d&#233;faut personnel. Ce n&#8217;est pas une incapacit&#233; &#224; g&#233;rer. Ce n&#8217;est pas une preuve que tu n&#8217;es &#8220;pas faite pour les chiffres&#8221;.</p><p>C&#8217;est une cons&#233;quence tr&#232;s fr&#233;quente d&#8217;un entrepreneuriat v&#233;cu dans l&#8217;angle mort financier. On t&#8217;apprend &#224; vendre. &#192; communiquer. &#192; te rendre visible. Beaucoup moins &#224; regarder l&#8217;argent sans peur, sans honte, sans drame.</p><p>Alors tu fais comme beaucoup. Tu suis ton compte d&#8217;un &#339;il. Tu sens les mois bons et les mois serr&#233;s. Tu d&#233;cides avec ton corps avant de d&#233;cider avec des rep&#232;res.</p><p>L&#8217;ins&#233;curit&#233; financi&#232;re chronique n&#8217;est pas une identit&#233;. C&#8217;est souvent un manque de lisibilit&#233;.</p><p>Je vais te dire ce que j&#8217;ai appris &#224; mes d&#233;pens.</p><p>Pendant longtemps, j&#8217;&#233;vitais mes chiffres moi aussi. Je regardais ce qui rentrait. Je sentais les mouvements. Mais je ne pilotais pas vraiment.</p><p>L&#8217;ann&#233;e o&#249; j&#8217;ai commenc&#233; &#224; vraiment regarder, c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; mon chiffre d&#8217;affaires a baiss&#233;. Et paradoxalement, c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; je me suis sentie le plus sereine. Parce que je savais exactement o&#249; j&#8217;en &#233;tais. Ce qui allait rentrer. Ce que je pouvais anticiper.</p><p>Faire la paix avec l&#8217;argent, ce n&#8217;est pas penser abondance. Ce n&#8217;est pas faire semblant d&#8217;&#234;tre sereine. C&#8217;est sortir l&#8217;argent du brouillard.</p><p>Parce que tant que tes chiffres restent flous, ton cerveau invente. Il anticipe. Il grossit. Il transforme une incertitude en menace. Alors tu travailles davantage pour te rassurer. Tu gardes des offres qui te plaisent mais qui te nourrissent mal. Tu remplis tes journ&#233;es d&#8217;actions utiles, parfois, mais pas toujours d&#233;cisives.</p><p>Tu peux finir une journ&#233;e &#233;puis&#233;e et rester avec la sensation de ne rien s&#233;curiser vraiment. Pas parce que tu as mal travaill&#233;. Parce que tu as travaill&#233; sans rep&#232;res assez nets pour distinguer ce qui fait tourner l&#8217;activit&#233; de ce qui la soutient r&#233;ellement.</p><p>C&#8217;est l&#224; que les finances, l&#8217;organisation et la posture se rejoignent.</p><p>Les chiffres ne sont pas l&#224; pour te juger. Ils ne viennent pas te dire si tu es capable. Ils viennent seulement te montrer ce qui est. Le chiffre d&#8217;affaires peut flatter ou inqui&#233;ter. Le revenu r&#233;el, lui, remet du sol sous les pieds.</p><p>Et quand tes rep&#232;res deviennent lisibles, quelque chose se d&#233;tend dans ta fa&#231;on de vendre aussi. Tu n&#8217;as plus besoin de vendre depuis la pression. Chaque client potentiel ne ressemble plus &#224; un sauvetage.</p><p>Aujourd&#8217;hui, chaque lundi matin, je prends rendez-vous avec mes chiffres. Pas pour me juger. Pas pour me faire peur. Pour piloter.</p><p>Reprendre la main sur ton argent, au fond, c&#8217;est peut-&#234;tre &#231;a : cesser de lui demander de te rassurer, et commencer &#224; lui demander de t&#8217;informer.</p><blockquote><p>Qu'est-ce que tu &#233;viterais moins, aujourd'hui, si tes chiffres n'&#233;taient plus une menace mais un langage ?</p></blockquote><p>La s&#233;r&#233;nit&#233; financi&#232;re ne commence pas toujours quand l&#8217;argent augmente.</p><p>Parfois, elle commence le jour o&#249; tu cesses de regarder ailleurs. Le jour o&#249; tu acceptes de voir. Sans te r&#233;duire &#224; ce que tu vois.</p><p>Et &#231;a aussi, c&#8217;est une mani&#232;re de reprendre ton pouvoir.</p><div><hr></div><p><strong>CE MOIS-CI DANS LA CLIQUE</strong></p><p>&#8594; L&#8217;article du mois est en ligne : <em>Tu veux plus de clients ? Commence par regarder tes chiffres.</em> Une lecture approfondie sur la clart&#233; financi&#232;re, les biais cognitifs qui nous font fuir nos tableaux de bord, et les 3 indicateurs pour reprendre la main. [<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/tu-veux-plus-de-clients-commence-par-regarder-tes-chiffres">Lire l&#8217;article &#8594;</a>]</p><p>&#8594; Tu veux commencer maintenant, avant tout le reste ? [<a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/obtenir-le-test-de-clarte-financiere">Fais le test de clart&#233; financi&#232;re &#8594;</a>] <em>&#8220;Pourquoi ton activit&#233; te stresse&#8230; et ce que tes chiffres essaient de te dire.&#8221;</em> Gratuit. Court. Et souvent, &#231;a remet les choses &#224; leur place.</p><p>Christelle <br><em>La Clique des Entrepreneuses &#8212; pour celles qui veulent piloter, pas subir.</em></p><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue ! Abonnez-vous gratuitement pour continuer &#224; &#234;tre inform&#233;&#183;e (<em>et soutenir mon travail</em>).</p></div><form class="subscription-widget-subscribe"><input type="email" class="email-input" name="email" placeholder="Tapez votre e-mail&#8230;" tabindex="-1"><input type="submit" class="button primary" value="S'abonner"><div class="fake-input-wrapper"><div class="fake-input"></div><div class="fake-button"></div></div></form></div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Tu n’as peut-être pas besoin de plus de clients]]></title><description><![CDATA[Dans beaucoup d&#8217;activit&#233;s, le vrai probl&#232;me est ailleurs : dans la mani&#232;re dont on regarde &#8212; ou &#233;vite &#8212; ses chiffres]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Tue, 10 Mar 2026 11:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/1c31c5a3-3fcf-4509-848c-0302e1e7b170_1456x1048.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Il existe un paradoxe tr&#232;s r&#233;pandu dans l&#8217;entrepreneuriat.</p><p>Quand les revenus deviennent incertains, on cherche <strong>plus de clients</strong>.</p><p>On am&#233;liore sa communication.<br>On publie davantage.<br>On teste de nouvelles strat&#233;gies.</p><p>Mais on continue parfois &#224; &#233;viter l&#8217;endroit o&#249; se trouve la r&#233;ponse la plus claire : <strong>ses chiffres</strong>.</p><p>Pas par manque de s&#233;rieux.</p><p>Simplement parce que regarder ses finances peut r&#233;veiller quelque chose de plus profond : la peur du manque.</p><p>Cette inqui&#233;tude silencieuse qui appara&#238;t quand l&#8217;activit&#233; devient instable&#8230;<br>mais qui peut aussi persister m&#234;me quand les clients sont l&#224;.</p><p>Pendant longtemps, j&#8217;ai moi-m&#234;me navigu&#233; dans ce flou.</p><p>J&#8217;avais deux entreprises.<br>Certaines ann&#233;es ont &#233;t&#233; tr&#232;s belles.</p><p>Mais je ne pilotais pas vraiment mes finances.</p><p>Je regardais ce qui rentrait&#8230; sans vraiment regarder ce que &#231;a signifiait.</p><p>Jusqu&#8217;au jour o&#249; j&#8217;ai d&#233;cid&#233; de comprendre.</p><p>Pas pour devenir experte en finance.<br>Mais pour arr&#234;ter d&#8217;avancer dans le brouillard.</p><p>Et paradoxalement, l&#8217;ann&#233;e suivante a &#233;t&#233; la moins bonne en chiffre d&#8217;affaires.</p><p>Mais c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; je me suis sentie <strong>le plus sereine</strong>.</p><p>Parce que je savais enfin :</p><p>&#8211; ce que mon activit&#233; me co&#251;tait r&#233;ellement<br>&#8211; ce qu&#8217;elle me permettait vraiment de gagner<br>&#8211; et ce que je pouvais anticiper.</p><p>Aujourd&#8217;hui, chaque lundi matin &#224; 8h, je prends un rendez-vous avec mes chiffres.</p><p>Pas pour me juger.<br>Pas pour me faire peur.</p><p>Mais pour piloter.</p><p>Dans l&#8217;article publi&#233; cette semaine sur le blog, je parle de ce sujet dont on parle encore trop peu dans l&#8217;entrepreneuriat :</p><p>&#8594; pourquoi on &#233;vite souvent ses chiffres<br>&#8594; comment certains biais cognitifs influencent nos d&#233;cisions financi&#232;res<br>&#8594; et pourquoi la clart&#233; financi&#232;re change profond&#233;ment la posture d&#8217;une entrepreneuse.</p><p>Parce qu&#8217;une entreprise ne devient pas solide quand elle attire plus de clients.</p><p>Elle devient solide le jour o&#249; son entrepreneuse commence &#224; <strong>comprendre r&#233;ellement son argent</strong>.</p><p>&#8594; Lire l&#8217;article : <em><a href="https://www.lacliquedesentrepreneuses.fr/tu-veux-plus-de-clients-commence-par-regarder-tes-chiffres">Tu veux plus de clients ? Commence par regarder tes chiffres.</a></em></p><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/tu-nas-peut-etre-pas-besoin-de-plus?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><div><hr></div><div class="subscription-widget-wrap-editor" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/subscribe?&quot;,&quot;text&quot;:&quot;S'abonner&quot;,&quot;language&quot;:&quot;fr&quot;}" data-component-name="SubscribeWidgetToDOM"><div class="subscription-widget show-subscribe"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de lire ! 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Mais sans cadre, elle peut devenir un m&#233;canisme silencieux d&#8217;&#233;puisement entrepreneurial.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 08 Mar 2026 18:01:03 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/d249ac3b-7bcd-47ee-85dc-b7a9a5fb75e3_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il existe une qualit&#233; que l&#8217;on c&#233;l&#232;bre souvent chez les femmes entrepreneuses.</p><p>Leur capacit&#233; &#224; s&#8217;adapter.</p><p>Elles absorbent les impr&#233;vus.<br>Elles ajustent leurs priorit&#233;s.<br>Elles composent avec les contraintes familiales, &#233;conomiques, logistiques.<br>Elles trouvent des solutions l&#224; o&#249; d&#8217;autres se figent.</p><p>C&#8217;est une force ind&#233;niable.</p><p>Et pourtant, je crois que c&#8217;est aussi l&#8217;un des pi&#232;ges les plus silencieux de l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin.</p><p>Parce que cette adaptabilit&#233; est rarement interrog&#233;e.</p><p>On la voit comme une preuve de solidit&#233;.<br>Comme une forme de maturit&#233;.<br>Parfois m&#234;me comme un avantage comp&#233;titif.</p><p>Mais on regarde rarement ce qu&#8217;elle produit &#224; long terme.</p><p>Ce que je vois, au contraire, c&#8217;est que beaucoup de femmes tiennent&#8230; parce qu&#8217;elles s&#8217;adaptent.</p><p>Elles s&#8217;adaptent au manque de temps.<br>Aux clients difficiles.<br>Aux prix qu&#8217;elles n&#8217;osent pas augmenter.<br>Aux mod&#232;les &#233;conomiques qui ne sont pas vraiment faits pour leur r&#233;alit&#233;.<br>Aux injonctions contradictoires du march&#233;.</p><p>Elles s&#8217;adaptent encore.</p><p>Et c&#8217;est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que quelque chose commence &#224; se d&#233;placer.</p><p>Parce que l&#8217;adaptabilit&#233; f&#233;minine est rarement un simple trait de caract&#232;re.<br>Elle est souvent port&#233;e par un sens tr&#232;s profond de la responsabilit&#233;.</p><p>On ne veut pas laisser tomber.<br>On ne veut pas d&#233;cevoir.<br>On ne veut pas mettre en danger l&#8217;&#233;quilibre d&#233;j&#224; fragile de ce que l&#8217;on construit.</p><p>Alors on ajuste.</p><p>Une offre.<br>Un prix.<br>Une organisation.<br>Une ambition.</p><p>Au d&#233;but, cela ressemble &#224; de la souplesse.</p><p>Mais sans cadre clair, l&#8217;adaptabilit&#233; finit par devenir autre chose : une m&#233;canique d&#8217;ajustement permanent.</p><p>Et quand tout devient ajustable, quelque chose dispara&#238;t peu &#224; peu.</p><p>La volont&#233;.</p><p>Pas la motivation.<br>Pas l&#8217;envie de bien faire.</p><p>La volont&#233;.</p><p>Celle qui pose une limite.<br>Celle qui dit : non, pas comme &#231;a.<br>Celle qui tient une direction m&#234;me quand le contexte r&#233;siste.</p><p>Quand on s&#8217;adapte trop longtemps sans structure, on finit par d&#233;placer la fronti&#232;re de ce qui est acceptable.</p><p>On accepte des clients qui ne respectent pas vraiment le travail.<br>On accepte des revenus qui ne correspondent pas &#224; l&#8217;&#233;nergie investie.<br>On accepte un niveau de fatigue qui aurait sembl&#233; impensable quelques ann&#233;es plus t&#244;t.</p><p>Et comme cette adaptation est progressive, elle devient presque invisible.</p><p>Ce n&#8217;est pas un effondrement.<br>C&#8217;est une dilution.</p><p>La fatigue n&#8217;arrive pas d&#8217;un coup.<br>Elle s&#8217;installe.</p><p>L&#8217;identit&#233; entrepreneuriale ne dispara&#238;t pas.<br>Elle se brouille.</p><p>Et surtout, la volont&#233; ne dispara&#238;t pas non plus.<br>Elle se fragmente.</p><p>On veut continuer.<br>Mais on ne sait plus tr&#232;s bien sur quoi on tient.</p><p>Je crois que c&#8217;est l&#8217;un des angles morts majeurs des discours sur l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin.</p><p>On parle beaucoup de confiance en soi.<br>De l&#233;gitimit&#233;.<br>De mindset.</p><p>Mais tr&#232;s peu de ce m&#233;canisme-l&#224; : l&#8217;&#233;puisement structurel produit par une adaptabilit&#233; sans cadre.</p><p>Parce que l&#8217;adaptabilit&#233;, seule, ne prot&#232;ge rien.</p><p>Au contraire.</p><p>Sans structure claire (&#233;conomique, organisationnelle, strat&#233;gique) elle finit par absorber toutes les tensions du syst&#232;me.</p><p>Et les femmes sont tr&#232;s bonnes pour absorber.</p><p>Elles absorbent les attentes des clients.<br>Les normes implicites du march&#233;.<br>Les d&#233;s&#233;quilibres &#233;conomiques.</p><p>Jusqu&#8217;&#224; parfois absorber des mod&#232;les qui ne leur permettent pas r&#233;ellement de vivre de leur activit&#233;.</p><p>Le paradoxe est l&#224;.</p><p>Ce qui est pr&#233;sent&#233; comme une force devient, dans certains cas, un facteur majeur de fragilisation.</p><p>Non pas parce que les femmes seraient trop souples.</p><p>Mais parce que cette souplesse est rarement prot&#233;g&#233;e par des cadres solides.</p><p>Et sans cadre, l&#8217;adaptabilit&#233; ne sert plus la libert&#233;.</p><p>Elle sert la survie.</p><p>Je me demande souvent si l&#8217;un des vrais enjeux de l&#8217;entrepreneuriat f&#233;minin n&#8217;est pas l&#224;.</p><p>Pas apprendre &#224; &#234;tre plus fortes.</p><p>Mais apprendre &#224; prot&#233;ger ce qui, chez elles, est d&#233;j&#224; une force.</p><p>Poser des structures suffisamment claires pour que l&#8217;adaptabilit&#233; reste une ressource. Et ne devienne pas un m&#233;canisme d&#8217;auto-effacement.</p><p>Parce que tenir gr&#226;ce &#224; l&#8217;adaptabilit&#233; est impressionnant.</p><p>Mais une question finit toujours par se poser.</p><p>Tenir pour quoi, exactement ?</p><p>Et surtout : jusqu&#8217;&#224; quand ?</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes,<br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle<br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/ce-piege-discret-qui-epuise-les-femmes?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Et si ton positionnement excluait enfin ?]]></title><description><![CDATA[Le dimanche, simplement. &#202;tre pleinement soi dans son business, m&#234;me si cela signifie ne pas &#234;tre choisie par toutes. Le vrai prix du positionnement.]]></description><link>https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que</link><guid isPermaLink="false">https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que</guid><dc:creator><![CDATA[Christelle Molin-Mabille]]></dc:creator><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:00:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/9c0e5b88-4cd7-4dd6-98c3-4aa135aaa0af_1200x630.png" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir &#224; tous&#183;tes,</p><p>Le dimanche, simplement, je laisse une pens&#233;e de la semaine faire son chemin.</p><p>Il y a une confusion que je ne veux plus entretenir.</p><p>Quand quelqu&#8217;un refuse ce que je construis, je le prends encore trop souvent comme un refus de qui je suis.<br>Comme si mon business &#233;tait une extension nerveuse de moi-m&#234;me. Comme si chaque &#8220;non&#8221; venait toucher quelque chose de plus intime qu&#8217;une simple offre.</p><p>Cette semaine, j&#8217;ai re&#231;u un message long, accusateur, presque violent.<br>On ne m&#8217;y disait pas seulement que ma proposition ne convenait pas.<br>On m&#8217;y expliquait ce que je devrais changer.<br>Comment je devrais penser.<br>Comment je devrais conduire &#8220;mon&#8221; espace.</p><p>Je me suis sentie jug&#233;e.<br>Pas strat&#233;giquement challeng&#233;e.<br>Jug&#233;e.</p><p>Et pendant quelques heures, j&#8217;ai gliss&#233; dans cette zone fragile :<br>Si elle refuse ce que je propose&#8230; est-ce qu&#8217;elle refuse ce que je suis ?</p><p>Je crois que beaucoup d&#8217;entrepreneuses vivent &#231;a sans le dire.<br>Nous parlons de positionnement, de cible, d&#8217;alignement.<br>Mais ce que nous vivons, en silence, c&#8217;est l&#8217;&#233;preuve du rejet.</p><p>On nous r&#233;p&#232;te qu&#8217;il faut &#234;tre claires.<br>Claires sur notre vision.<br>Claires sur nos offres.<br>Claires sur notre posture.</p><p>Mais on dit moins que la clart&#233; exclut.</p><p>Plus ton positionnement s&#8217;affine, plus tu cesses d&#8217;&#234;tre pour tout le monde.<br>Et plus tu cesses d&#8217;&#234;tre pour tout le monde, plus tu prends le risque de ne pas &#234;tre choisie.</p><p>Je crois que le vrai sujet n&#8217;est pas le marketing.<br>Le vrai sujet, c&#8217;est : suis-je pr&#234;te &#224; ne pas &#234;tre aim&#233;e par toutes ?</p><p>Parce que c&#8217;est confortable, finalement, d&#8217;&#234;tre floue.<br>Quand tout le monde peut vaguement se reconna&#238;tre, personne ne se sent rejet&#233;.<br>Mais personne n&#8217;est profond&#233;ment touch&#233; non plus.</p><p>Ce que j&#8217;ai compris cette semaine, c&#8217;est que ce n&#8217;&#233;tait pas une agression personnelle.<br>C&#8217;&#233;tait une erreur de casting.</p><p>Elle n&#8217;aurait jamais d&#251; entrer.<br>Pas parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas l&#233;gitime.<br>Pas parce qu&#8217;elle n&#8217;est pas capable.<br>Mais parce que ce que je construis ne lui correspond pas.</p><p>Et c&#8217;est l&#224; que &#231;a devient politique.</p><p>On nous a appris, en tant que femmes, &#224; nous adapter.<br>&#192; arrondir les angles.<br>&#192; faire en sorte que &#231;a convienne &#224; tout le monde.<br>&#192; absorber les tensions.</p><p>Alors quand quelqu&#8217;un dit : &#8220;Ce que tu proposes ne me convient pas&#8221;, la tentation est grande de corriger, d&#8217;&#233;largir, d&#8217;assouplir.<br>Comme si c&#8217;&#233;tait &#224; nous d&#8217;&#234;tre plus accueillantes.<br>Plus inclusives.<br>Moins tranch&#233;es.</p><p>Mais mon business n&#8217;est pas une cour d&#8217;&#233;cole.<br>Ce n&#8217;est pas un espace de divertissement.<br>C&#8217;est mon travail.<br>C&#8217;est ce qui me permet de gagner de l&#8217;argent.<br>De vivre.<br>De choisir.</p><p>Si ma proposition ne convient pas, c&#8217;est OK.<br>Vraiment.</p><p>On ne rentre pas dans un magasin de d&#233;coration pour exiger que le propri&#233;taire change toute sa ligne parce que ce n&#8217;est pas &#224; notre go&#251;t.<br>On change de magasin.</p><p>Pourquoi, en entrepreneuriat f&#233;minin, avons-nous encore tant de mal &#224; accepter cela ?</p><p>Je crois que parce que nous confondons collectif et fusion.</p><p>Un collectif n&#8217;est pas un endroit o&#249; tout le monde doit se sentir parfaitement &#224; l&#8217;aise.<br>C&#8217;est un endroit o&#249; la vision est claire.<br>Et o&#249; celles qui se reconnaissent avancent.</p><p>Les autres ne sont pas &#8220;contre&#8221;.<br>Elles sont ailleurs.</p><p>Ce que cette exp&#233;rience m&#8217;a forc&#233;e &#224; regarder, c&#8217;est ma propre ambivalence.<br>Je dis que je veux un positionnement fort.<br>Mais suis-je pr&#234;te &#224; ce qu&#8217;il d&#233;range ?</p><p>Je dis que je veux des femmes qui acceptent de se bousculer.<br>Mais suis-je pr&#234;te &#224; ne pas retenir celles qui pr&#233;f&#232;rent rester dans le &#8220;oui-mais-non&#8221; ?</p><p>Je dis que je veux construire quelque chose de durable.<br>Mais la durabilit&#233; suppose des fronti&#232;res.</p><p>Je crois que l&#8217;erreur, ce n&#8217;est pas de se tromper d&#8217;espace.<br>L&#8217;erreur, c&#8217;est de ne pas assumer sa responsabilit&#233; quand on s&#8217;est tromp&#233;e.</p><p>Il est plus simple de dire :<br>&#8220;Ton espace est probl&#233;matique.&#8221;<br>Que de dire :<br>&#8220;Ce n&#8217;est pas le bon endroit pour moi.&#8221;</p><p>Prendre sa responsabilit&#233;, c&#8217;est accepter que tout ne nous est pas destin&#233;.<br>Et que nous ne sommes pas destin&#233;es &#224; tout le monde.</p><p>Je ne veux plus b&#226;tir quelque chose qui cherche &#224; rassurer toutes les sensibilit&#233;s.<br>Je veux b&#226;tir quelque chose qui tient.</p><p>Et tenir, parfois, c&#8217;est accepter que certaines partent f&#226;ch&#233;es.</p><p>On parle beaucoup de leadership f&#233;minin.<br>Mais on parle peu de cette solitude-l&#224; :<br>celle de rester fid&#232;le &#224; sa vision quand elle n&#8217;est pas applaudie.</p><p>Je ne crois plus que la question soit : comment plaire davantage ?<br>Je crois que la question est :<br>suis-je pr&#234;te &#224; &#234;tre pleinement moi, quitte &#224; ne pas &#234;tre choisie ?</p><p>Parce que le prix de l&#8217;universalit&#233;, c&#8217;est la dilution.<br>Et je ne veux plus me diluer.</p><p>Reste &#224; savoir si je suis pr&#234;te &#224; habiter cette d&#233;cision jusqu&#8217;au bout.<br>M&#234;me quand &#231;a pique un peu.</p><p>Belle semaine &#224; vous tous&#183;tes, <br>&#192; bient&#244;t</p><p>Christelle <br>La Clique des Entrepreneuses</p><div><hr></div><blockquote><p>Le dimanche, je prends un temps &#224; part. Pas pour analyser l&#8217;actualit&#233;, ni pour livrer une v&#233;rit&#233;, encore moins pour convaincre. Juste pour d&#233;poser une pens&#233;e n&#233;e dans la semaine, quelque chose qui m&#8217;a arr&#234;t&#233;e, d&#233;plac&#233;e, parfois d&#233;rang&#233;e. Ce sont souvent des situations banales, des phrases entendues au d&#233;tour d&#8217;une conversation, qui ouvrent des questions plus larges. Ce soir, c&#8217;est l&#8217;une d&#8217;elles que j&#8217;ai envie de laisser ici, sans la refermer trop vite.</p></blockquote><div><hr></div><div class="captioned-button-wrap" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="CaptionedButtonToDOM"><div class="preamble"><p class="cta-caption">Merci de m&#8217;avoir lue &#129655; Fais circuler l&#8217;&#233;nergie de &#8220;l&#8217;entreprendre autrement&#8221;</p></div><p class="button-wrapper" data-attrs="{&quot;url&quot;:&quot;https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share&quot;,&quot;text&quot;:&quot;Partager&quot;}" data-component-name="ButtonCreateButton"><a class="button primary" href="https://www.news.lacliquedesentrepreneuses.fr/p/si-tu-ne-me-choisis-pas-est-ce-que?utm_source=substack&utm_medium=email&utm_content=share&action=share"><span>Partager</span></a></p></div><p></p>]]></content:encoded></item></channel></rss>